Comment choisir le/la bon-ne psychologue ?

· 27 juin 2017

Vous vous trouvez à une période de votre vie où, pour quelque raison que ce soit, vous décidez de consulter un-e psychologue. Mais vous ne savez pas comment faire pour choisir le/la bon-ne psychologue parmi tou-te-s celleux qui existent… Que pouvez-vous faire pour sélectionner le/la bon-ne ? Nous connaissons tou-te-s quelqu’un qui a été chez le/la psychologue et pour qui cela n’a rien donné.

Quelqu’un qui a fait une thérapie d’un ou deux mois, qui a pu en tirer un certain soulagement, mais qui n’a cependant pas réussi à apprendre à gérer son mal-être ou à mieux lutter contre les situations difficiles… Continuez à lire cet article pour apprendre à distinguer les bon-ne-s psychologues des mauvais-es !


« Les gens parlent de l’esprit sans hésiter, mais ils restent perplexes quand on leur demande de le définir. »

– B.F. Skinner –


Quels sont les signaux qui nous indiquent qu’un-e psychologue n’est pas fiable ?

Le problème principal auquel on doit faire face, c’est que nous pouvons presque tou-te-s nous déclarer psychologues, et ce sans même avoir de diplômes dans la psychologie. C’est pourquoi la première chose à laquelle il faut penser, c’est le statut de thérapeute.

En ce sens, il faut faire tout particulièrement attention à tous les courants alternatifs qui surgissent pour traiter les problèmes émotionnels tels que l’anxiété. Ce sont ces nouvelles thérapies « miraculeuses » qui « soignent » sans rien faire. Le reiki et les fleurs de Bach sont un exemple de ces thérapies qui n’ont pas démontré une efficacité contrastée.

Mais même en cherchant un-e thérapeute qui soit psychologue, il faut faire attention, puisque beaucoup ne sont pas de bon-ne-s professionnel-le-s. Beaucoup de personnes ayant déjà suivi une thérapie auparavant disent que cela ne leur a servi à rien.

Pour elles, les consultations étaient alors des moments où elles ont parlé et parlé, mais sans que le/la psychologue n’apporte quoi que ce soit à la conversation. Les patient-e-s se sentent soulagé-e-s, certes, mais avec le temps, rien ne change vraiment. A la longue, ce mal-être demeure, et ne sera estompé que temporairement le temps des consultations.

Logiquement, le/la thérapeute doit intervenir. Mais pas uniquement pour poser des questions. Les psychologues qui ne font que cela ne sont pas non plus les meilleur-e-s. En effet, le/la psychologue idéal-e non seulement pose des questions au/à la patient-e, mais lui explique aussi comment fonctionnent les processus mentaux et lui donne des outils pour les gérer.

Quelles questions peut-on poser pour savoir s’il s’agit d’un-e bon-ne psychologue ?

Certain-e-s patient-e-s se demandent comment vérifier si leur psychologue est bon-ne. C’est très simple ; au moment de choisir un-e psychologue, on peut lui poser des questions.

Il ne faut pas avoir honte. Finalement, nous allons dépenser notre argent dans les consultations. La moindre des choses est donc que ces consultations nous servent et qu’elles améliorent notre bien-être, non ? C’est bien pour cela que l’on va voir un-e psychologue ! En premier lieu, il nous faudra nous informer sur ses diplômes.

D’un autre côté, il faut savoir à quel courant psychologique iel appartient. En ce sens, s’iel nous répond qu’iel travaille dans le domaine cognitivo-comportemental, c’est bon signe. Il se peut que ce soit un-e mauvais-e psychologue, mais dans ce courant, on utilise des techniques dont l’efficacité a été prouvée empiriquement. Autrement dit, des études ont été menées à ce sujet pour vérifier qu’elles aident vraiment.


« La grande découverte de ma génération, c’est que les êtres humains peuvent changer leurs vies en changeant leurs attitudes mentales. »

– William James –


C’est un aspect très important, puisqu’en psychologie, il existe multiples courants qui mettent en marche des procédés thérapeutiques qui non seulement n’aident pas les patient-e-s, mais qui créent aussi bien souvent en elleux un problème psychologique plus grand que celui pour lequel iels étaient venu-e-s consulter au départ.

Or, comme nous vous l’avons déjà dit précédemment, un-e psychologue spécialisé-e dans le domaine cognitivo-comportemental peut être un-e mauvais-e thérapeute. C’est pourquoi, au moment de choisir le/la bon-ne psychologue, il nous faudra lui demander également comment iel compte mener à bien le traitement en général, de même que les consultations en particulier. Nous sommes en droit de connaître quel va être le plan d’intervention, ainsi que les buts que nous devrions atteindre.

Au moment de choisir le/la bon-ne psychologue, comment doit être le processus thérapeutique ?

Quand on lui demande comment iel compte mener à bien le processus thérapeutique, il y a une série de réponses qui vont nous indiquer qu’iel peut être un-e bon-ne psychologue qui nous aide vraiment à surmonter notre mal-être. Le plus important, c’est que le traitement doit être structuré.

C’est pourquoi nous pourrons choisir le/la bon-ne psychologue s’iel nous dit qu’iel mène à bien une évaluation et une planification du traitement. En général, au cours des deux premières consultations, on établit le processus d’évaluation et, sur la base des résultats obtenus, on envisage les objectifs à atteindre ainsi que les moyens à mettre en oeuvre pour y arriver.


« Je suppose qu’il est tentant de faire comme si tout était un clou, et comme si le seul outil dont on disposait était un marteau. »

– Abraham Maslow –


Par exemple, on pourrait avoir recours à l’activation comportementale si on fait face à une dépression. Après cela, on explique au/à la patient-e ce qu’il se passe et quelles sont les techniques que l’on va utiliser pour réussir à surmonter le problème. Autrement dit, vous devez savoir ce sur quoi votre psychologue travaille avec vous, et pourquoi. Si avant de commencer la thérapie avec un-e professionnel-le vous pouvez compter sur tout cela, c’est bon signe.

Il faut tenir compte du fait que choisir le/la bon-ne psychologue suppose que nous allons opter pour un-e professionnel-le qui va nous donner des outils pour apprendre à gérer par nous-même ce qu’il nous arrive. Le processus thérapeutique peut prendre du temps, mais si le/la patient-e mène à bien le plan d’intervention, peu à peu une amélioration devrait être observée.

Cette amélioration devrait nous donner une meilleure autonomie, ce qui réduira du même coup l’incidence du traitement dans notre vie quotidienne, dans le but de retrouver notre bien-être. Dans le cas contraire, il serait logique de penser à changer de psychologue ; dites-vous que même dans le groupe des bon-ne-s professionnel-le-s, il y a des psychologues qui sont très bon-ne-s pour intervenir dans différents types de troubles, mais pas dans d’autres.

 

Images de Juliette Leufke, Kelly Sikkema et Sebastian Mantel