Je vais chez le psychologue et je ne suis pas fou

9 décembre 2016 dans Psychologie 0 Partagés

Je vais chez le psychologue et je ne suis pas fou. » Fou est une étiquette figurative disqualificative que personne ne devrait utiliser pour désigner les personnes qui ont des problèmes mentaux.

Je vais chez le psychologue pour qu’il m’aide à changer mon « ampoule », qui semble avoir grillé à cause des circonstances.

Je vais chez le psychologue car j’ai besoin d’ordonner mes pensées, de gérer mes émotions et d’apprendre à mieux vivre. J’y vais car ça me fait du bien, car ça m’aide à acquérir des ressources pour faire face à la vie et à rechercher mon bien-être.

Je connais le son des pierres qui frappent mes pieds et qui gênent mon chemin, je connais la sensation brûlante de ne pas trouver de sens à la vie, de ne pas pouvoir désigner les sentiments par leur nom, de ne pas cesser de penser à tout ce qui pourrait arriver de mal, de ne pas trouver de sortie au couloir de la vie ”.

Cela pourrait être le discours de n’importe quelle personne normale qui fait une thérapie.

Peu importe les raisons qui vous mènent à suivre une thérapie, IL N’Y A RIEN DE NÉGATIF À LE FAIRE.

Bien au contraire, cela demande beaucoup de courage de passer le cap et de permettre à un professionnel de vous aider à démêler tous vos nœuds les plus intimes.

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Le stigmate de la santé mentale

Faire une thérapie est mal vu. Si vous le faites, la société vous montre du doigt. Cependant, comme le disent beaucoup de professionnels, nul besoin d’avoir un cancer de l’utérus pour aller voir le gynécologue.

Pourquoi n’allons-nous pas chez le psychologue quand nous nous sentons mal (anxieux, angoissés ou bloqués)?

Peut-être parce que dépasser certains problèmes n’est pas aussi facile que prendre un médicament. Nous vivons dans la société des solutions rapides et de la recherche de la pilule du bonheur.

Nous négligeons facilement l’importance de notre douleur intérieure, que nous ne savons pas nommer.

Nous avons une énorme sensation d’invulnérabilité envers les problèmes psychologiques.

Les difficultés émotionnelles nous semblent être secondaires et nous ne nous permettons donc pas de les approfondir. Et même, elles représentent pour nous un signe de faiblesse.

Nous sommes catastrophés quand une infection est compliquée à guérir, mais nous ne nous apercevons pas que si nous avions écouté les symptômes et les signes à temps, la douleur ne se serait pas répandue ainsi.

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Il faut être très courageux pour ne pas ignorer une pointe dans l’estomac de nos émotions.

Il faut être très courageux pour ouvrir notre esprit et notre intérieur à un professionnel. Il faut avoir beaucoup de courage pour reconnaître que nous devons changer.

Il faut être incroyablement fort pour avoir le courage de se transformer et d’y travailler dur. C’est une réussite psychologique de reconnaître cela et de nous donner l’opportunité de gérer nos attentes.

Car souvent, les questions sont la clé de notre avancée. L’appui d’un psychologue est la clé pour apporter de la cohérence à nos difficultés et organiser ainsi leur dépassement.

Ce n’est pas parce que nous avons besoin d’une thérapie que nous avons un trouble mental.

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Ce que l’on obtient à travers la psychologie en thérapie va bien au-delà de l’écoute ordinaire. Ce n’est pas une conversation intime d’usage.

Il s’agit de changer la programmation de la personne, grâce à un cadre équilibré qui se définit à partir de l’objectivité.

Les connaissances et les techniques ont des références dans les recherches scientifiques, ce qui confère une grande solidité au processus thérapeutique.

Voici la clé du mérite psychologique : accompagner professionnellement les personnes dans la recherche de réponses, dans la création de questions, dans la connaissance des émotions, des pensées, des qualités, des ressources et des modèles viciés.

C’est donc un beau chemin, pour ceux qui ont le courage de l’emprunter.

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