Le système nerveux somatique : caractéristiques et fonctions

23 août 2019
Dans le cortex somatosensoriel, il y a une représentation proportionnelle à la sensibilité des différentes parties du corps. Dans cette représentation, toutes les zones n'occupent pas la même taille et ne sont pas irriguées par le même nombre de connexions.

La fonction essentielle du système nerveux est la communication. Cela se produit à la fois dans l’environnement qui nous entoure et à l’intérieur de notre organisme. Selon ses fonctions, le système nerveux se divise en Système Nerveux Somatique (SNS) et Système Nerveux Autonome (SNA).

Le système nerveux somatique est un système complexe. C’est la partie du système nerveux qui transmet l’information sensorielle au système nerveux central (SNC). C’est-à-dire que le système nerveux somatique est responsable de la communication du corps avec l’environnement extérieur. De son côté, le SNA se charge de la communication des organes entre eux, ce qui permet de maintenir l’homéostasie.

Le SNS agit à travers les muscles squelettiques, régulant les actions volontaires et les réflexes. Grâce à ses récepteurs, ce système saisit les changements qui se produisent. Ainsi, les fibres motrices qui se trouvent dans le système nerveux somatique présentent des caractéristiques qui les différencient des fibres autonomes :

  • En premier lieu, il n’y a pas de ganglion sur leur parcours
  • Les corps neuronaux se situent dans le SNC. De plus, ils courent sans interruption jusqu’à atteindre un effecteur (muscle squelettique)
  • De plus, la vitesse de conduite est beaucoup plus élevée
  • Le SNS peut ou non stimuler l’effecteur, mais il ne l’inhibe pas
Une représentation du système nerveux somatique

 

Les voies sensorielles du système nerveux somatique (SNS)

Pour que nous percevions une sensation, l’information doit atteindre le cortex cérébral. Ainsi, la voie est le chemin que parcourt l’information à travers un ensemble de neurones qui relient le système nerveux périphérique au système nerveux central.

Ainsi, pour qu’un stimulus sensible atteigne sa destination, le système nerveux central doit passer des récepteurs au SNS par la connexion avec trois neurones. Dans le cortex somatosensoriel il existe une représentation proportionnelle à la sensibilité des différentes parties du corps (1). Dans cette représentation, toutes les régions n’occupent pas la même taille. Les zones telles que le bout des doigts ou les lèvres occupent la plus grande place dans cette représentation.

Selon le mode sensoriel qu’elles conduisent, les voies sensorielles se divisent en 4 catégories. Il s’agit des voies :

  • Du tact fin : sensibilité discriminative ou épicritique
  • Du tact diffus : sensibilité grossière ou protopathique
  • De la douleur et de la température : thermoalgésique
  • Proprioceptive : position du corps

Une autre façon de les nommer est de les nommer en fonction de l’origine du stimulus :

  • Voies exterceptives : ce sont celles qui conduisent l’information de la peau
  • Voies intéroceptives : ce sont celles qui transportent l’information provenant des organes internes
  • Enfin, les voies proprioceptives : ce sont celles qui véhiculent l’information du système musculo-squelettique

Pour transmettre la sensation, les impulsions nerveuses passent par un relais de trois neurones :

  • Tout d’abord, il y a les neurones du premier ordre : ce sont ceux qui partent de la périphérie du corps
  • Les neurones de second ordre : ils sont situés dans la corne postérieure de la moelle épinière ou dans le tronc. Ils transmettent l’influx nerveux du tronc au thalamus. C’est là qu’une synapse se produit avec le neurone du troisième ordre
  • Les neurones de troisième ordre sont dans les noyaux relais du thalamus. Leur fonction est de conduire l’impulsion nerveuse vers les zones somesthétiques (c.-à-d. sensibles somatiques) de la région située derrière la scissure de Rolando, ou sillon central, dans le lobe pariétal

Avant d’atteindre le cortex, où la sensation est interprétée, toutes les informations sensorielles sont traitées dans le thalamus (sauf les afférences olfactives). Elles s’intègrent ensuite dans le cortex pariétal, où la sensibilité est normalement intégrée.

Voies motrices

Lorsque nous étirons la main pour attraper quelque chose, ce processus mental exige la contraction et la relaxation des muscles du bras et de la main.

Ce sont les voies motrices qui s’en chargent : elles conduisent les impulsions nerveuses du système nerveux central aux muscles squelettiques (effecteurs somatiques). Ainsi, les neurones impliqués dans ce processus sont les motoneurones, situés dans la corne antérieure de la moelle épinière.

Une illustration du système nerveux sympathique

Le système des voies motrices se divise en trois faisceaux, selon l’origine et la destination des nerfs :

  • Le faisceau cortico-bulbaire : sa destination est les noyaux moteurs des paires crâniennes. En d’autres termes, il s’agit de la voie qui contrôle les muscles du visage
  • Le faisceau juxtapyramidal : il provient de la zone 4 de la circonvolution frontale. Sa destination est celle des neurones de la formation réticulaire au niveau bulbaire
  • Le faisceau corticospinal ou pyramidal : il relie le cortex aux neurones de la corne antérieure de la moelle épinière. Ainsi, il contrôle les muscles du tronc, du cou et des extrémités

On peut donc conclure que le système nerveux somatique est un système complexe. Pour produire le mouvement, à partir du système nerveux central, plusieurs connexions sont produites qui permettent d’effectuer l’action finale. Il en va de même lorsque quelqu’un nous touche ou nous atteint avec un objet : pour que notre cerveau sache, une multitude de neurones et de zones sont impliqués dans le processus.

 

  1. Leira, M. S. (2012). Generalidades del sistema nervioso somático y de las vías de conducción. Manual de bases biológicas del comportamiento humano.
  2. Tassinary, L. G., Cacioppo, J. T., & Vanman, E. J. (2017). The somatic system.
  3. Boggia, J. (2007), Fisiopatología, Compendio Udelar, Facultad de Medicina, Oficina del libro.