Carl Gustav Jung et son apport à la psychologie spirituelle

27 juin 2017 dans Psychologie 86 Partagés

L’œuvre de C. G. Jung est un processus de recherche constante, une merveilleuse alchimie entre la psychologie analytique, l’anthropologie et la philosophie où sont apparus des concepts aussi intéressants que “l’inconscient collectif”, “les archétypes”, la”synchronicité” ou les bases d’un héritage spirituel dans lequel se cache tout un mélange d’idéaux.

Quand on parle de psychologues célèbres, le premier qui vient à l’esprit de la plupart des gens est l’iconique visage de Sigmund Freud. Pourtant, pour beaucoup, c’est Carl Gustav Jung qui a réussi à laisser une empreinte beaucoup plus profonde dans l’étude de la personnalité et de l’esprit humain.

“Si tu as du talent, ça ne veut pas dire que tu aies reçu quelque chose, ça veut dire que tu peux faire quelque chose”
-Carl Gustav Jung-

Il faut dire que même si Jung a travaillé en étroite collaboration avec Sigmund Freud pendant des années, la vision de ce dernier sur la sexualité comme facteur remarquable derrière le comportement humain a toujours été une pilule difficile à avaler pour le psychiatre suisse.

Dans le prodigieux esprit de ce libre penseur, le fondateur de la psychologie analytique, il persistait un grand nombre de doutes qui dépassaient les bases théoriques développées par Freud. Même si c’était un psychologue clinique praticien et théoricien, il a consacré la plus grande partie de sa vie à explorer d’autres terrains, à s’intéresser à la philosophie orientale et occidentale, aux arts, à la littérature, à l’astrologie, à la sociologie et même à l’alchimie.

Un apport de connaissances non dénuées d’intérêt dont on voudrait vous parler dans cet article.

Le rêve d’enfance qui lui a ouvert les yeux

C. G Jung a dit un jour que l’être humain naît trois fois. La première correspond à la naissance réelle, physique. La deuxième a lieu avec le développement de l’ego, et la troisième est ce désigne la naissance de ce qu’il a appelé la “conscience spirituelle”. D’après Jung, ce dernier accouchement n’arrivera jamais à se produire si la personne se concentre exclusivement sur l’ego, sur les conditionnements appris ou sur ces modèles mentaux rigides et peu réceptifs.

Bien que dans un premier temps, ce rêve fut plutôt qualifié de terrible cauchemar, il réveilla très vite en lui un intérêt profond pour le monde onirique et sa symbolique. Bien des années plus tard, il prit conscience que ce rêve fut comme un appel, comme une invitation directe à faire des recherches sur ce qu’on appellera plus tard chez les psychanalystes “l’inconscient”.

L’apport spirituel de Jung

Malgré le fait que l’approche clinique sur laquelle travaillait C. Gustav Jung se basait sur une psychiatrie très théorique, il garda toujours en tête qu’il ne voulait pas rester avec cette vision réduite et limitée du champ de la connaissance humaine. Il intégra très vite à ses théories des racines anthropologiques, les concepts de l’art, de la spiritualité et cet héritage culturel dans lequel se cachaient des idées révélatrices du domaine de l’inconscient.

  • Jung étudia en profondeur le christianisme, l’hindouisme, le bouddhisme, l’agnosticisme, le taoïsme et d’autres croyances, parce que pour lui, la spiritualité constituait la racine même de la vie psychique.
  • Un de ses axes vertébraux était que pour comprendre l’esprit humain, il fallait aussi étudier les produits de celle-ci, c’est-à-dire ses productions culturelles.
  • À son tour, il défendit à maintes reprises que toute expérience spirituelle était essentielle pour favoriser notre bien-être, une chose avec laquelle Sigmund Freud n’était pas d’accord.
  • En 1944, Jung publia Psychologie et Alchimie” pour démontrer comment, dans beaucoup de nos rêves les plus communs, se cachent des symboles utilisés par les alchimistes, tout comme des images mythologiques que nous avons tou-te-s ancrées dans notre subconscient.

Avec ces idées, Jung renforçait le caractère universel de sa théorie de l’archétype en défendant de plus la valeur de la spiritualité comme outil pour améliorer la santé psychique de l’homme moderne.

Jung et l’étude des mandalas

C. G Jung, dans sa passion infinie pour ces savoirs enracinés dans nos cultures ancestrales, découvrit ensuite les effets psychologiques des mandalas, tandis qu’il abordait l’étude de la religion orientale.

  • Selon ce qu’il expliqua à diverses occasions, le mandala répond à un dessin géométrique sacré capable de provoquer à l’intérieur de nous une réaction à la fois répulsive et thérapeutique.
  • Chaque figure de forme circulaire suppose non seulement une représentation du cosmos, mais c’est aussi une invitation directe à écouter notre propre être intérieur, à restaurer l’harmonie et à encourager un réveil, une croissance.

Jung utilisa les mandalas avec ses patients pour encourager chez eux l’écoute de leur voix intérieure. C’était un moyen de décentraliser l’ego, de rompre avec la rumeur des pensées obsessives pour que la personne trouve de nouvelles voies de libération et se rapproche d’un nouvel état de conscience.

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