La dignité personnelle consiste à reconnaître que nous méritons mieux

12 juin 2017 dans Emotions 0 Partagés

Nous avons tou-te-s un prix, une valeur indiscutable que l’on appelle dignité personnelle. C’est une dimension inconditionnelle qui nous rappelle chaque jour que personne ne peut ni ne doit nous utiliser, que nous sommes libres, courageux-ses, responsables de nous-mêmes et que l’on mérite le respect.

La dignité est sans aucun doute l’un des concepts les plus intéressants et les plus négligés dans le champ de la croissance personnelle. D’une certaine manière, beaucoup de gens ont oublié que cette dimension ne dépend pas de la reconnaissance extérieure. Personne n’a à nous octroyer une valeur déterminée pour que nous nous sentions méritant-e-s de cadeaux.

« Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen. »

-Emmnuel Kant-

La dignité est une qualité inhérente qui nous est donnée dès la naissance. Comme l’a dit Martin Luther King un jour, peu importe votre travail, votre couleur de peau ou l’argent que vous avez sur votre compte bancaire. Nous sommes tou-te-s dignes, et nous avons tou-te-s la capacité de construire une société meilleure, basée sur la reconnaissance de soi-même et celle des autres.

Cependant, dignité et vulnérabilité vont toujours main dans la main. Car cette qualité innée dépend directement de notre équilibre émotionnel et de notre estime de nous-même. De fait, il suffit parfois que quelqu’un nous aime mal pour que nous ne nous sentions pas digne d’être aimé-e. Il suffit aussi que nous passions un moment sans emploi pour aboutir à la pensée que nous ne sommes pas dignes ni utiles pour la société.

Nous vous proposons de réfléchir à cela.

Qu’est-ce que n’est pas la dignité personnelle ?

Comprendre très tôt que nous méritons le meilleur, que nous devons être respecté-e pour ce que nous sommes, ce que nous avons et ce qui nous caractérise n’est pas de l’orgueil. Défendre notre identité, notre liberté et notre droit à avoir notre voix propre, notre opinion et nos valeurs n’est pas du narcissisme. Dès lors que nous comprenons tout cela, notre personnalité se renforce et nous atteignons une bonne satisfaction intérieure.

Cependant, nous devons admettre qu’il y a une dimension de notre bien-être psychologique qui laisse plus de séquelles une fois que nous l’avons négligée, oubliée ou laissée entre les mains des autres. C’est la dignité. D’où le fait qu’il faut toujours garder quelque chose en tête : l’espoir n’est pas la dernière chose qu’une personne doit perdre. Ce que nous devons jamais perdre, c’est notre dignité personnelle.

Voyons ici comment cette valeur, ce principe de force intérieure nous échappe.

Nous perdons la dignité personnelle quand…

La dignité ne représente pas des clés que nous mettons dans nos poches et que, de temps en temps, nous laissons à d’autres pour qu’eils les gardent. La dignité n’est pas une possession matérielle, c’est une valeur intransférable, inconditionnelle, propre et privée pour chacun-e. Elle ne se laisse pas, ne se perd pas ni ne se vend : elle est TOUJOURS avec nous.

  • Nous perdons notre dignité quand nous nous laissons humilier et boycotter de manière systématique.
  • Nous perdons notre dignité en un instant dès lors que nous cessons de nous aimer nous-même.
  • La dignité se perd quand nous devenons conformistes et que nous acceptons beaucoup moins que ce que nous méritons.
  • Aussi curieux que cela paraisse, nous pouvons aussi laisser échapper cette dimension lorsque nous faisons des excès, que nous exigeons des privilèges et que nous abîmons le sens de l’équilibre et de l’égalité vis à vis des autres.

Comme nous le voyons, il n’y a pas uniquement le manque de sécurité personnelle et d’amour propre qui génère cette perte de la racine de notre bien-être. Parfois, il y a des personnes qui deviennent indignes au moment où elles passent le cap de l’abus, du manque de considération et de l’égoïsme extrême. 

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Les 5 piliers de la dignité personnelle

La dignité est peut-être un sujet plus traité par la philosophie que par la psychologie. Kant, par exemple, a défini, à son époque, la personne digne comme quelqu’un qui a une conscience, une volonté et une autonomie propres. Cependant, dans les définitions les plus classiques de cette dimension, on oublie un aspect essentiel : la dignité s’exprime aussi quand nous sommes capables de faire en sorte que tou-te-s celleux qui nous entourent se sentent respecté-e-s, dignes et valorisé-e-s.

Il s’agit donc d’une valeur personnelle, mais aussi d’une attitude proactive. Peu importe qu’elle soit « innée » comme nous le disions au début. Nous devons être capable de favoriser et de créer des environnements où la dignité s’impose d’elle-même, que ce soit dans nos familles, dans nos environnements professionnels et dans la société propre.

Voyons quels sont les piliers qui soutiennent cette dimension précieuse.

Comment apprendre à avoir une dignité plus forte ?

La première chose est de comprendre que nous sommes maîtres de nous-même. Nous sommes notre propre chef-fe d’orchestre, notre gourou personnel, notre gouvernail et notre boussole. Personne n’a à nous emmener ou à nous entraîner vers des océans qui ne sont pas les nôtres, vers des décors qui nous rendent malheureux-ses.

  • Le deuxième pilier est sans aucun doute aussi simple que compliqué : se donner la permission d’atteindre ce que nous voulons. Souvent, nous ne nous sentons pas méritant-e-s de quelque chose de mieux, de bon et d’enrichissant. Nous nous limitons à accepter ce que la vie a bien voulu nous apporter comme si nous étions des acteur-trice-s de second rôle sur le théâtre de notre vie.
  • Définissez vos valeurs. Des aspects aussi basiques qu’une identité forte, une bonne estime de soi et des valeurs solides configurent les racines de notre dignité personnelle, et ce sont des choses que personne ne pourra ni ne devra jamais abîmer.
  • L’auto-réflexion et la méditation. Tout au long de la journée, il est important d’avoir des moments pour soi. C’est un espace propre où prendre contact avec notre être pour faire un diagnostic adapté de la manière dont nous nous sentons. La dignité est « touchée » de nombreuses manières tous les jours, et il est nécessaire d’identifier ces coups, ces petites blessures à guérir.

Pour finir, et ce n’est pas moins important, il est aussi vital d’être capable de prendre soin de la dignité des autres. Nous en parlions précédemment, car être digne, c’est aussi savoir reconnaître son semblable, quelle que soit sa condition, sa situation, son origine, son statut ou sa race. Nous apprenons ainsi à créer des situations plus justes en commençant par nous-même, par notre dignité.

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