Assertivité au travail : 5 clés

24 mai 2018 dans Psychologie des organisations 0 Partagés
assertivité au travail

L’assertivité au travail est souvent confondues avec d’autres concepts, tels que l’agressivité ou l’hostilité. Mais rien n’est plus éloigné de la réalité. En effet, l’assertivité repose sur le respect. En d’autres termes, être assertif consiste à connaître et défendre nos propres droits en tant qu’individus et citoyens, sans porter préjudice à ceux des autres. Nous pouvons constater qu’elle se situe aux antipodes de la passivité, laquelle laisse la décision entre les mains des autres.

Appliqué au cadre professionnel, l’assertivité présente d’importants avantages. Ces avantages bénéficient tant au travailleur qu’à l’organisation dans laquelle il effectue son travail. De sorte qu’il est important de la développer et de la mettre en pratique. Comment pouvons-nous le faire ?

Défendez votre travail

Les patrons s’attribuent parfois le travail de leurs employés. Ceci est très frustrant pour les subalternes. Ils voient en effet comment leurs efforts sont sous-estimés. Imaginez par exemple que vous travaillez sur un rapport clé pour l’entreprise depuis des semaines. Et votre supérieur ne vous mentionne pas ou ne vous convoque pas à la réunion lors de son exposition devant les clients.

assertivité au travail

L’assertivité au travail nous pousse à ne pas rester silencieux. Elle nous pousse à transmettre notre malaise au patron. Ainsi, une fois la réunion terminée, nous pouvons aller lui parler et demander que notre travail soit mis en valeur. Il ne s’agit pas de se mettre en colère ou de parler d’un ton provocateur. Il convient d’exprimer notre démotivation à la suite d’un droit non reconnu.

Donnez votre avis sans dépasser les limites et sans rien oublier

Une réunion est organisée pour l’ensemble du département dans lequel vous travaillez. Il s’agit d’une réunion primordiale. Des décisions importantes vont être prises et elles vous touchent directement. L’avis de tous les employés de l’usine est donc demandé. Face à un tel conclave, la plupart des travailleurs adoptent deux positions : agressivité ou passivité.

Disons que la question à débattre est la suivante : pensez-vous que l’entreprise devrait augmenter le poste budgétaire dédié à votre département ? Comment répondriez-vous ?

  • Agressivité : “Bien évidemment. Il n’avons même pas assez pour la machine à café”.
  • Passivité : “Cela m’est égal. Pour le moment, cela ne m’affecte pas”.
  • Assertivité : “Depuis l’année dernière, nous avons constaté d’importants changements négatifs en raison du faible budget alloué. Il serait donc souhaitable de le faire revenir aux niveaux précédents. Nous pourrons ainsi effectuer les tâches qui incombent au département”.

Comme nous le voyons, la première et la seconde attitude génèrent des tensions. La troisième montre que l’ assertivité au travail est une compétence sociale qui nous permet de communiquer de façon plus satisfaisante avec les autres. Elle nous permet donc d’exprimer nos besoins et de comprendre la réticence possible de l’autre pour les satisfaire. Elle peut même faciliter les solutions intermédiaires au cas où nos demandes ne pourraient pas trouver exactement la réponse que nous voulons.

Mettez-vous en valeur

Si vous parvenez à donner votre opinion avec assurance, veillez à ne pas commettre une erreur de débutant : dévaloriser votre message. “Je ne sais pas si ça servira …”. “C’était juste une idée”. “C’est trop tôt de toute façon …”. “Cela peut sembler stupide …”. Essayez d’éviter ces enchevêtrements. Ils ne sont pas de bons alliés. Bien au contraire. Ils montrent que vous n’êtes pas sûr de vous, que vous avez peu de confiance en vous. En outre, vos suggestions serons difficilement adoptées si vous donnez des signes que vous n’y croyez pas vous-même.

Utilisez une communication subjective

La communication subjective se base sur la manifestation à la première personne de ce que nous ressentons ou pensons. Elle nous permet donc de parler sans culpabiliser, juger, critiquer et faire peser la responsabilité sur les autres.

Prenons un exemple. Compte tenu des résultats que l’entreprise obtient grâce à nos efforts et à notre dévouement, je pense qu’il serait juste d’augmenter mon salaire. Il existe donc deux façons de communiquer cela au chef du personnel. Soit, “J’aimerais parler de mon salaire”, soit “nous devrions parler de mon salaire”.

La première est beaucoup moins agressive. La seconde est plus impersonnelle. Un simple détail ajoute du respect : être naturel et donner de l’importance de ce que vous dites.

assertivité au travail

Clarté et concision

Deux aspects doivent être clarifiés pour pouvoir user de l’assertivité au travail. D’une part, les objectifs que vous voulez atteindre. Et d’autre part, l’idée centrale de votre message.

Si vous connaissez votre objectif, vous pouvez vous en approcher progressivement. Dans le cas contraire, mettre en pratique de cette compétence sociale sera beaucoup plus difficile. Et vous obtiendrez même l’effet inverse dans certains cas. En effet, les personnes qui veulent être plus affirmatives commettent souvent l’erreur de commencer par dire “non” à tout ce qui est proposé . Refusez lorsque ce qui est proposé entre en conflit avec vos droits. Non pour paraître le plus fort.

Évitez également de tourner autour du pot. Si vous pouvez dire ce que vous souhaitez et  non en cinq, c’est mieux. En effet, les personnes présentes peuvent cesser de vous prêter attention et diminuer la valeur de ce que vous proposez si vous faites trop de détours.

Étudiée à travers le modèle des 5 facteurs de Costa et McRae, l’assertivité au travail se situe dans le trait de personnalité de l’extraversion. Personne n’est assertif par nature. Cette compétence sociale peut être apprise. Quelque chose qui nécessite des efforts et la connaissance de ce que ce concept signifie vraiment.


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