Connaissez-vous le Royaume des femmes ? (La surprenante culture Moso)

· 5 octobre 2015

Une contrée reculée dans la cordillère de l’Himalaya, près du Tibet, dans le sud-est de la Chine. Un lieu dans lequel les femmes ont décidé de ne jamais se marier, mais d’avoir des enfants et des pères responsables… C’est l’ethnie des Moso.

Les Moso sont une culture matriarcale connue depuis peu principalement grâce au Canadien John Lombard, co-fondateur de la Mosuo Cultural Development Association, dont le but est de financer divers projets afin de préserver cette ethnie et sa culture intéressante.

Elle les aide, aussi bien matériellement que culturellement, tout en respectant toujours les décisions des Moso.

La culture de l’ethnie Moso

L’ethnie Moso se compose de très peu d’habitants vivant près de la frontière du Tibet, ayant leur propre culture, différente du reste du monde. Et le plus important, c’est que le mode de vie des Moso les rend vraiment heureux.

Dans la culture Moso, le mariage n’existe pas. Les femmes décident de rester seules toute leur vie dans la maison de leurs parents, avec leurs enfants. Ce sont elles qui décident quand et avec qui elles veulent avoir une relation sexuelle.

Le partenaire choisi doit alors se rendre dans leur chambre la nuit quand tout le monde dort, en passant par la fenêtre.

De cet amour naissent des enfants. Cette forme d’union est connue sous le nom de « mariage ambulant. » Les partenaires ne vivent jamais ensemble et ne partagent pas de maison.

Nous vous invitons à regarder cette vidéo intéressante sur la culture Moso et son interprétation des relations de couple :

Mais… comment un homme Moso sait qu’il peut grimper à la fenêtre d’une femme ?

Tout commence lors des bals ou des événements populaires. Si un homme plaît à une femme Moso, elle lui chatouille la paume de la main avec son index. L’homme doit alors lui offrir sa ceinture.

Si elle est intéressée, elle place cette ceinture à sa fenêtre pour lui indiquer qu’il est invité à passer la nuit avec elle. Il arrive aussi que les femmes parlent directement aux hommes.

Contrairement à ce qu’on peut penser, les Moso ne sont pas du tout libérés. Ils ont simplement la liberté de comprendre qu’un couple ne dure pas toujours toute la vie, bien que certains de ces « mariages ambulants » durent parfois de nombreuses années voire des décennies, sans que ni l’un ni l’autre n’ait d’autres partenaires.

Les enfants Moso

Les enfants, quant à eux, vivent avec leur mère dans le domicile familial où cohabitent parents, grands-parents et petits-enfants.

Les garçons se partagent les chambres tandis que les femmes ont leur propre chambre afin de pouvoir contrôler leurs relations sexuelles.

Ces dernières n’ont lieu que dans la chambre de la femme et doivent se faire discrètement, même si elle peut flirter pendant la journée en tenant la main de son partenaire, par exemple.

Si le père souhaite également se charger de l’éducation des enfants (chose rare), il doit se présenter au domicile familial et faire des cadeaux à la matriarche.

Si celle-ci les accepte, il intègre la famille en tant que « membre honorifique », avec le droit de rendre visite à ses enfants et d’y rester quand il le désire.

Dans la culture Moso, les garçons de la famille sont responsables des enfants de leurs sœurs, tantes et nièces. C’est le rôle qu’ils doivent accomplir avec une grande responsabilité.

Un autre aspect intéressant de cette culture, est que l’on explique aux enfants, dès leur plus jeune âge, qu’ils ne doivent pas s’attendre à rencontrer la personne idéale avec qui ils vont rester toute leur vie. C’est une façon d’éviter les déceptions amoureuses et émotionnelles futures.

En effet, lorsqu’un couple Moso décide de se séparer, il n’y a ni conflit, ni impact émotionnel sur l’enfant, ni discussions sur la répartition des biens, parce qu’il n’y a jamais eu de biens communs.

Bien qu’elle puisse nous paraître étrange, cette culture fonctionne depuis de nombreuses années. D’un autre côté, ceux qui migrent vers la ville pour trouver du travail se conforment au mariage occidental. La culture Moso ne fonctionne que là-bas, dans ce lieu reculé au cœur de la cordillère de l’Himalaya.

Et vous, qu’en pensez-vous ?