Quel est le secret des relations heureuses ?

27, juin 2015 dans Psychologie 1 Partagés

L’humanité n’est-elle pas étonnante ? Certaines personnes passent leur vie à courir après leur montre, immergées dans la routine, occupées à faire des milliers de choses, et dans leur temps libre, elles distraient devant la télévision, sont connectées à Facebook ou émoussées par l’alcool ou les drogues.

Dans ce tourbillon où le « faire » prime sur l’ « être », on perd l’essentiel, non pas ce qui se trouve à l’extérieur, mais plutôt à l’intérieur.

Il faut commencer par soi-même

La solitude peut être terrifiante pour les personnes, qui, par besoin d’être accompagnées, sacrifient la qualité de leurs relations.

Cette peur de la solitude reflète souvent le fait qu’il existe une peur d’entrer en contact avec les émotions les plus intimes, celles qui peuvent être désagréables ou douloureuses.

Il est préférable, alors, de se distraire ou de s’endormir sur des choses extérieures.

Mais si les besoins émotionnels ne sont pas écoutés ou satisfaits, si nous ne nous acceptons pas nous-mêmes de façon inconditionnelle, avec nos fragilités et nos forces, nous avancerons dans la vie en utilisant un masque, en prétendant être ce que nous ne sommes pas pour chercher chez les autres l’acceptation que nous-mêmes nous refusons.

L’être humain ne naît pas comme un zombi émotionnel. Les bébés ne jugent pas leurs émotions, ils les ressentent et les expriment.

Malheureusement, il peut arriver que pendant le processus de socialisation, l’enfant soit ignoré, blessé, ridiculisé ou abusé.

Face à cela, l’unique ressource que nous avons est d’enterrer dans l’inconscient la douleur que l’on expérimente, car l’enfant dépend encore des autres et il en a besoin pour se sentir digne d’amour et de respect.

Lorsqu’on arrive à l’âge adulte, il est impératif d’assumer ses responsabilités dans la santé émotionnelle, de s’occuper de soigner les blessures et de remplir les carences de l’enfant intérieur.

Sinon, on vivra avec un vide interne qu’il faudra remplir en vain, avec des relations superficielles.

La coupe de l’amour doit être pleine

Notre première tache est donc d’apprendre à voir, à aimer et à valoriser ce que nous avons de plus précieux, c’est-à-dire notre essence.

Quand nous apprenons à nous aimer nous-même, le désir de partager notre amour avec les autres est plus fort car l’amour authentique est expansif par nature.

Cette onde expansive est imparable, et il est alors inévitable de vouloir partager cet amour avec les autres, non pas depuis ce vide ou le masque, mais avec plénitude et authenticité.

La raison d’être d’une relation est d’apprendre, de grandir, de s’amuser et de profiter de la compagnie mutuelle.

Car finalement, notre véritable mission dans ce monde est d’étendre notre capacité à aimer, tant nous-même que les autres.

Quand nous nous comprenons et que nous vivons en fonction de nous-même, nous découvrons qu’aimer de façon authentique et inconditionnelle est le plus grand trésor que nous pouvons trouver.

Il n’existe aucun luxe, plaisir, réussite, possession ou richesse qui peuvent remplacer la plénitude que produit le vrai amour inconditionnel.

Mais nous devons commencer par nous aimer nous-même et nous accepter comme nous sommes.

S’aimer soi-même apporte à chaque membre du couple de la sécurité et de la confiance, que l’on a tendance à rechercher chez l’autre.

Mais, au lieu d’essayer d’obtenir l’amour de l’autre, ou même de l’exiger, on partage l’amour que l’on a pour soi-même avec son conjoint.

De façon ironique, on donne à l’autre ce qu’on a toujours voulu de lui, mais que nous n’étions pas capables de donner plus tôt.

L’auto-abandon et l’auto-rejet sont les plus grandes causes d’échec des couples, et apprendre à s’aimer soi-même aide réellement à assainir les relations.

Aimer est la plus grande merveille qui existe, mais si l’on ne peut pas donner tout ce que l’on a, si nous n’apprenons pas à nous aimer, nous ne pouvons pas aimer l’autre.

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