Les enfants ne sont pas définis par les notes qu’ils obtiennent à l’école

13 octobre 2016 dans Psychologie 307 Partagés

La société dans laquelle nous vivons a alimenté l’hyper-parentalité ou, ce qui revient au même, une obsession chez les parents pour que leurs enfants soient très forts à l’école et qu’ils puissent, à l’avenir, avoir une bonne situation professionnelle. On a tendance à oublier que la valeur des enfants ne dépend pas des notes qu’ils ont à l’école.

Par conséquent, les parents qui font passer les notes avant tout négligent les capacités de vie de leurs enfants, qui sont de petites personnes non définies en fonction de leurs réussites ou de leurs échecs, mais en fonction d’eux-mêmes, uniques par nature.


En tant qu’adultes, nous nous devons d’offrir aux enfants des ressources émotionnelles et sociales qui leur permettent de vivre dans un entourage bien plus sain, aussi bien intérieurement qu’extérieurement.


Il est plus facile d’éduquer des enfants forts que de réparer des adultes cassés

En ce sens, pour garantir le bien-être des enfants et des adolescents, il faut favoriser psychologiquement les enfants et les préparer à faire face aux difficultés émotionnelles et interpersonnelles qui accompagnent de façon intrinsèque la vie quotidienne.

Car finalement, la vie, ce n’est pas seulement ce que transmettent les contes de fée, et nous ne devons pas oublier cela dans l’éducation de nos enfants.

Il n’y a qu’ainsi que l’on donnera à nos enfants les clés qui leur permettront de minimiser le mal-être et de prévenir les problèmes psychologiques qui dérivent des difficultés de vie.

Cela les aidera à être sains dans leur développement et à se construire une personnalité tout aussi saine basée sur le bien-être et la qualité de vie.

Ainsi, les bases de ce même renforcement reposent sur 3 piliers :

  • L’équilibre émotionnel.
  • Les relations interpersonnelles satisfaisantes.
  • Le développement personnel-professionnel.

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L’enfance est une étape cruciale pour acquérir et développer les compétences psychologiques qui permettent une évolution favorable de ces trois piliers de notre bien-être.

Cependant, comme nous venons de le commenter, dans la société dans laquelle nous vivons, nous privilégions le développement des compétences scolaires de nos enfants en oubliant de les aider à penser, ressentir et agir de façon plus bénéfique.


“Dans la vie, une plus grande conscience de soi, une meilleure capacité à dominer les émotions perturbatrices, une plus grande sensibilité face aux émotions des autres et une meilleure habilité interpersonnelle sont des aptitudes qui semblent essentielles, et dont le ciment se construit dans l’enfance.”

-Daniel Goleman-


La matière la plus importante, ce n’est pas les mathématiques

La matière la plus importante dans la vie de nos enfants, ce n’est pas les mathématiques, ni les sciences, ni la langue, mais leur capacité à s’adapter à leur entourage, à gérer leurs relations, leurs émotions et leurs pensées. Pour cela, il est essentiel que l’éducation commence par nous.

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Autrement dit, on ne pourra pas aider nos enfants à gérer leur colère si on exploite toujours quelque chose qui ne nous plait pas.

De la même façon, si on ne va pas bien, on n’éduquera pas nos enfants correctement.

Par exemple, on ne réussira pas à faire en sorte que nos enfants soient calmes et motivés si on a de hauts niveaux de stress et de frustration.

Ne pas mesurer l’affection est essentiel pour transmettre de l’amour à nos enfants ; l’excès d’affection ne leur fera aucun mal.

Il n’est pas cohérent de renforcer la démotivation avant les tâches scolaires ; en revanche, ça l’est de ne pas soutenir l’enfant quand il comprend l’apprentissage de l’erreur de ne pas faire ses devoirs ou de ne pas étudier.

De plus, il est important de souligner que :

  • Il est bon de donner de l’affection physique ; autrement dit, des câlins, des bisous, des caresses, des regards…
  • On doit louer les réussites de nos enfants correctement. On peut en lire plus à ce sujet ici.
  • On doit être disposé à voir et à répondre aux besoins émotionnels de nos enfants.
  • On doit favoriser un refuge sûr où l’enfant sent notre soutien.

Il est essentiel de s’intéresser à leurs motivations, à leurs intérêts et à leurs préférences.

Ainsi, il est important que l’on s’implique à l’école et que l’on évite de s’immiscer dans la vie de nos enfants de façon critique et défiante.

Mais, par-dessus tout, on ne peut pas définir nos enfants en fonction des notes obtenues à l’école. Ils ne sont pas intelligents ou bêtes ni bons ou mauvais, ils sont EUX en essence et avec liberté.

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