7 points pour mieux vous connaître

30 juin 2017 dans Psychologie 0 Partagés

Vous connaître vous-même est peut-être la tâche la plus ardue et la plus importante que vous ayez à entreprendre. Certains signes permettent de savoir si vous avez réussi à le faire ou non, dans une certaine mesure. Nous pourrions dire que personne n’y arrive totalement car il s’agit d’un processus hautement subjectif. Vous êtes à la fois le sujet que vous connaissez et l’objet à connaître, et c’est pour cela qu’il est très difficile d’y parvenir.

Vous accepter et vous apprécier est l’un des signes indiquant que vous vous connaissez. Seul-e celui/celle qui s’accepte et qui s’estime parvient à vivre d’une façon satisfaisante. Cette connaissance est donc très importante car votre manière d’agir et les objectifs que vous atteignez en dépendent en grande partie.


« Je crois que nous apprenons d’une manière ou d’une autre qui nous sommes réellement et que nous vivons ensuite avec cette décision. »

-Eleanor Roosevelt-


Certaines choses rendent difficile ce processus de connaissance de soi ; on retrouve par exemple l’éducation et l’entourage. Chaque personne est interprétée par celleux qui l’entourent, dès sa naissance et de manière inévitable. En d’autres termes, les autres donnent un sens à ce que vous êtes et à ce que vous faites dès le début de votre vie.

Cette interprétation n’est pas toujours correcte, voire presque jamais. Cela a surtout un rapport avec les interprètes, et pas tant avec vous-même. Vous devez donc entamer ce processus en vous émancipant de ces visions. Ensuite, comment savoir si vous vous connaissez ou pas encore ? Nous allons vous énumérer quelques signes qui l’indiquent.

Chercher votre vérité dans des facteurs externes, l’un des signaux

L’un des signaux indiquant que vous ne vous connaissez pas est la tendance à chercher des réponses, des raisons ou des motifs dans un quelconque facteur externe. Vous ne pensez pas renfermer vous-même cette sagesse. Vous sous-estimez ce qu’il y a en vous et vous donnez donc plus de valeur à ce qui se trouve hors de vous.

Vous ne vous êtes peut-être pas rendu-e compte que, en ce qui concerne vos sentiments, vos émotions et le destin de votre vie, il n’existe pas de réponses possibles hors de vous. Et s’il y en a, elles seront toujours partielles et possiblement erronées. Rien ni personne n’a le droit de vous dire ce que vous devez faire ou comment vous devez vous sentir. La réponse à tout cela se trouve toujours en vous.

Vous vous comparez aux autres

Vous comparer aux autres est une mauvaise façon de répondre aux questions à propos de votre identité et de votre capacité à faire des choses. Vous vous trompez en pensant que si une telle personne a pu faire ça, vous le pourrez aussi. Ou le contraire. Si beaucoup de personnes vont dans la même direction, cela ne veut pas dire qu’il s’agit du chemin correct.

En vous comparant aux autres, vous tombez dans un piège. Est-ce qu’il vous semble raisonnable de comparer le jaune au bleu ? De faire un parallèle entre l’eau et la terre ? La comparaison, et tout particulièrement quand elle est obsessionnelle, ne mène qu’à la frustration et au manque d’amour propre.

Vous vous en voulez de dire « oui » ou « non »

C’est l’une des marques typiques du manque de connaissance de soi. Vous ne faites que douter face aux décisions que vous devez prendre. Peu importe qu’il s’agisse de petites ou de grandes décisions, vous doutez toujours. Et, très souvent, vous finissez par opter pour quelque chose que vous ne souhaitiez pas.

Vous dites « oui » ou « non » parce que vous vous sentez stressé-e par les circonstances ou par une personne. Vous dites « non » par peur de paraître trop téméraire ou vous dites « oui » parce que le pouvoir de la majorité s’impose. Vous ne consultez ni votre cœur, ni votre esprit, ni votre expérience avant de vous engager dans un « oui » ou un « non ». Et vous finissez par vous en vouloir.

Vous cherchez l’approbation des figures de pouvoir

Les figures de pouvoir exercent une grande fascination sur celleux qui ne se connaissent pas elleux-mêmes. Il s’agit là d’un signe sans équivoque. En réalité, on n’évalue même pas la qualité de ces figures de pouvoir, on leur donne juste de l’importance et on recherche leur approbation, peu importe les valeurs qu’ils représentent.

L’approbation venant d’une figure de pouvoir compense la sensation d’incertitude provoquée par le fait de ne pas se connaître soi-même. C’est une façon de substituer le lien que nous avons avec notre « moi » profond par un autre lien avec un agent extérieur qui est assez puissant pour diluer les insécurités personnelles.

Les critiques ou les moqueries des autres vous affectent profondément

Etant donné qu’un critère personnel n’a pas été développé pour évoluer nos propres actions, nous accordons une valeur excessive à l’opinion des autres. Si cette opinion va en votre faveur, vous êtes serein-e-s. Si cette opinion va contre vous ou vous censure, votre monde s’écroule.

Dépendre de l’opinion des autres est un chemin parfait pour déformer progressivement l’image que vous avez de vous-même. Bien sûr, nous voulons tou-te-s que les autres nous acceptent et aient une bonne image de nous. Mais cela ne peut pas se faire en sacrifiant votre identité. Sinon, vous vous transformez en esclave.

Si vous commettez une erreur, vous voulez mourir

Quand vous ne vous connaissez pas, vous vous jugez habituellement avec une grande sévérité. Connaître signifie comprendre. Et quand on comprend, les jugements deviennent relatifs. On regarde non seulement les résultats mais aussi les processus, les causes et les conséquences.

La compréhension suscite des raisonnements plus justes. Si vous commettez une erreur, vous parvenez à vous pardonner plus facilement parce que vous comprenez que cela fait partie d’un apprentissage. Si vous ne vous connaissez pas, vous voyez les erreurs comme des menaces. Vous craignez de vous effacer et de disparaître.

Vous réagissez de façon impulsive face au conflit

Quiconque se connaît soi-même ne se sent pas attiré par le conflit. Cette personne sait que ses énergies émotionnelles sont limitées et qu’elle ne peut pas se permettre le luxe de les dépenser en exercices superflus. Le contraire se passe pour celui qui ne se connaît pas : il cherche le conflit, comme s’il s’agissait d’un moyen de se réaffirmer. Ce ne sont jamais des conflits de grande envergure, mais des plus petits.

L’un des signes qui indique un bon niveau de connaissance de soi est l’auto-contrôleSi vous vous connaissez, cela signifie que vous savez gérer vos émotions et que vous ne vous laissez que très rarement emporter par des pulsions immédiates. Dans le cas contraire, vous réagissez comme un ressort face à des situations triviales parce que vous sentez que tout représente un risque.

La connaissance de soi est une tâche qui dure tout au long de la vie, mais tout effort pour la développer en vaut la peine. Il en vaut la peine car cela vous permet d’atteindre un plus grand degré de conscience, d’indépendance, de liberté et de sécurité. Ne tournez pas le dos à l’opportunité de naviguer entre les énigmes et les merveilles de la personne la plus importante qui soit : vous-même.

Images de Yuschav Arly

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