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Schopenhauer (philosophe) : biographie et œuvres principales

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Arthur Schopenhauer est la preuve que le pessimisme n'est pas synonyme d'amertume. Dans son travail, il mettait l'accent sur les limitations humaines, mais dans le même temps, il laissait la joie teinter ses écrits.
Schopenhauer (philosophe) : biographie et œuvres principales
Dernière mise à jour : 28 juillet, 2022

Arthur Schopenhauer était l’un des philosophes les plus brillants du XIXe siècle. Habile à la réflexion et doté d’un sens de l’humour unique, il est devenu un penseur universel, en dehors des cercles académiques.

Bien que beaucoup le considèrent comme le plus grand représentant du « pessimisme philosophique », pour d’autres, c’est un penseur réaliste et franc qui a révélé les recoins les moins présentables de la réalité et de l’existence. Ce qui a le plus étonné est que Schopenhauer déclarait ouvertement que la vie ne valait pas la peine d’être vécue, mais il le faisait avec une grâce incomparable.

Arthur Schopenhauer est considéré comme un héritier de la philosophie de Kant et de Spinoza. Cependant, ce fabuleux philosophe a aussi bu de la pensée orientale, notamment du bouddhisme, du taoïsme et du védanta. De tout cela ont émergé des approches originales et universelles qui restent toujours valables aujourd’hui.

« Le médecin voit l’homme dans toute sa faiblesse; le juriste, dans toute sa méchanceté; le théologien, dans toute sa sottise. »

– Arthur Schopenhauer –

L’enfance d’Arthur Schopenhauer

Arthur Schopenhauer est né à Dantzig, en Pologne, le 22 février 1788. Son père, Heinrich Floris Schopenhauer, un commerçant prospère, l’initie au monde des affaires. Sa mère, Johanna Henriette Trosenier, est une femme extravertie et sociable, et est écrivaine.

Cette dernière organise souvent des soirées littéraires à la maison des Schopenhauer. Les meilleurs de l’intelligentsia de l’époque répondent présents, y compris des personnalités comme GoetheArthur suit de près ces rencontres, mais sa personnalité renfrognée et renfermée l’empêche d’en profiter. Il entretient donc une relation très conflictuelle avec sa mère.

La famille déménage à Hambourg quand Arthur n’a que 5 ans. Là, il commence ses études privées afin de succéder à son père dans les affaires, ce qui n’arrivera jamais. Schopenhauer a une sœur, de neuf ans sa cadette. Il n’entretient pas non plus une relation étroite avec elle.

Un nouveau penseur

Son père le force à suivre une formation d’homme d’affaires. En 1805, à l’âge de 17 ans, il commence sa formation dans le commerce. Son père meurt la même année, un suicide semble-t-il. La famille déménage alors à Weimar, mais le futur philosophe reste à Hambourg. En 1809, il décide de quitter le commerce et s’inscrit en médecine à l’université de Göttingen.

À l’université, Schopenhauer découvre divers philosophes et se passionne pour leurs ouvrages. C’est ainsi qu’il découvre sa véritable vocation. Il s’installe à Berlin en 1811, où il commence plusieurs cours de philosophie. Il étudie également la philologie, l’histoire et les sciences naturelles. Enfin, il obtient le titre de docteur en philosophie, à l’université d’Iéna, en 1813.

Il retourne plus tard dans sa maison maternelle à Weimar où il a l’occasion d’avoir de longues conversations avec Goethe. Il l’admirera tout sa vie, ainsi que Shakespeare, Homère et les écrivains de l’âge d’or espagnol, dont il traduit les ouvrages vers l’allemand. Plus tard , il s’installe à Dresde et y écrit son ouvrage suprême : Le monde comme volonté et représentation, publié en 1819.

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Un grand penseur

À partir de la publication de son ouvrage, son pessimisme proverbial prend forme en tant que prémisse : nous vivons dans le pire des mondes possibles. Il commence à être perçu comme un penseur sceptique qui dénonce l’irrationalité humaine à une époque où prévaut le mythe de la raison.

La pensée de Schopenhauer n’est pas cynique. Il préconise plutôt une nouvelle éthique de compassion pour « tout ce qui est en vie » . Il définit l’art comme le baume ultime contre les chagrins et la futilité de l’existence. Plus tard, il deviendra célèbre dans le monde entier pour ses aphorismes lapidaires, dans lesquels il montre que pessimisme et joie ne s’excluent pas mutuellement.

Son œuvre n’a reçu aucun accueil au début. Elle a même été détruite pour faute d’acheteurs. Mais au fil des ans, il deviendra l’un des penseurs les plus connus. Même Richard Wagner lui enverra une copie dédicacée de son opéra L’Anneau du Nibelung pour exprimer son admiration.

Schopenhauer était en grande partie le penseur de la contradiction. Il défendait le végétarisme, mais il mangeait de la viande. Il parlait à ses chiens dans différentes langues et les traitait comme des humains.

Schopenhauer tombe malade du choléra et déménage à Francfort, où il vivra pendant plus de deux décennies. Il meurt en septembre 1860, défendant l’une de ses maximes : « Le secret pour ne pas être trop malheureux, c’est de ne pas s’attendre à être trop heureux ».


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  • Da-Silva Façanha, L., y Sousa Castro, K. L. (2021). The essence of the world as an experience of aesthetic contemplation in Arthur Schopenhauer. International Journal of Advanced Engineering Research and Science, 8, 11.
  • Schopenhauer, A. (2015). El arte de tener siempre razón . Libros del Zorzal.
  • Schopenhauer, A. (2012). El arte de ser feliz: explicado en cincuenta reglas para la vida . Editorial Herder.
  • Von Gwinner, W. (2020). Arthur Schopenhauer: Presentado desde el trato personal (Vol. 46). Hermida Editores.

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