La tristesse de l’aigri est semblable au malheur qu’il sème chez les autres

17 juillet 2016 dans Psychologie 0 Partagés

L’aigreur est généralement une forme de dépression couverte où la personne se focalise presque exclusivement sur le monde extérieur.

Le monde de l’aigri est plein de fenêtres à travers lesquelles il ne voit que de l’injustice, auxquelles il aime se pencher pour déverser sa rancœur, sa mélodie aigre et ses sentiments pessimistes.

L’aigri cherche des prisonniers, mais il demande aussi de l’aide.

Je suis sûre qu’à l’heure actuelle, nous connaissons tous plus d’une personne dans notre entourage qui, par moments, peut nous donner la sensation de prendre plaisir à nous empoisonner la vie avec ses raisonnements, ses conseils et ses comportements.

Pourtant, la réalité est souvent très loin de ce supposé plaisir, que nous croyons percevoir à cause de la fréquence avec laquelle cela se répète. Et en vérité, ce ne sont que des personnes malheureuses.

L’aigreur et la rancœur sont des ancres qui veulent toujours faire des prisonniers, parce que leurs bateaux se sont échoués et sont partis à la dérive à cause d’un malheur et à présent, il ne leur reste que des tristesses auxquelles ils ne se sont pas confrontés.
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L’aigri ressent, par-dessus tout, qu’il a perdu le contrôle de sa vie. Nous sommes face à un état si défaitiste que la personne cesse simplement d’être responsable d’elle-même.

Elle adopte le rôle de la victime et elle se laisse porter. Il est alors nécessaire de le deviner et de lui apporter des solutions pour l’aider, parce que même si ces comportements nous mettent mal à l’aise, nous sommes face à quelqu’un qui a besoin d’être aidé.

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L’aigri et les racines de l’aigreur

Personne ne naît avec le cœur habité par l’aigreur. Même si parfois, l’enfance est une scène propice à découvrir quel goût a cette sensation et de quelle façon elle couve.

Une communication peu affective ou un enfant privé de tendresse peuvent engendrer dès le plus jeune âge un terrain fertile permettant à des racines de s’installer dans le cœur, pour ensuite donner comme fruits ces ombres qui habitent l’âme de l’aigri.

L’aigreur est une graine qui se sème et ne germe généralement pas tout de suite. Sa présence, au début, est silencieuse. Une déception fait mal, mais elle ne nous change pas.

Deux déceptions nous font réfléchir. Mais quand quelqu’un accumule trop de pierres sur son chemin et visualise de façon clairement négative son existence, il cesse de croire qu’il a le contrôle sur sa vie. Alors, les graines germent… et elles nous rendent malades.

Une information que nous devrions garder en tête est liée à l’image classique du “vieux aigri”.

Nous avons tous connu un grand-père ou une grand-mère qui réagit toujours de façon apathique, qui anticipe des choses négatives et qui semble avoir beaucoup de rancœur par rapport au monde et à sa propre vie.

Comme on nous l’explique dans le magazine Health Psychology, tout cela est, la plupart du temps, le signe d’une dépression sous-jacente. Il est important d’y faire attention.

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L’aigreur et l’engourdissement émotionnel

On décrit souvent l’aigreur comme le comportement “toxique“ classique.

Nous sommes habitués à utiliser l’étiquette de “toxicité” très à la légère, presque avec la nécessité de nous mettre un masque et de nous éloigner rapidement sans prendre en compte la personne et sa réalité personnelle; sa prison émotionnelle.

Ce n’est pas ce qu’il faut faire, ou tout du moins pas en ce qui concerne l’aigreur.

La personne qui n’est pas en paix avec elle-même sera en guerre avec tout le monde.
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Comme nous l’avons indiqué précédemment, la personne ne naît pas aigrie, elle le devient avec le temps et à cause de différentes situations qui ont mal été gérées et qui, à un moment donné, ont dépassé sa propre personne.

Il ne faut pas abandonner ces personnes, il ne faut pas les laisser à la dérive dans cet engourdissement émotionnel.

Nous savons qu’un cerveau aigre – déprimé  – ne va pas devenir du jour au lendemain un cerveau heureux, mais il est toujours bon de connaître quelques conseils de base.

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Comment changer l’attitude d’une personne aigrie

Comme nous l’avons signalé tout au long de cet article, parfois, l’aigreur est un indicateur d’une dépression.

C’est pourquoi il est important d’encourager la personne à aller consulter un professionnel de santé pour qu’il évalue son état. 

C’est un premier pas nécessaire et essentiel. Plus tard, nous pouvons mettre en pratique ce qui suit.

  • Faites preuve de compassion et d’optimisme. Nous savons que la personne aigrie souhaite nous communiquer son cynisme, sa rancœur et son fatalisme.
    Cependant, au lieu d’abandonner, il vaut mieux ne jamais changer notre attitude en nous montrant capables de répondre à sa négativité par de l’optimisme.
  • Ne prenez pas pour vous ses attaques, soyez patient. Ce n’est pas le cœur de la personne qui parle, mais plutôt la racine de son aigreur et ses déceptions mal gérées, ses traumatismes non résolus, ses vides non comblés.
    Gardez votre calme et répondez toujours avec une attitude compréhensive, l’amabilité la plus sereine.
  • Invitez la personne aigrie à adopter de nouvelles habitudes. L’aigreur est passive, corrosive et elle se nourrit des pensées de la personne.
    Une façon de “rompre” ce cercle de négativité est de faire en sorte que la personne change ses habitudes, qu’elle en adopte de nouvelles, qu’elle voie d’autres choses.
    Alors, ensuite, sans pression, il suffit de lui suggérer de sortir marcher, de faire du sport, de s’inscrire à un cours, de rencontrer d’autres personnes…

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La personne qui n’est pas en paix avec son cœur, avec son passé et avec ses pensées sera en guerre contre tous ceux qui l’entourent.

Laissez-la trouver cet équilibre, cette clé pour guérir ses blessures et trouver le calme dans ses luttes internes.

Il faut l’aider, mais en faisant attention en même temps à nos propres limites et à ne pas négliger notre estime de nous-mêmes.

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