Une approche différente de la vie quotidienne

· 25 juin 2015

Quand Carl Rogers a créé et a commencé à appliquer son approche centrée sur la personne, il s’est rendu compte que celle-ci pouvait lui servir dans les consultations des patients qui souffrent d’une maladie mentale, mais que cette approche pouvait également lui être utile pour améliorer la qualité de la vie des personnes qui n’en souffrent pas. 

La théorie de Rogers se base sur trois piliers qui permettent que nous-même et la personne avec qui nous nous sommes en lien déploient et développent tout notre potentiel humain.

Le premier pilier est l’empathie, c’est à dire la capacité de se mettre à la place de l’autre et ressentir ses émotions. Ainsi, nous maintenons nos relations sociales et nous améliorons également la quantité et la qualité du soutien social.

Le second pilier, Rogers l’appelle « l’acceptation positive inconditionnelle ». Il est plus difficile d’y parvenir que l’empathie, car ce pilier propose d’accepter l’autre comme il est.

Cela ne signifie pas nécessairement qu’il faut être d’accord avec l’autre mais qu’il faut respecter son opinion de manière accueillante et chaleureuse.

L’acceptation positive a également à voir avec le fait de se défaire des jugements que nous avons tendance à avoir à première vue, qui nous empêchent de connaître vraiment l’autre.

Cette attitude motive chez l’autre personne son auto-acceptation, générant alors des pensées telles que : « Si il/elle ne me juge pas, pourquoi est-ce que je me punis moi-même ? ».

Le troisième est la congruence, le fait d’être authentique et de se montrer comme nous sommes, c’est-à-dire de ne pas garder ce que nous ressentons ou ce que les autres disent ou font. Ainsi,  lorsque quelqu’un s’autorise à être authentique, l’autre peut également se le permettre.

Mais comment faire pour mettre ces attitudes de la vie quotidienne en pratique ? Il existe des techniques utilisées par les thérapeutes, mais elles ne sont pas tellement pertinentes en dehors du contexte clinique, car ce qui est important ici, c’est la posture et la pratique.

Comme nous vous l’avons précisé, l’évolution que propose Rogers est essentiellement en lien avec les relations sociales.

C’est sur le terrain social que les plus grands bénéfices ont lieu, où l’on peut encourager les connexions avec les autres, où l’on peut ouvrir les canaux de communication et où l’on se donne la liberté d’être nous-même.