Vous êtes votre propre chef-d’œuvre, prenez-en bien soin

22 mai 2016 dans Psychologie 4 Partagés

Au cours de votre temps de vie sur la Terre, vous avez un rôle important à jouer, même si, par le biais d’une modestie excessive qui nourrit le désenchantement, vous vous entêtez à minimiser votre existence.

Ne l’oubliez pas : vous êtes votre propre chef-d’œuvre. Ça n’est pas une injection d’ego inutile, mais une réalité fondamentale que vous devez garder en tête pour que le désespoir cesse de s’installer dans votre vie.

Quand vous cessez d’avoir de l’espoir, vous perdez tout.

Vous pouvez vous sentir un peu inutile, triste, fatigué, honteux de l‘incertitude qui plane sur votre vie, mais vous devez savoir qu’il existe des stratégies pour y remédier.

Vous êtes votre propre chef-d’œuvre, prenez-en bien soin…

Changez de perspective

Le psychologue George Kelly a conçu la théorie des concepts utiles, qui joue sur l’idée de donner un rôle différent à une personne “bloquée émotionnellement” sur un certain problème.

On cherche à ce qu’elle puisse ressentir cela comme une alternative à la vision qu’elle a construite qui, d’une certaine façon, limite son esprit dans la recherche d’alternatives.

Cette technique nous fait comprendre que dans la vie, il ne s’agit pas de faire semblant d’être une autre personne pour être heureux.

Mais peut-être que nous devons explorer d’autres alternatives pour mettre en avant notre personnalité et éviter à la partie toxique de se manifester, car elle empêche alors la partie positive d’émerger.

L’idée, c’est que vous êtes votre propre sculpteur. Vous allez petit à petit vous donner une forme et vous modeler au fur et à mesure du temps, en vous servant des connaissances et des stratégies que vous avez apprises. Vous êtes votre propre chef-d’œuvre.

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Envisagez le changement

Si vous avez de l’estime pour vous-même et si vous êtes prêt à vous gâter, il est temps de reconnaître que vous avez besoin de changements et que ces changements supposent de la constance et de l’engagement.

Pour cela, concevez un plan d’action :

  • Soyez réaliste par rapport à votre situation, mais prévoyez quelque chose que vous pourrez améliorer à moyen ou long terme.
  • Prenez en compte vos valeurs, ce qui est important pour vous. Pendant tout le processus, c’est la seule chose qui vous maintiendra à flot.
  • Concevez un plan qui soit conforme à votre réalité, sans négliger votre objectif.
  • Mettez-le à l’épreuve pendant un temps, pour savoir si vous pouvez vous y tenir à long terme. C’est une étape cruciale.
  • Soyez conscient que le travail qu’on fait sur soi-même demande d’instaurer des habitudes et que celles-ci se mettent en place après environ un mois.
  • Choisissez les gens qui vous entourent du mieux que vous pouvez. Soyez intelligent : vous devez protéger votre territoire émotionnel, mais vous devez aussi vous entourer de gens qui partagent vos intérêts et vos objectifs. Rappelez-vous que la quantité est rarement synonyme de qualité.
  • Constance, constance, constance : lancez-vous des petits défis quotidiens et récompensez-vous si vous les réussissez.
  • Ne pensez pas à ce que vous avez laissé derrière vous.
    Penser aux options qu’on a écartées pour suivre un plan de vie précis ne fera naître chez nous que de l’incertitude et un mal-être au moment où nous serons allés au bout de l’option que nous avons choisie.
  • Prenez garde à certaines dimensions cognitives comme la supercherie de la récompense divine.
  • Considérez votre objectif comme un fait, pas comme un rêve.
La souffrance ne vous conduira pas vers votre rêve. Seul l’effort le fera.
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Qu’est-ce qui vous passionne ? Et qu’est-ce qui vous déplaît ?

Si vous savez quelles choses vous passionnent, reproduisez-les plusieurs fois. 

Si vous savez aussi quelles choses vous déplaisent, évitez-les le plus possible, sauf si par le biais du devoir, du hasard ou de la responsabilité, on ne vous en laisse pas le choix.

Cette règle qui paraît si évidente est ce qui distingue la maturité du masochisme émotionnel.

Il faut prendre en compte un autre point très important : beaucoup d’activités qui nous passionnent sont souvent accompagnées par d’autres choses moins recommandables.

Par exemple, lire un livre peut aller de pair avec le fait de fumer une cigarette.

Il faut revoir nos habitudes non seulement pour en créer de nouvelles, mais aussi pour améliorer celles qui existent déjà sur des aspects aussi basiques que l’horaire, la compagnie, la fréquence, le lieu et l’heure choisis, etc.

Car si vous êtes votre propre chef-d’œuvre, de quoi voulez-vous qu’il soit fait ?

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N’essayez plus de tourner la page. Fermez tout le livre, s’il le faut

Nous essayons parfois de voir le côté positif des expériences que nous vivons, même s’il n’est pas si grand que ça.

Il faut tirer les leçons des moments difficiles. Dans certains cas, c’est la fierté de la force avec laquelle on y a fait face qui nous fera tenir debout et effacera les traces de cette blessure.

Mais en voulant être bienveillants, nous essayons parfois de sauver une partie de ce qui a été détruit pour préserver notre estime de nous-mêmes.

Nous pensons en effet qu’il y a toujours quelque chose de bon à sauver dans tout le négatif.

Mais ne vous jetez pas à nouveau dans les flammes pour tenter de sauver quelque chose. Vous finirez par vous brûler.

Votre décision

Souvenez-vous que tous les moments sont bons pour commencer à peindre votre propre toile. 

Une des conditions sine qua non pour faire ressortir quelque chose d’artistique, c’est qu’elle possède une mémoire.

C’est pour cela que vous devez vous affirmer, vous gâter, vous aimer et vous dire que votre œuvre est inachevée.

Une œuvre un peu écornée par le temps qui passe n’est en réalité qu’une toile blanche. C’est votre vie et c’est la vérité.

Le reste vient de votre esprit, qui est toujours empreint de mensonge et vous empêche quelquefois de continuer à peindre. Vous êtes votre propre chef-d’œuvre, ne l’oubliez pas.

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