Dans la vie, il n’y a pas de prolongations

· 14 octobre 2015

De nos jours, la mort est un sujet tabou. Dans les sociétés occidentales, on tente par tous les moyens d’éviter d’en parler. 

En effet, les cimetières sont construits à l’extérieur des villes, la tradition des veillées funèbres qui autrefois avaient lieu pendant plusieurs jours au domicile du défunt a disparu, et quand on n’a pas d’autre choix que d’aborder le sujet, on essaie de ne pas mentionner directement la mort, ou en tout cas de la minimiser, comme par exemple quand on dit « je suis désolé(e) pour ton père… »

Le fait de nier la mort n’est en rien une solution, bien au contraire, ce peut être un problème.

En effet, quand on ne pense pas à la mort, on ne se rend pas compte du fait que l’on ne vit qu’une fois et qu’un jour, on finira par mourir.

On croit que l’on est immortel et que l’on a encore toute la vie devant nous, mais on se trompe, car nous allons tous disparaître un jour. On ne sait pas quand ni comment, mais c’est la réalité et c’est merveilleux qu’il en soit ainsi.

Si on en vient à se penser immortel, c’est parce que l’on ne vit plus intensément, que l’on ne s’adonne plus aux activités qu’on aime, et que l’on est paralysé par nos peurs irrationnelles.

On stagne, on laisse le temps filer, et quand on s’en rend compte, la mort est déjà proche, et parfois, il est même déjà trop tard.

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Le fait de considérer la mort comme un événement inévitable et naturel, met tous nos problèmes en perspective et nous éloigne émotionnellement de ces derniers.

Pour nous, les choses n’ont plus autant d’importance qu’avant, car on prend conscience du fait qu’un jour, ces problèmes qui aujourd’hui nous tourmentent n’existeront plus, et personne ne s’en rappellera.

Personne ne se souviendra des dettes qu’aujourd’hui vous ne pouvez pas honorer, ni du petit ami qui vous a quitté(e) pour un(e) autre.

On doit apprendre à voir la mort comme quelque chose de naturel, et non pas comme quelque chose de macabre, de lugubre ou de mystique.

Si on y réfléchit bien, on se rendra compte que la mort fait partie du cycle de la vie : on naît, on grandit, on se reproduit, et on meurt.

Par conséquent, la mort est un événement naturel auquel il faut s’attacher et que l’on doit accepter sans se poser de questions.

Nous les êtres humains, pensons que si nous sommes différents des autres êtres vivants, c’est parce que nous avons ce que l’on appelle une « âme ».

L’humain est l’espèce la plus évoluée, capable de ressentir des sentiments très complexes, de raisonner, de penser de façon très élaborée, etc.

Mais tout ça n’est rien d’autre que le produit de l’évolution d’un cerveau complexe très évolué.

Toutes nos pensées, tous nos ressentis, et tout ce que l’on est, est enregistré dans notre cerveau, et à notre mort, ce dernier s’éteint pour toujours.

Le fait d’embrasser cette perspective scientifique et naturelle peut désespérer quelque peu, voir même générer en nous des sentiments de panique.

Pourtant, c’est très certainement la meilleure façon de commencer à profiter de la vie, et à lui donner tout le sens que l’on veut lui donner, sans jamais avoir peur de quoi que ce soit !

Si on meurt tous un jour, alors qu’y a-t-il à craindre ? Si le pire qu’il puisse nous arriver c’est de mourir, alors de quoi avoir peur ?

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D’autre part, la mort nous permet de prendre conscience du fait que finalement, nous sommes tous des personnes mortelles en chair et en os qui, un jour, quittent ce monde. Certains marqueront plus les esprits que d’autres, certes, mais c’est tout.

En pensant à la mort et en cessant de la nier, on peut également se rendre compte du fait que personne n’est supérieur à personne, et que nous sommes tous des êtres humains qui ont tout simplement un début et une fin.

Peu importe que l’on soit blanc, noir, hétérosexuel, homosexuel, riche ou pauvre, le destin est le même pour tout le monde.

Ne vous rendez-vous pas compte du fait que rien n’est si important ? Ne voyez-vous donc pas qu’à côté de la mort, il n’y a rien de terrible ?

Aujourd’hui, vous êtes bel et bien en vie et le monde est bel et bien à vos pieds.

De toutes les personnes qui auraient pu naître et qui n’ont pas pu le faire, vous avez de la chance, car vous êtes né(e), et vous savez ce qu’est la vie.

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Prenez la vie comme un jeu ou une pièce de théâtre. Sortez jouer, faites ce que vous voulez, sans avoir peur de ne pas faire ce qu’il faut ou ce qu’il « faudrait » faire, sans avoir peur du qu’en dira-t-on, et sans avoir peur de rien, car il n’y a rien à craindre.

Aujourd’hui, vous êtes vivant, et vous ne savez pas si demain ce sera toujours le cas… Alors, il n’y a pas de temps à perdre !

Chaque jour, vous vous rapprochez un peu plus de la mort, et la vie est fulgurante… Faîtes donc en sorte qu’elle en vaille la peine !