La dopamine : entre plaisir et motivation

· 26 juin 2015

Nous allons commencer par vous donner un exemple simple sur la magie complexe de la dopamine :

Quand nous sommes amoureux, nous sommes enveloppés par cette sensation de plaisir et d’intensité, où les émotions sont toujours à fleur de peau.

Les dopamines sécrètent dans notre cerveau cette substance qui nous pousse à faire des choses pour maintenir notre couple, séduire notre conjoint et pour obtenir de la tendresse chaque jour.

Tout ce cercle vertueux nous apporte une addiction positive où l’amour tend à allumer les mêmes structures neuronales que nous ressentirions si nous prenions de l’opium, où les dopamines sont également liées.

Maintenant, si ce lien se rompt et que nous stoppons cet engagement avec l’être aimé, notre cerveau continuera à générer plus de dopamine, car il s’agit d’une adversité où ces neurotransmetteurs continuent à pousser le cerveau à « chercher l’objectif ».

Il s’agit d’une pièce indispensable qui met chaque jour notre motivation en marche, mais elle est toujours autant stimulée, que l’objectif soit positif ou négatif.

Le double visage des dopamines

Il existe une croyance très répandue selon laquelle les dopamines régulent exclusivement le plaisir et la récompense, et elles sont sécrétées quand nous réussissons nos objectifs.

Mais cette réalité n’est pas exacte, car ce neurotransmetteur agit de manière prévue, c’est lui qui nous pousse à chercher l’objectif, ce conjoint, ce travail, cette récompense déterminée.

Les scientifiques recherchent aussi également à savoir pourquoi elle nous pousse aussi à chercher des choses qui parfois nous sont négatives, comme par exemple la consommation de drogues.

Dans les situations de stress, nous libérons aussi de la dopamine, nous sommes épuisés et pourtant, nous continuons à aller au travail, à prendre soin de ce proche qui souffre d’Alzheimer, etc.

Nous sommes immergés dans ce cercle où au lieu de souffrir, nous nous laissons porter par une force intérieure qui nous emmène à la recherche de quelque chose, en nous motivant à agir dans une direction ou une autre.

Dopamines et depression 

Vous avez sûrement remarqué qu’il y a des personnes beaucoup plus motivées que d’autres, qui sont plus persévérantes pour réussir leurs objectifs alors que d’autres sont plus patientes.

D’où le fait que les scientifiques et les neurobiologistes aient abordé cette question pour savoir, par exemple, quels sont les paramètres qui font que les personnes se motivent pour faire certaines choses dans les vie.

Cela peut par exemple être l’éducation, le travail ou la santé, qui ont pour but de faire face à des pathologies comme la dépression ou le manque d’énergie.

Ces états, comme la dépression, nous enveloppent dans une sensation d’apathie très claire, où n’importe quel effort est quasiment impossible, n’importe quel espoir mis dans un projet nous paraît confus et même douloureux.

Nos indices de dopamine sont infimes et nous n’avons aucune motivation. Ainsi, le manque d’énergie est également lié aux états de fatigue mentale et aux maladies comme Parkinson, la sclérose en plaques ou la fibromyalgie.

A l’inverse, il est curieux de signaler par exemple que certaines personnes ont un excès de neurotransmetteur, car elles sont habituées à rechercher des sensations en permanence et une persévérance presque compulsive, qui sont parfois en lien avec des addictions déterminées. 

La dopamine est donc un élixir particulier qui est essentiel pour nous maintenir en vie, car la motivation quotidienne est une partie essentielle de l’être humain.

Pourtant, il est important d’avoir toujours un équilibre de ce neurotransmetteur en nous.

En effet, un excès débouchera sur une recherche trop forte d’émotions sans peur des conséquences alors qu’un déficit ou un manque de dopamines, peut nous enfermer dans la prison terrible de la dépression.

Le monde de la neurobiologie est sans aucun doute aussi complexe que fascinant.