Curiosités sur la théorie de l’inconscient de Freud

· 11 octobre 2015

A l’intérieur du merveilleux royaume de l’esprit, je dois être libre comme les autres.

(Helen Keller)

Freud représente le sommet de la critique, ainsi que sa fin. Sa théorie psychanalyste a produit de grands débats concernant la validité de la méthode, mais ce que l’on ne peut pas critiquer, c’est l’avancée qu’elle a représenté pour la philosophie, la psychologie et la médecine.

Pseudo-science ou science, chacun est libre de penser ce qu’il veut. Freud a inauguré un courant de pensée basé sur la destruction du concept du « moi » moyennant l’étude de l’inconscient. Et cela a influencé d’une manière considérable toutes les disciplines du XXème siècle.

Curiosités de l’esprit selon Freud

1. Le désir et le refoulement : en tant qu’êtres humains, nous avons tous des désirs et des refoulements que nous nous sentons obligés de contrôler vis à vis de la société. Parfois, nous n’en sommes pas conscients ou certains de nos actes qui peuvent être considérés comme rationnels, sont induits par l’inconscient.

Souvent, nous nous comportons de manière à ce que la culture dans laquelle nous sommes immergés nous accepte, et non pas de la façon dont nous nous sentirions vraiment heureux. Les désirs sont frustrés lors de ces moments car ils sont vus comme immoraux, illégaux ou indignes.

La curiosité qui dérive de cela se trouve dans la contradiction qui s’immisce en nous de manière subliminale et qui se transforme en rêves, en fantasmes ou en lapsus. Pourquoi sommes-nous si limités par ce que les autres pensent de nous ?

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2. Le moi, le ça et le surmoi : Freud a élargi sa théorie exposée en 1915 sur l’esprit humain et explique en 1923, que celui-ci se divise en trois parties. D’un côté, nous avons la partie consciente du sujet, le « moi », quelque chose que nous sommes de manière contrôlée et limitée.

D’un autre côté, le « ça », qui est l’inconscient régi par le principe du plaisir. Pour finir, on trouve le « surmoi », fondamental dans le développement en tant que personne.

Ce « surmoi » est composé des normes morales que nous intériorisons depuis que nous sommes enfants et qui débouchent sur des sentiments comme la culpabilité ou le sens de la morale. 

3. La folie : Comme les philosophes anciens, Freud pense que l’esprit humain a besoin d’une harmonie. Nous ne parlons plus de cellules du cerveau qui équilibrent les quatre humeurs, mais des trois zones de l’esprit. Selon Freud, le déséquilibre provoque la névrose et la psychose.

A l’époque, la curiosité ou l’importance d’une telle affirmation, a supposé que la folie ne provenait pas d’une lésion mentale ou organique.

Curiosités sur la théorie de l’inconscient et la mise en marche de la méthode psychanalyste

1. La force du langage : Quand un patient veut se soumettre à une étude de son inconscient à cause d’un problème, la guérison se trouve dans les mots. Le langage est le lieu où l’on peut trouver le conflit intérieur, car la personne parle de n’importe quels thèmes sans restrictions.

L’inconscient est structuré comme un langage.
(Jacques-Marie Émile Lacan)

2. L’association libre : Grâce au langage, le patient exprime des contenus qui pour lui sont inconscients, et qui ne sont pas reconnus de manière superficielle par son « moi ».

3. L’interprétation des rêves : si l’une des manières de montrer ces désirs sont les rêves, ceux-ci doivent être étudiés. Cela permet l’émergence des traumatismes et des conflits pour pouvoir les résoudre.

Vous le savez déjà, nous sommes ce que nous rêvons et nous rêvons ce que nous sommes. 

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4. Le rôle du psychanalyste : il ne permet que de préparer le terrain. Il permet l’étude consciente de l’inconscience de la personne.

– Cela ne vous dérange pas de dire à votre subconscient de se calmer ? 

– C’est mon inconscient, vous vous souvenez ? Je ne peux pas le contrôler. 

(Nolan, Inception)

5. La culture : C’est un moyen de configurer le sujet, tout comme elle est configurée par lui. Il s’agit d’une alimentation réciproque. Chaque époque a ses particularités et ses manières d’être, qui doivent être étudiées par le psychanalyste pour comprendre quels sont les effets sur le patient.

Les symptômes des pathologies psychiques prennent les formes propres aux sociétés dans lesquelles habitent les sujets.

(Nora Sternberg de Rabinovich)

6. Le complexe d’Oedipe : C’est peut-être la curiosité la plus grande de la théorie de l’inconscient. Freud a signalé dans ses recherches que l’humain bouge par instinct et l’un d’entre eux est connu sous le nom de « le meurtre du père ».

La figure de la mère devient la révélatrice, et l’un des désirs du sujet est la substitution au père. 

La culture a un rôle important dans la réalisation du « moi ». Ainsi, elle est chargée d’empêcher le désir de se réaliser, faisant appel à la morale et à la religion. Le refoulement et le complexe d’Oedipe peuvent ainsi générer des pathologies.