Épithalamus : caractéristiques et fonctions

15 juin 2019
Malgré sa petite taille, l'épithalamus remplit des tâches essentielles. On sait même qu'une modification de cette structure favorise l'apparition de problèmes d'humeur.

L’épithalaues est une petite structure qui remplit de grandes fonctions pour notre subsistance. Il régule les rythmes circadiens, notre repos nocturne et même les économies d’énergie. De même, grâce à sa connexion avec le système limbique, il participe à ces processus émotionnels qui renforcent notre motivation. Et même à ces états qui traitent de la dépression.

Nous avons tous entendu parler de certaines parties de notre cerveau telles que l’hippocampe, le cortex cérébral, la glande pinéale ou bien sûr les lobes cérébraux. Cependant, l’épithalamus n’est pas encore si connu ; en fait, les neurologues n’en savent pas encore beaucoup sur cette partie distincte du diencéphale, situé juste au-dessus du thalamus.

Ainsi, l’aspect le plus intéressant de l’épithalamus est sans aucun doute son rôle dans toutes les fonctions hormonales qui régulent les cycles de sommeil et de veille. Et qui stimulent la croissance et notre maturation. D’autre part, dans le domaine de la psychologie, il est particulièrement décisif de comprendre comment cette structure discrète mais décisive agit pour moduler nos humeurs.

Dans l’univers cérébral, comme dans la vie elle-même, les petites choses impliquent parfois de grandes responsabilités. Ce minuscule domaine du diencéphale est un exemple clair. Découvrez-en plus sur l’épithalamus.

Où est l’épithalamus ?

l'éptithalamus

L’épithalamus se trouve à l’intérieur d’une zone du cerveau appelée diencéphale. Cette dernière est située dans le cerveau antérieur et regroupe ainsi d’autres structures telles que le thalamus, l’hypothalamus et l’hypophyse.

En outre, comme nous l’avons indiqué précédemment, l’épithalamus repose sur le thalamus et partage l’espace avec le troisième ventricule. Il convient également de noter que s’il y a quelque chose pour lequel il se distingue, c’est ses connexions avec le système limbique. Rappelez-vous des zones du cerveau responsables de la régulation de nos émotions, de certaines réponses physiologiques et de nos instincts.

Le diencéphale et tous les domaines qui le composent constituent, en termes phylogénétiques, cette partie la plus ancienne du cerveau humain.

Les zones de l’épithalamus et leurs fonctions

Chaque fonction réalisée par l’épithalamus dépend de la communication des parties qui le composent. En plus de sa connexion avec le système limbique. Comme nous le savons, rien dans le cerveau ne fonctionne isolément. La connectivité est maximale et parfaitement régulée par ces connexions neuronales où l’information circule à chaque instant.

Voyons donc quelles sont les zones de l’épithalamus et quelle tâche chacune effectue.

Noyaux habénulaires

Les noyaux habenulaires sont reliés à la glande pinéale et facilitent la connexion entre le système limbique et la formation réticulaire. Ils sont ensuite divisés en 2 parties bien spécifiques : le noyau latéral et le noyau habénulaire médial.

  • • Ce domaine est lié à la peur et aux décisions pour lesquelles nous avons choisi d’être prudents. Et de ne pas risquer de prendre. Ainsi, en plus de participer à des comportements d’évitement, l’Université de la Colombie-Britannique a mené une étude qui paraît dans le journal Nature, où il est démontré que les noyaux habénulaires seraient également liés à la dépression (toute altération facilite les comportements plus retirés et caractérisés par la peur).
  • • D’autre part, des neurologues tels que Stan Floresco, chercheur au Centre de recherche en psychologie et cerveau (BRC) de l’Université de la Colombie-Britannique, soulignent que la stimulation cérébrale dans cette zone améliore l’état des patients souffrant de dépression profonde. Un fait intéressant à prendre en compte.
  • • Enfin, et non moins intéressant, on sait que les noyaux habénulaires sont liés à notre capacité à évoquer des émotions lorsque nous sentons certaines odeurs.
épithalamus

Glande pinéale

La glande pinéale est une structure beaucoup mieux connue. En particulier par les courants spirituels qui la définissent comme le « troisième oeil ». Cependant, et au-delà de ces approches non scientifiques, on peut dire que cette partie de l’épithalamus est une partie essentielle de nos processus endocriniens :

  • La glande pinéale se trouve à l’arrière du troisième ventricule
  • C’est la plus petite glande de notre corps, mais elle régule un grand nombre de processus
  • Elle est responsable de la sécrétion de mélatonine par la sérotonine. Quelque chose d’essentiel pour faciliter nos cycles de sommeil et de réveil, comme cela est expliqué dans une étude réalisée à l’Université du Michigan et publiée dans le journal Molecular and Cellular Endocrinology.
  • La glande pinéale ne contient pas non plus de vrais neurones, ce sont en fait des cellules gliales
  • Elle participe également à la synthèse des endorphines, hormones sexuelles et lutéinisantes, clés de notre croissance et maturation sexuelle.

En conclusion, dans le système nerveux, l’épithalamus est à première vue l’une des parties les plus discrètes du fait de sa petite taille. Cependant, comme nous l’avons vu en connaissant le caractère transcendant des noyaux habénulaires et de la glande pinéale, nous pouvons déjà deviner qu’il s’agit d’un domaine pertinent.

L’épithalamus est ce chef d’orchestre qui régule nos cycles de vigilance et de repos, qui facilite ce comportement d’évitement vers un danger, qui conduit notre croissance dans l’enfance, la connexion à la lumière du soleil pour que le corps sache quand baisser le niveau d’activation… En substance, toute altération affecterait complètement notre comportement habituel. De cette manière, connaître ces données sur notre cerveau nous permet de mieux comprendre beaucoup de nos comportements.

 

  • Diamond, M.C.; Scheibel, A.B. y Elson, L.M. (1996). El cerebro humano. Libro de trabajo. Barcelona: Ariel.
  • Guilding, C., Hughes, ATL, y Piggins, HD (2010). Osciladores circadianos en el epitálamoNeurociencia , 169 (4), 1630-1639. https://doi.org/10.1016/j.neuroscience.2010.06.015
  • Guyton, A.C. (1994). Anatomía y fisiología del sistema nervioso. Neurociencia básica. Madrid: Editorial Médica Panamericana.
  • Kandel, E.R.; Shwartz, J.H. y Jessell, T.M. (eds) (1997) Neurociencia y Conducta. Madrid: Prentice Hall.
  • Martin, J.H. (1998) Neuroanatomía. Madrid: Prentice Hall.