3 différences entre la maturité et la masochisme émotionnel

3 décembre 2015 dans Emotions 4 Partagés

« La première obligation de tout être humain, c’est d’être heureux.

La seconde, c’est de rendre heureux les autres. »

(Cantinflas)


Si au cours de notre vie, nous avons connu des événements stressants, c’est donc que les stratégies que l’on a mises en place pour affronter lesdits événements ne nous ont parfois pas permis de mûrir, et d’autres fois, elle nous ont mené à être plus téméraires et fragiles.

Le fait de nier que nous sommes des êtres émotionnels, c’est nier en grande partie que nous devenons des personnes adultes.

Ainsi, plutôt que de les ignorer ou de les contrôler d’une façon peu intelligente, nous allons essayer de différencier les situations dans lesquelles vous agissez avec maturité émotionnelle, de celles dans lesquelles cette maturité brille par son absence.

1. Penser à vous, ce n’est pas égoïste ; c’est la base de votre bonheur, mais aussi de celui de vos proches

Soyez sélectif avec les personnes et la façon dont vous vous impliquez émotionnellement dans vos relations avec elles.

Une personne négative dans votre entourage peut provoquer une vague de pessimisme et de manque d’énergie qui est facilement contagieuse.

Un ami, un fils, un collègue de travail ou un petit ami n’est pas un professionnel de psychologie doté de tous les outils pouvant lui permettre de faire en sorte qu’une personne réussisse à sortir de cet état pseudo-dépressif.

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Parfois, il peut être bon de couper court à certaines conversations, de fermer certaines portes pour voir apparaître un chemin, de mettre de la musique ou de vous appliquer à améliorer votre propre vie, avant de vous occuper de celle des autres.

Si vous essayez de tout gérer et que vous êtes sensible à ce qui arrive aux autres, vous aurez probablement besoin d’aide à l’avenir.

2. Pour régler un problème, rien ne sert de trop réfléchir

On nous a toujours dit que l’on devait réfléchir sur nos problèmes ainsi que sur nous-même afin de trouver des solutions, mais jusqu’à quel point doit-on pousser cette réflexion ?

En occupant notre esprit de la sorte, ne négligeons-nous pas notre attention face à la vie ?

Voici une métaphore qui vous permettra de mieux comprendre cette idée :

« Imaginez : vous tombez dans un trou, et vous avez un masque sur les yeux.

Vous ne disposez d’aucun outil pouvant vous permettre de sortir de ce trou, si ce n’est une pelle, mais cela ne vous permettra pas pour autant de réussir à vous extirper de ce trou.

Si vous voulez sortir de là, vous n’avez donc pas d’autre choix que de creuser, creuser, et creuser encore.

Vous vous activez pour sortir du trou, mais en réalité, plus vous creusez, plus le trou est grand et profond »

Cette même métaphore peut être appliquée à une réflexion excessive visant à résoudre un problème ou trouver une issue à un dilemme.

On se rend compte que nos pensées ne sont finalement plus nos alliées, mais elles nous submergent toujours plus dans cette situation désagréable.

Penser, c’est gratuit…mais ne pas le faire, c’est encore plus cher. Alors, pensez avec modération.

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3. Les événements désagréables, il ne faut pas les nier ni les oublier à tout prix. Il faut les accepter, les laisser être, et lâcher la négativité qu’ils évoquent quand ils reviennent à nous

Nombreux sont ceux qui prétendent que leur vie serait bien plus facile s’ils pouvaient appuyer sur un bouton et « se réinitialiser intérieurement », afin d’éliminer tous les événements douloureux qu’ils ont pu subir au cours de leur vie et qui les rendent si triste.

Si on pouvait appuyer sur ce bouton, certes, on avancerait dans la vie comme de grands enfants…mais sans aucune grâce.

En commettant parfois des erreurs qui ne nous correspondent plus, on ne serait pas des êtres uniques et individuels, mais des copies de ce qui, pour la société, est une personne tranquille et heureuse.

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Cependant, la tranquillité et la sagesse ne viennent pas de l’absence d’erreurs, d’un quelconque effort pour les occulter, ni du ressentiment et de l’amertume ressentie pour ne pas leur faire de place dans notre « psyché ».

Le fait d’être masochiste, c’est se rappeler parfois de ses erreurs pour envenimer notre paix.

Etre immature, c’est ne pas leur donner suffisamment d’importance et ne pas apprendre d’elles, alors qu’être mature émotionnellement, c’est les accepter et en tirer des leçons.

Ce n’est pas seulement répéter cette erreur concrètement, mais généraliser cette leçon à d’autres aspects de notre vie.

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