Psychotropes ou thérapie psychologique ? Découvrez quel est le meilleur choix !

· 13 juillet 2017

Lorsque nous nous rendons chez le médecin parce que nous nous sentons mal sur le plan émotionnel, quelles sont normalement les étapes à suivre ? Le fait est que deux choix sont possible : ou l’on vous prescrit des psychotropes, ou l’on vous envoie consulter un psychiatre. Mais pas un-e psychologue, même si vous en faites la demande. Les médicaments seraient-ils donc plus efficaces qu’une thérapie psychologique ?

On se tourne vers le plus simple : on prend un cachet et hop, on pense que nos problèmes vont disparaître. Mais en réalité, ce n’est pas ce qu’ils font. Ils reviennent dès que vous cessez de prendre ce type de médicaments… Faut-il alors les prendre toute sa vie ? Non. Quelle serait donc la solution ? Poursuivez cette lecture et vous vous comprendrez pourquoi il est plus bénéfique de suivre le traitement d’un psychologue cognitivo-comportemental ou, tout du moins, pourquoi ce peut être le meilleur complément à un traitement pharmacologique initial.


« La psychologie, à la différence de la chimie, de l’algèbre ou de la littérature, est un manuel pour votre propre esprit. Il s’agit d’un guide pour la vie. »

-Daniel Goldstein-


Les problèmes des psychotropes

Le but de cet article n’est pas d’en finir avec les psychotropes. En vérité, ils sont parfois nécessaires et les prendre nous fait du bien. Le point d’inflexion réside dans le fait qu’il existe une tendance exagérée à les prescrire. À tel point qu’en Espagne, l’Organisation des Consommateurs et Usagers en est arrivée à demander moins de prescriptions de médicaments et plus de thérapie psychologique.

Les effets secondaires de ce type de médicaments sont connus par les professionnels de la santé, que ce soit à court, à moyen ou à long terme. Mais ce n’est pas leur seul problème : leur efficacité est également douteuse dans le traitement de certains troubles psychologiques et on les prescrit uniquement parce qu’ils représentent la solution la plus économique à court terme pour un système de santé saturé et au bord du gouffre à cause du manque de professionnel-le-s.

En outre, leur coût économique à long terme est très élevé car ils traitent de nombreux symptômes mais, en même temps, en n’agissant pas sur la cause, ils rendent beaucoup de troubles chroniques. Comme nous pouvons l’observer, il y a peu de « pour » et beaucoup de « contre ». Alors, pourquoi s’utilisent-ils autant ? D’un côté, parce qu’on retrouve les intérêts économiques de l’industrie pharmaceutique. De l’autre, parce que ce sont les patients eux-mêmes qui veulent voir disparaître leur mal-être avec un médicament : cela ne requiert en effet aucun effort de leur part.

Pourquoi vaut-il mieux avoir recours à une thérapie psychologique cognitivo-comportementale ?

Pourquoi cette volonté d’apporter une solution rapide et « indolore » au problème serait-elle mauvaise ? Parce qu’en réalité, elle ne règle pas le problème. Je m’explique : les psychotropes vont vous aider à réduire votre anxiété ou à améliorer votre état d’âme, dans le meilleur des cas, aussi longtemps que vous les prenez.

Et après ? Que se passera-t-il quand vous cesserez de prendre votre médicament ? Votre mal-être émotionnel réapparaîtra probablement. Pourquoi ? Parce qu’à part prendre un médicament, vous n’avez rien fait d’autre pour le traiter. La première chose à savoir est que, dans la vie, nous allons faire face à des situations au cours desquelles nous nous sentirons malsi nous n’apprenons pas à contrôler ces émotions négatives, celles-ci pourront passer d’un état passager à un état chronique et s’installer dans nos vies.


« Les meilleures années de votre vie arrivent quand vous décidez de prendre en charge vos problèmes. Vous ne rejetez plus la faute sur votre mère, sur l’écologie ou sur le président. Vous vous rendez compte que vous contrôlez votre propre destin ».

-Albert Ellis-


Voilà où se trouve le problème. Les médicaments peuvent atténuer vos problèmes de dépression ou d’anxiété, mais ce n’est qu’à travers une thérapie psychologique de qualité que vous pourrez acquérir des outils pour contrôler vous-même ces émotions négatives. Des outils que vous pourrez continuer à utiliser quand la thérapie se terminera.

Qu’apporte la thérapie psychologique que n’apportent pas les psychotropes ?

Mis à part le fait qu’elle vous donne des stratégies pour gérer vos émotions tout au long de votre vie, la thérapie ne voit apparaître ni les risques pour la santé, ni les problématiques effets secondaires des psychotropes. Par ailleurs, en termes économiques, il s’agit d’une alternative peu coûteuse. Mais ce n’est pas tout : elle présente bien d’autres avantages.

Par exemple, l’adhérence à un traitement psychologique est plus grande que celle du traitement pharmacologique. Le taux de récupération est plus élevé et elle fait considérablement diminuer le risque de rechutes. Cela permet aux troubles de ne pas se chronifier.


« La connaissance de soi et le développement personnel sont difficiles pour la majorité des gens. Cela requiert normalement beaucoup de courage et de persévérance. »

-Abraham Maslow-


Maintenant, pensez à une chose : qu’est-ce qui a le plus de valeur, une chose simple ou une chose qui exige des efforts de notre part ? La deuxième chose, oui. Quand nous réussissons à avoir quelque chose qui provient de notre travail acharné, nous nous sentons mieux. Des émotions telles que la joie ou la fierté apparaissent et nous nous sentons comblé-e-s. Ainsi, grâce à la thérapie psychologique, nous n’obtenons pas seulement des outils pour gérer nos émotions négatives : nous renforçons aussi l’affect positive et notre estime de nous-même.

Pour conclure, la thérapie cognitivo-comportementale est recommandé comme traitement pour la majorité des troubles psychologiques. La prise de médicaments est nécessaire lorsque l’on a affaire à des cas sévères, mais elle doit aussi être accompagnée d’un traitement psychologique. Par conséquent, il vaut mieux faire appel à un psychologue de qualité.

 

Images de Freestocks.org, Drew Hays y Breather.