Les types d’anxiété les plus courants : on peut tous les combattre

17 juin 2017 dans Emotions 217 Partagés

L’anxiété est l’un des grands maux de notre temps. À tel point qu’il existe de multiples types d’anxiété référencés et que des classements plus précis continuent à apparaître. Et ce n’est pas un hasard : l’époque que nous traversons est parfois trop exigeante et les équilibres, que ce soit les siens propres que ceux que nous maintenons avec d’autres personnes, sont potentiellement en mouvement constant.

L’anxiété est l’une des facettes de la peur. Mais à la différence de la peur, ici, il n’y a pas de stimulation concrète qui la provoque. La peur est normale quand vous vous confrontez à une menace spécifique et que vous percevez que votre intégrité peut être en danger. Mais l’anxiété est une forme de peur qui n’a souvent pas de cause définie, de manière à ce qu’il n’est pas simple d’intervenir sur l’origine de cette anxiété ou sur les facteurs qui la rendent chronique.

“La peur aiguise les sens. L’anxiété les paralyse.”

-Kurt Goldstein-

Vous vous rendez compte que l’anxiété vous envahit car vous vous sentez inquiet-ète, peu sûr-e de vous ou préoccupé-e par quelque chose d’imprécis que vous ne savez pas comment affronter. Comme si vous étiez dans un avion en chute libre, même si en vérité, vous êtes assis/e dans le salon de votre maison à regarder la télévision. Vous ressentez des chatouilles intérieurs qui ne vous laissent pas en paix, qui vous agitent, vous irritent, vous embêtent, mais vous ne parvenez pas identifier pourquoi.

Les types d’anxiété sont variés. Certaines personnes préfèrent les appeler simplement “stress” ou “préoccupation”, mais si on les regarde à la loupe, ce sont souvent des formes d’anxiété très sévères. Ce qui est intéressant, c’est que n’importe quel type d’anxiété peut se surmonter. Pour y arriver, la première chose à faire est d’essayer de mieux les connaître.

L’anxiété généralisée et l’anxiété sociale

Le trouble de l’anxiété généralisé est défini comme un état de préoccupation constante, sans qu’il n’y ait de raisons spécifique à cela. Elle doit durer au moins 6 mois et en général, elle est accompagnée de difficultés à dormir, d’irritabilité, de problèmes de concentration et de fatigue générale.

L’anxiété sociale, de son côté, est une condition dans laquelle une personne ressent la peur ou l’angoisse dans toutes les situations dans lesquelles elle doit interagir avec les autres. Autrement dit, ces personnes ont peur du contact avec les autres. Une grande partie de cette anxiété est une anxiété d’anticipation, c’est-à-dire qu’elle a lieu avant que le contact social craint n’ait lieu.

Ces deux conditions détériorent significativement la qualité de vie d’une personne. Ce sont des états qui ne se guérissent pas tout seuls avec le passage du temps, car ils se rétro-alimentent avec différents comportements d’évitement. Ce ne sont pas des moments à bannir, mais des situations qui demandent un traitement professionnel.

Dans la plupart des cas, il est suffisant de faire une courte thérapie pour que les émotions reviennent sous notre contrôle. Dans d’autres cas, on requiert des interventions plus longues, mais la probabilité de surmonter ces conditions est très élevée, dans tous les cas.

Les troubles obsessionnels et le stress post-traumatique

Les troubles obsessionnels sont de plusieurs types, mais ils ont tous en commun le fait qu’il y a une idée persistante et intrusive qui provoquent de la peur et de l’angoisse. Ainsi, même si la personne essaie de se sortir cette idée de la tête, elle n’y parvient pas. Ces obsessions peuvent finir par envahir complètement la personnalité et produire une paralysie dans la vie.

Le stress post-traumatique est l’état d’angoisse qui survient après avoir vécu une expérience traumatisante. Il se manifeste dans l’inquiétude, la difficulté à dormir, et surtout avec un fantasme récurrent : ce qui est arrivé arrivera à nouveau. L’affecté-e reste donc en état d’alerte et alimente l’insécurité et l’isolement.

Dans les deux cas, et selon la sévérité des symptômes, il y a différentes manières de surmonter le problème. Les méthodes de relaxation peuvent contribuer significativement à diminuer l’anxiété et à augmenter la capacité de concentration. Si ces méthodes ne sont pas efficaces, la thérapie professionnelle est une excellente alternative, avec de grosses possibilités de succès.

L’agoraphobie et l’hypocondrie

L’agoraphobie est aujourd’hui devenue l’un des types d’anxiété les plus courants. C’est une peur diffuse et incertaine de toutes les situations où il semble n’y avoir aucune échappatoire, dans lesquelles il n’existe pas la possibilité de recevoir de l’aide si l’on souffre d’une crise de panique. En d’autres termes, la personne pense qu’elle pourrait avoir une crise de panique et qu’elle ne pourrait pas s’échapper ou recevoir de l’aide. D’une certaine manière, c’est une forme de peur de la peur.

Le nombre de consultations pour agoraphobie est de plus en plus élevé. Et les personnes touchées en souffrent beaucoup et n’ont pas une vie normale. C’est la même chose avec les hypocondriaques, qui interprètent de manière catastrophique n’importe quel signe venant de leur corps. Iels se disent qu’iels ont des maladies graves et ont l’impression que leur condition peut empirer à tout moment, sans qu’iels ne puissent rien faire.

Dans les deux cas, les méthodes de relaxation sont conseillées. Elles contribuent à réduire ou à désactiver l’escalade de l’anxiété et à mieux identifier les signes que le corps nous envoie. Elles permettent une plus grande maîtrise de soi. Comme dans les autres cas, si ce n’est pas suffisant, l’aide d’un-e professionnel-le peut s’avérer être l’alternative la plus fiable.

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