Comment peut-on mieux affronter les critiques ?

· 23 juillet 2017

Il est inhérent à l’être humain de commettre des erreurs. Par conséquent, nous le faisons tou-te-s. Or, on peut en tirer des leçons et s’améliorer. Pour ce faire, nous devons être conscient-e-s de ce que l’on a fait de mal. C’est compliqué : parfois, on ne se rend pas compte de nos échecs…et les autres si.

Les critiques nous aident dans cette tâche. Lorsqu’elle nous en fait une, l’autre personne essaie de nous communiquer quelque chose qu’elle n’aime pas chez nous. Or, il se peut que ces suggestions d’amélioration s’ajustent ou non à la réalité. De plus, il est possible également que l’on ne veuille pas forcément changer, même si la critique que l’on nous fait est fondée. Continuez à lire cet article pour découvrir comment faire pour les affronter.


« Malheureusement, la moitié des choses que l’on dit sur moi sont vraies. »

– Amy Winehouse –


Comment répondre face aux critiques qui ne m’intéressent pas ?

Généralement, les critiques ont un effet négatif sur nous, n’est-ce pas ? Nous les voyons comme quelque chose que l’on nous dit pour nous faire du mal. Mais la réalité, c’est que l’on peut aussi les voir comme une suggestion d’amélioration. Autrement dit, comme un moyen pour les autres de nous faire part de ces actes, de ces conduites ou de ce travail que l’on a fait et qu’iels n’ont pas apprécié.

De même qu’il est important d’acquérir des stratégies pour réagir de la meilleure manière face à une critique, il est aussi essentiel d’apprendre à le faire de manière adéquate. Ainsi, on parviendra à mettre toutes les choses de notre côté pour éviter que se génère un affrontement ou un autre type de problèmes dans nos relations avec les autres.


« Les critiques ne seront pas agréables, mais elles sont nécessaires. »

– Winston Churchill –


Le fait est qu’il nous est difficile de contrôler notre manière d’agir lorsque l’on nous fait part de quelque chose que l’on devrait améliorer, n’est-ce pas ? Puisque personne n’est parfait, nous allons nous trouver dans différents domaines de notre vie avec ce type de suggestions. En premier lieu, nous aurons tendance à voir si la critique que l’on nous fait nous intéresse ou non.

Autrement dit, nous devons voir si on veut améliorer cet aspect ou non. Dans ce cas, il est important de bien comprendre ce que l’on veut nous dire. Pour ce faire, on peut poser des questions qui nous permettront de savoir  si la critique est fondée. Ces questions qu’il convient de poser sont les suivantes :

  • A quoi fais-tu référence ?
  • En quoi l’as-tu remarqué ?
  • Quand et/ou où cela s’est-il passé ?

Que peut-on faire pour affronter les critiques qui s’ajustent à la réalité ?

De cette manière, nous allons faire la différence entre les critiques qui s’ajustent à la réalité et celles qui ne s’y ajustent pas. Autrement dit, cela va nous permettre de voir celles qui sont constructives et celles qui sont destructrices. Comment agir lorsque l’on se trouve face à une critique appartenant à la première catégorie et que ce que l’on nous dit est vrai ?

Le fait est que même si elles sont réalistes, on ne sait pas comment les gérer. C’est pourquoi, dans un premier temps, nous devons accepter ce type de critiques sans nous justifier. Ceci étant fait, nous devrons décider si on veut modifier ce que l’on nous a dit ou non. Ou si, même si on le désire, il nous est difficile de réussir à le faire.

Si on veut changer et s’améliorer dans l’aspect où, selon les autres, nous devons nous améliorer, il nous faut communiquer avec l’autre personne. Un « tu as raison, ça n’arrivera plus » est suffisant. Si on voit que notre interlocteur-trice continue à rabâcher toujours les mêmes choses, utilisez la technique du disque rayé. Autrement dit, répéter cette même phrase de temps en temps sans entrer dans les disputes.


« Faites ce que vous dicte votre coeur pour aller bien, puisque de toute façon, les autres vous critiqueront. On vous le reprochera si vous le faites, et on vous le reprochera aussi si vous ne le faites pas. »

– Eleanor Roosevelt –


A d’autres occasions, cela est difficile pour nous, ou bien nous ne parvenons pas à changer. Dans ce cas, on doit expliquer à l’autre que le changement est difficile pour nous et on peut lui demander de l’aide ou bien de générer d’autres alternatives. Ainsi, l’autre personne fera preuve d’empathie avec nous. Se mettre sur la défensive, cependant, ne fera qu’accentuer la tension entre les deux.

Enfin, même si la critique que l’on nous fait est réaliste, nous ne sommes pas pour autant obligé-e de vouloir changer. Dans ce cas, ce qu’il reste à faire, c’est donner raison à notre interlocteur-trice, mais aussi proposer d’autres alternatives pour améliorer la situation et négocier sur la base de ces dernières pour essayer de ne pas en arriver à un conflit.

Quand les critiques ne s’ajustent pas à la réalité, comment doit-on réagir ?

A d’autres occasions, on voit que la critique que nous fait l’autre personne ne s’ajuste pas à la réalité. Si on ne gère pas correctement la situation, il va être très facile d’entrer dans des disputes qui ne mèneront très certainement nulle part. C’est pourquoi il est important de mettre en marche deux autres techniques assertives de manière groupée, comme le banc du brouillard avec l’alternative ambiguë.

Le blanc de brouillard consiste à prendre part au discours de l’autre, de manière à ce que l’on reconnaisse qu’iel puisse avoir ses raisons personnelles de penser d’une manière déterminée, mais sans perdre notre position. Par exemple : « il est normal que tu te sentes ainsi si tu crois que je ne réponds pas à tes messages parce tu n’es pas important-e pour moi ».

Ainsi, nous paraphrasons et nous comprenons l’autre personne sans perdre notre point de vue. Après cela, on peut donner une alternative générale ou ambiguë, comme « j’y penserai » ou « j’en tiendrai compte ». De cette manière, on peut arriver à un accord partiel avec notre interlocteur-trice.

Ces techniques sont des outils dont il faut tenir compte dans nos relations avec les autres, que ce soit avec nos ami-e-s, notre famille, nos collègues de travail ou notre compagnon/compagne, puisque le fait de réagir de manière calme et empathique face une suggestion d’amélioration réduira considérablement les possibilités de finalement se retrouver dans un affrontement avec l’autre. Même dans le cas où les critiques ne nous intéressent pas ou ne sont pas réalistes.