Savez-vous ce qui caractérise le mystérieux syndrome du savant ?

· 27 juillet 2015

On le connaît sous le nom de “Syndrome du Savant ». Il a été décrit pour la première fois en 1789, après que le médecin Benjamin Rush a découvert que l’une de ses patientes était capable de calculer l’âge des personnes en quelques secondes.

A partir de ce moment, on a étudié cela de façon plus profonde, mais la science n’a jamais réussi à l’expliquer.

Ce syndrome se présente quand certaines personnes qui ont des maladies mentales ou des dommages cérébraux, développent des compétences extraordinaires dans un ou plusieurs secteurs. Dans de nombreux cas, ces capacités s’activent après une lésion cérébrale.

Il s’agit d’une condition extrêmement rare, et jusqu’à présent seulement 50 personnes ont été diagnostiquées avec ce syndrome. Dans tous les cas, ce chiffre est inquiétant, et encore plus si l’on s’aperçoit que 50% de ces « savants » sont autistes.

Les caractéristiques de ce syndrome

La seule chose que l’on a pu établir jusqu’à présent est que ces personnes développent leurs compétences grâce à l’utilisation de leurs hémisphères cérébraux d’une manière totalement différente de celle qu’utiliserait un être humain moyen.

On a aussi pu déterminer les champs dans lesquels les nouvelles habilités ont pu se développer :

Le calcul des dates. Certains d’entre eux peuvent mémoriser des calendriers entiers et se souvenir de données caractéristiques de chaque jour de l’année.

Le calcul mathématique. Beaucoup peuvent faire des opérations mathématiques, instantanément et avec une grande précision. Certains sont capables de réaliser une division jusqu’à cent décimales en une fraction de secondes.

Une mémoire prodigieuse. Ces personnes sont capables de stocker une énorme quantité de données, même si elles ont du mal à les utiliser.

Des compétences mécaniques et spatiales. Certains peuvent mesurer des  objets ou des distances de manière exacte, sans l’usage d’aucun instrument. Ils mémorisent facilement les cartes et les directions.

• Dans certains cas, ils acquièrent des compétences pour apprendre plusieurs langues, et pour mesurer le temps sans aucun appareil. Ils développent aussi des compétences artistiques. 

Les cas célèbres

L’un des cas les plus célèbres est celui de Kim Peek, la personne qui servit d’inspiration pour la réalisation du film « Rain Man ».

Dans la vie réelle, Peek est né avec une macrocéphalie et des dommages permanents dans le cerveau. Malgré cela, il était capable de mémoriser tout d’une manière incroyable. Il se souvenait de 98% des 12 mille livres qu’il avait lus.

Il pouvait aussi lire deux pages simultanément, une avec chaque oeil et il mettait à peine 8 secondes à le faire.

Pourtant, son coefficient intellectuel était inférieur à celui d’une personne normale et il savait à peine comment boutonner sa chemise.

Richard Wawro souffrait de retard mental et d’autisme. Lorsqu’il rentra à l’école, il commença à peindre avec une grande habileté. L’une des oeuvres qu’il réalisa, quand il avait à peine 12 ans, fut classée « oeuvre majeure ».

Le professeur Marian Bohusz-Szyszko a décrit sa peinture comme « incroyable, avec la précision d’un mécanicien et la vision d’un poète« . Il fit plus de 100 expositions individuelles et vendit plus de mille oeuvres dans le monde entier.

Derek Amato a eu un accident et souffrit d’une commotion cérébrale. Après sont rétablissement, il a découvert qu’il avait acquis des compétences hors du commun dans la musique. Tout cela paraît indiquer que son cerveau s’est réorganisé de telle manière qu’il activa la mémoire musicale.

D’autres affirment que sa perception sensorielle s’est modifiée et que cela lui permet d’écouter d’une manière différente.

Ces cas sont quelques uns des exemples qui montrent l’extraordinaire pouvoir que renferme le mariage entre le hasard et le cerveau humain.

Image de Mundo Desconcertante