11 clés pour éviter d’être manipulé

· 29 juin 2015

Joseph Goebbels a été ministre de la propagande d’Adolf Hitler et le véritable « pouvoir caché du trône » dans le monde nazi.

On le considère comme étant le stratège qui a converti un groupe marginal en un gigantesque mouvement de masse, avec les conséquences terribles que nous connaissons tous. 

Les compétences discutables de Goebbels furent d’avoir identifié divers mécanismes de suggestion et d’avoir implanté des tactiques de manipulation très efficaces.

Dans l’Allemagne nazie, les citoyens ont fini par faire partie d’un projet politique pathologique, alors qu’intérieurement ils se sentaient porteurs de vérités universelles.  

Vous pensez peut-être que cela appartient à l’histoire et que les faits ont fini par démasquer la folie implicite du régime nazi, mais la réalité démontre le contraire.

Les schémas de manipulation implantés à cette époque sont toujours en vigueur et utilisés dans la politique pour capturer la conscience des citoyens. 

Comment peut-on reconnaître ces tactiques obscures ?

Nous allons passer en revue les onze principes de propagande utilisés par Goebbels et vous saurez ainsi s’ils coïncident avec les pratiques de certaines politiques en vigueur.

1. Le principe de simplification et de l’ennemi unique: Choisir un adversaire et insister sur le fait que c’est la source du mal. Par exemple : les immigrés, la droite ou la gauche.

2. Le principe de la méthode de contagion: Associer tous les contradicteurs dans une même catégorie, niant les nuances et les mettant dans un seul groupe : celui de l’ennemi unique. Par exemple : les musulmans ou les terroristes.

3. Le principe de la transposition: Accuser l’adversaire de ses propres erreurs et défauts, de façon incisive. Le voleur appelle voleur son adversaire pour que quand celui-ci réponde, il soit perçu comme le classique « asphyxié qui gigote ».

4. Le principe de l’exagération et de la défiguration: Transformer n’importe quelle anecdote, aussi petite et banale soit-elle, en un fait qui dépend de la survivance de la société.
On cherche à ce que chaque acte de l’adversaire soit vu comme suspicieux ou menaçant.

5. Le principe de la vulgarisation: « Toute propagande doit être populaire, adaptant son niveau au moins intelligent des individus vers lesquels elle se dirige.
Plus la masse à convaincre est grande, plus  l’effort mental à réaliser est petit.
La capacité réceptive des masses est limitée et leur compréhension faible. De plus la masse a une grande facilité à oublier« .

6. Le principe de l’orchestration: « La propagande doit se limiter à un petit nombre d’idées et au fait de les répéter inlassablement, de les présenter encore et encore, depuis différentes perspectives mais qui finissent toujours par arriver au même concept. Sans fissures, ni doutes ».
C’est de là que viennent également les fameuses phrases : « Si un mensonge est suffisamment répété, il finit par se transformer en une vérité » et « Ment, ment, ment et cela surviendra.
Plus le mensonge est gros, plus le nombre de personnes qui le croira sera grand ».

7. Le principe de rénovation: Cela consiste à publier des nouvelles et des idées qui dénigrent les adversaires, de façon très forte et très rapide.
Ainsi, le contradicteur ne fera que se défendre en permanence.

8. Le principe de vraisemblance: Présenter une information apparemment alimentée par des sources solides, mais qui dans le fond est contestée ou démontrée seulement partiellement.
Il s’agit de créer une grande confusion que les citoyens auront tendance à résoudre par l’explication la plus simple. « Un mensonge qui ne peut pas être démenti vaut plus qu’une vérité invraisemblable ».

9. Le principe de silence: Il s’agit de ne pas réaliser des débats sur les thèmes sur lesquels on n’a pas d’arguments et, en même temps, faire pâlir ceux qui favorisent l’adversaire.
« Si vous ne pouvez pas nier les mauvaises nouvelles, inventez-en d’autres pour distraire l’attention ».

10. Le principe de la transfusion: Se servir des mythes et des préjugés nationaux ou culturels pour réveiller un composant viscéral qui encourage des pratiques politiques déterminées. Et faire que les idées finissent par être remplacées par des émotions primitives.

11. Le principe de l’unanimité: Convaincre les citoyens qu’ils pensent « comme tout le monde », créant ainsi une fausse unanimité. Le désir instinctif d’appartenir à un groupe fera le reste.

Le schéma de Goebbels et ses suiveurs est complété par des leaders charismatiques et des slogans hautement émotionnels et très simples.

Il y a également des rituels au fort impact où le son et la couleur sont très déterminants.

Tout cela permet de plonger les citoyens libres dans une sorte d’hypnose qui ne les fait se réveiller que lorsqu’il est déjà trop tard. 

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