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3 techniques comportementales pour l'éducation des enfants : renfort, punition et extinction

4 minutes
3 techniques comportementales pour l'éducation des enfants : renfort, punition et extinction
Dernière mise à jour : 28 juin, 2017

Colère, pleurs, cris, morsures, gifles… Quand il s’agit de l’éducation des enfants, parfois, on ne sait pas très bien comment faire pour qu’ils cessent d’avoir certains comportements que l’on juge comme inadéquats. Ainsi, les techniques comportementales peuvent nous aider à contrôler ces conduites et d’autres.

Elles vont aussi nous aider à faire en sorte que se fomentent celles que l’on considère comme idéales. Comme vous pouvez l’imaginer, cela va demander un effort constant de notre part, mais une fois que l’on se met en marche, on obtient des résultats très intéressants… Continuez à lire cet article, et apprenez des astuces utiles pour l’éducation des enfants !


“L’éducation, ce n’est pas une préparation pour la vie. L’éducation, c’est la vie même.”

– John Dewey –


La première des techniques comportementales : le renfort 

Les techniques comportementales que nous allons voir se divisent en trois : renfort, punition et extinction. Elles peuvent faire que les conduites des enfants augmentent, se maintiennent, diminuent ou disparaissent. Un renfort va être celui qui a la probabilité de faire en sorte que l’enfant continue à avoir une conduite déterminée ou qu’il fasse plus souvent quelque chose.


“Le meilleur remède pour bien éduquer les enfants, c’est de les rendre heureux.”

– Oscar Wide –


Or, le renfort peut être positif ou négatif. Le premier serait une stimulation qui se présente immédiatement après la conduite que l’on veut qui se maintienne ou qui soit favorisée. Par exemple, si on dit à un enfant qu’il a bien agi après avoir ramassé ses jouets, il sera plus à même de recommencer le lendemain.

D’un autre côté, il existe aussi le renfort négatif. Cela supposerait le retrait de quelque chose de désagréable pour l’enfant une fois qu’il a fait ce que l’on veut qu’il fasse. De manière pratique, pour un jeune enfant, le fait que sa mère soit en colère contre lui peut être désagréable, mais si la mère se calme lorsqu’il demande pardon, cela le mènera à demander pardon plus souvent quand il remarquera que sa mère est fâchée.

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La deuxième technique comportementale : la punition

De même que le renfort va nous aider à favoriser certaines conduites que l’on considère comme désirables, on peut en utiliser d’autres pour les réduire à notre discipline parentale ; il s’agit de la punition et de l’extinction. De même qu’avec le renfort, ces techniques comportementales doivent se présenter immédiatement après ces actes que l’on veut modifier.

La punition peut elle aussi être positive ou négative. La punition positive va supposer de présenter quelque chose de désagréable pour l’enfant après qu’il a fait ce que l’on pense inadéquat. Quand une personne de la famille gronde l’enfant lorsqu’il a fait une bêtise, elle ne fait qu’appliquer cette technique.

La punition négative, de son côté, consisterait à retirer quelque chose que l’enfant aime après cette conduite que l’on veut qu’il cesse d’avoir. Un exemple de cette technique serait d’interdire à l’enfant de jouer pendant deux minutes après avoir frappé un autre enfant ou bien après avoir généré un conflit.

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La dernière technique comportementale : l’extinction

Certains parents auront sûrement remarqué que le fait de gronder n’est pas toujours efficace pour diminuer certaines conduites. De fait, il se produit l’inverse : cette conduite se fomente. Cela peut arriver parfois. Pourquoi ? Car cette réprimande va agir comme un renforcement positif pour l’enfant.

Mais…comment ? Il résulte que cette conversation plus ou moins houleuse peut ne pas agir comme une stimulation désagréable pour l’enfant, mais comme une tentation. En d’autres termes, il se peut que ce que l’enfant perçoive ici soit l’attention sociale plutôt que le mal-être des parents par rapport à cela.


“Les enfants sont éduqués par ce que fait l’adulte et pas par ce qu’il dit.”

– Carl Gustav Jung –


Il résulte que l’attention sociale est un des plus grands renforts positifs qui soient, aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Ainsi, l’enfant voit que plus il fait de bêtises, plus il reçoit d’attention de la part de ses parents. A cette occasion, ce que l’on aura tendance à faire sera de mettre en marche l’extinction.

L’extinction consiste en le fait de supprimer le renfort d’une conduite qui a été renforcée précédemment. Autrement dit, que si l’enfant fait une bêtise, ce que l’on aura à faire sera d’agir comme si de rien n’était (on lui retire l’attention, un renfort positif). Cela suppose que l’on continue à faire ce que l’on était en train de faire, sans rien dire. Ainsi, l’enfant cessera de mener à bien cette conduite gênante. Intéressant, n’est-ce pas ? Nous vous invitons à mettre cela en pratique !

 

Images de Zivile & Arunas, Alexander Dummer et Hunter Johnson

 

Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.