Le changement ne produit pas de douleur ; sa non-acceptation, si

30 mai 2018 dans Développement personnel 0 Partagés
femme heureuse

Pourquoi avons-nous peur des changements si la vie en est remplie ? Le changement est la seule constante que nous ayons dans l’univers. Aujourd’hui, nous ne sommes pas la même personne qu’hier; demain, nous serons encore différents. Que nous l’acceptions ou non.

De nombreuses circonstances ont lieu pour que les choses se passent de cette façon. Or, nous ne nous en rendons pas compte. Il faut donc faire disparaître cette crainte de changer. Il existe de meilleures façons de vivre qu’en résistant indéfiniment aux choses nouvelles. Mais alors, pourquoi croyons-nous parfois que les moments passés étaient mieux ?

Idéaliser le passé fait partie de nos habitudes. Cela découle d’une tendance à oublier le côté négatif et à ne sélectionner que les souvenirs positifs. Nous nous souvenons donc beaucoup plus facilement des expériences heureuses de notre enfance. Par ailleurs, si nous sommes dans un état de préoccupation et de désespoir et si nous le comparons avec ce que nous avons vécu à une époque antérieure, il est probable que nous finissions par penser que le passé était beaucoup plus simple.

Si nous prenons cela en compte, nous comprendrons plus facilement un fait: notre cerveau est préfabriqué pour que les changements nous fassent peur. Qu’ils soient positifs ou négatifs. En d’autres termes, le cerveau aime se sentir en sécurité. Lorsqu’un changement surgit et le pousse à sortir de sa zone de confort, il va prendre peur. Comment pourrait-il donc aimer les nouveautés ?

Par ailleurs, il se passe une chose avec l’excès d’adrénaline que nous produisons pour affronter un changement. Le cerveau peut la confondre avec des sensations ressemblant à la méfiance ou au danger. Or, en réalité, cette activation nous aide à mieux gérer les nouvelles situations. Par conséquent, tous les changements, même ceux que l’on souhaitait le plus, portent en eux une certaine mélancolie.

« On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve car tout change dans ce dernier. »

-Héraclite-

le changement

Lorsqu’une possibilité de changement surgit, il faut changer

L’auteur, poète et philosophe Henry David Thoreau a affirmé une chose très juste. Les choses ne changent pas: nous changeons nous-mêmes. Le cours de la vie nous affecte et nous transforme, d’une certaine façon. Plus nous l’accepterons rapidement, plus nous serons capables de gérer les changements. De cette façon, nous ne resterons pas bloqués dans le passé ou dans les illusions du futur. Nous vivrons consciemment le présent.

Nous ne sommes pas les mêmes personnes que l’an dernier. Les personnes que nous aimons sont également différentes. Même en sachant cela, il est extraordinaire de penser que nous pouvons continuer à aimer quelqu’un qui change. Tout comme nous pouvons continuer à nous aimer nous-mêmes.

« A 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près ceci : « Si vous vivez chaque jour comme si c’était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. » Ça m’a marqué. Et depuis, chaque matin, je regarde dans le miroir en me demandant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire aujourd’hui ? » Si la réponse est « non » plusieurs jours de suite, alors je sais que je dois changer quelque chose. »

-Steve Jobs-

La résistance face au changement trahit nos défauts

La santé mentale dépend de la capacité d’une personne à évoluer et s’adapter à ses circonstances. Rester ancrés de façon rigide dans des modèles et des schémas bien connus ne servira qu’à accumuler de l’angoisse. Par conséquent, il ne faut pas refuser d’apprendre de l’expérience et de changer avec elle.

« Chaque chose devant laquelle nous résistons persiste. La liberté de l’esprit trébuche avec cette résistance qui oppose parfois la peur à l’inconnu. »
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femme triste du fait la non-acceptation du changement

Eviter de changer manifeste intrinsèquement le désir de rester à un endroit où nous sommes à l’aise. Celui où nous n’avons pas à affronter nos peurs. Ainsi, changer requiert de faire face à l’incertitude et de savoir que, quand nous le ferons, nous nous sentirons forcément anxieux et peu sûrs de nous.

La résistance face au changement peut aussi signifier que la personne ne veut pas assumer ses problèmes. Elle préfère les éviter ou chercher les causes là où elles ne sont pas, en rejetant la faute sur les autres. Evidemment, ceci est beaucoup plus simples. Mais ce n’est absolument pas satisfaisant et cela ne nous pousse pas à continuer d’avancer.

« Quand les circonstances changent, je change d’avis. Et vous, que faites-vous ? »

-John Maynard Keynes-

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