Comment puis-je aider mon enfant qui souffre de dépression ?

· 25 août 2017

Les enfants peuvent souffrir de dépression, tout comme les adultes. Mais le fait que nos petits, de façon parfaitement normale, nous racontent ou nous montrent qu’ils se sentent tristes, malheureux, irrités ou démotivés pendant un petit moment est bien différent du trouble de la dépression. Il faut savoir faire la différence entre l’expression d’émotions négatives et la présence d’une pathologie.

Ainsi, quand les émotions négatives restent dans la vie du petit, en l’inondant peu à peu et en interférant dans tous les domaines, comme dans son rendement l’école ou dans sa vie familiale, cela peut indiquer qu’il souffre de ce trouble. Pouvons-nous faire quelque chose, en tant que parents, pour les aider dans cette situation ? Oui. Poursuivez votre lecture et découvrez comment !


« L’une des plus belles choses qui puissent vous arriver dans la vie est d’avoir une enfance heureuse. »

-Agatha Christie-


Comment puis-je savoir si mon enfant souffre de dépression ?

Avant de trouver une solution, nous devons savoir si notre enfant souffre réellement de ce problème. Pour cela, nous pouvons prêter attention à une série de signaux pouvant indiquer qu’il souffre de dépression. Mais il faut bien garder à l’esprit que nous devrons aussi bénéficier du diagnostique d’un professionnel.

Les signes que nous devons prendre en compte sont : état d’âme irritable ou dépressif, problèmes de comportement ou de discipline, perte d’intérêt ou de plaisir, faible estime de soi, isolement social, agitation, difficultés à se concentrer, sentiments qui lui font dire qu’il ne vaut rien, désespoir.

Il y a également d’autres signaux alarmants : changements au niveau de l’appétit, crises de larmes fréquentes, troubles du sommeil (aussi bien le manque que l’excès), douleurs physiques, fatigue, prise ou baisse de poids, comportements visant à se faire du mal, croissance et poids non appropriés pour l’âge de l’enfant et, enfin, le fait de parler ou d’essayer de se suicider.

Il faut bien se dire que ces circonstances peuvent aussi être associées à d’autres problèmes ou troubles. De cette façon, il peut être difficile pour les parents de savoir s’il s’agit d’une dépression ou d’autre chose. Mais elles indiquent, dans tous les cas, que les enfants ont besoin d’aide, tout comme nous… Cherchons-la et allons consulter un psychologue adéquat !


« Aucun besoin de l’enfance n’est aussi fort que le besoin de protection d’un parent. »

-Sigmund Freud-


Si mon enfant souffre de dépression, que puis-je faire ?

En dehors d’une aide professionnelle, il est important, en tant que parents, d’apporter notre grain de sable et d’aider notre enfant. Pour commencer, si notre petit a une faible estime de lui-même et a tendance à se critiquer lui-même, nous pouvons le complimenter et lui faire voir tous ses côtés positifs. Mais de façon sincère ! Nous pouvons remettre en questions de façon compréhensive ces critiques négatives qu’il s’inflige, de même que nous pouvons lui signaler toutes les pensées noires qu’il manifeste.

Avec la dépression, la culpabilité fait souvent son apparition. Quand cela se produit, nous devons l’aider à faire la différence entre ce qu’il peut contrôler ou non. S’il se sent impuissant ou désespéré, nous pouvons le pousser à écrire à propos de ses sentiments, à en parler, ou bien à noter des pensées positives 3 ou 4 fois par jour. Il aura du mal au début, mais il s’agit d’un exercice qui l’aidera à augmenter son affect positif.


« Il n’est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse. »

-Tom Robbins-


Si nous notons une perte d’intérêt et une profonde tristesse, nous pouvons lui préparer une activité intéressante, chaque jour. Dans un même ordre d’idées, il est bon de planifier des événements spéciaux et parler de sujets agréables en familleEn fait, l’environnement familial est essentiel dans tout cela. Avoir une stabilité dans ce domaine nous aidera de façon considérable. À quoi faisons-nous référence ? Au fait de maintenir une routine et de diminuer les changements dans le champ de la famille, ou de parler de ces derniers à l’avance pour essayer de réduire les préoccupations.

Si nous observons des pensées ou des signes qui ont un lien avec le suicide, nous devons rapidement aller consulter un-e professionnel-le. En définitive, il est essentiel de soutenir le petit du mieux que l’on peut et de faire tout notre possible pour qu’il se sente mieux. Sa tristesse et ses pensées négatives sont aussi importantes.

 

Images d’Annie Spratt et de London Scout