Tirez le meilleur profit de vos visites chez le/la psychologue en suivant ces 9 idées

6 juillet 2017 dans Psychologie 58 Partagés

Quand vous sentez que vous ne pouvez pas affronter tout-e seul-e vos problèmes et décidez de demander de l’aide, l’essentiel est de connaître vos droits et de tirer le meilleur profit de votre visite chez le/la professionnel-le que vous avez choisi-e, que vous vous y rendiez une fois ou plusieurs. Nous vous offrons donc ces quelques idées, en espérant qu’elles vous serviront à tirer le meilleur parti des moments passés avec nous, les psychologues.


« La grande découverte de ma génération est que les êtres humains peuvent changer leur vie en changeant leur attitude mentale. »

-William James-


Avoir un bon « feeling » vous fait avoir confiance

L’un des aspects les plus importants est de vous sentir à l’aise, d’avoir un « bon feeling » avec cette personne pour pouvoir profiter du temps imparti au maximum et parler de tout ce qui vous préoccupe. Ouvrez-vous à cette personne et n’essayez pas de contrôler votre discours, le/la professionnel-le qui se trouve devant vous ne va pas vous juger. Par ailleurs, en tant que psychologues, nous sommes régi-e-s par le secret professionnel : rien de ce que vous nous racontez ne sortira du cabinet.

N’ayez pas peur d’aborder des sujets difficiles ou dont vous avez honte : la fonction du/de la psychologue n’est pas de vous accuser ni de rajouter un poids à votre charge pour la rendre plus lourde. S’il y a bien un sens que nous avons développé au maximum, c’est celui de l’ouïe. Nous sommes là pour écouter, nous avons les outils pour vous aider à trouver les réponses à vos problèmes ou préoccupations et non pas pour constituer un tribunal.

Nous sommes en majorité des personnes ouvertes et avons l’expérience suffisante pour savoir que les personnes se comportent de différentes manières face à une même circonstance. Mais nous sommes surtout des professionnel-le-s capables de mettre nos vies, expériences et idées de côté et de nous concentrer sur ce que vous nous racontez.

Si vous ne vous sentez pas écouté-e, n’avez pas l’impression que votre psychologue reste neutre et voyez qu’il vous donne une seule option pour chacun de vos problèmes, cela vous faisant vous sentir mal à l’aise, vous avez entièrement le droit d’aller voir un-e autre professionnel-le. Donnez une autre chance à la thérapie, ne vous dites pas que les psychologues sont tou-te-s pareil-le-s parce que ce n’est pas vrai. Nous sommes tou-te-s différent-e-s, pour le meilleur et pour le pire.

Nous formons une unité corps-esprit

Engagez-vous à lui raconter les aspects qui vous semblent même n’avoir aucun rapport ou aucune importance, ils pourraient être très utiles pour la thérapie. Il est vrai que nous ne sommes pas des médecins. Cependant, les personnes forment une unité corps-esprit : si nous nous sentons mal mentalement, cela affectera notre corps et vice-versa. Dites-lui si vous avez des problèmes pour dormir, si vous ressentez un manque d’appétit, si vous avez des maux de tête, etc. Vous pouvez même lui raconter une chose bizarre qui vous est arrivée ce jour-là. Tout ce que vous voulez !


« Les émotions inexprimées ne meurent jamais. Elles sont enterrées vivantes et réapparaissent plus tard sous la pire des façons. »

-Sigmund Freud-


Ne cachez ou ne gardez aucune information, le/la psychologue ne peut pas lire dans votre esprit. Profitez au maximum de l’espace et de la confidentialité qui sont en votre faveur. Il se peut que vous ayez du mal au début parce que vous n’êtes pas habitué-e, mais il est important de savoir que vous n’allez pas cesser de contrôler de ce que vous racontez, et même la façon dont vous le dites. Sachez que si vous ne dites que des demi-vérités ou ne racontez pas l’histoire en entier, l’aide apportée n’aura jamais la qualité escomptée.

Les symptômes physiques ou les difficultés peuvent être une raison pour assister à une thérapie, mais vous pouvez aussi y aller pour mieux vous connaître. Si c’est le cas, utilisez cette thérapie pour creuser en vous, pour étudier les aspects les plus obscurs de votre être : cela vous aidera à affronter ce que la vie place sur votre chemin. Il n’est pas nécessaire d’avoir un problème très grave, il se peut que vous ayez simplement des doutes sur les raisons de vos attaches avec un certain type de personnes, sur les difficultés que vous rencontrez face à certaines choses, etc. Nul besoin d’être fou/folle pour aller chez le/la psychologue : c’est un véritable mythe !

Parlez de vos sentiments au/à la psychologue et posez-lui toutes les questions que vous voulez

Parlez de vos sentiments au/à la psychologue. S’iel vous a dit quelque chose qui ne vous plaît pas, discutez-en ! Il est important de ne pas intérioriser car cela endommagerait la relation. Les malentendus peuvent aussi exister en thérapie. Le/la psychologue peut parfois dire une chose que vous avez comprise d’une autre façon. L’essentiel est d’en parler et d’ôter cette épine du pied.

Si vous ne comprenez pas quelque chose, posez toutes les questions nécessaires, ne restez pas avec un doute en tête par pudeur ou par colère. Les psychologues aussi commettent des erreurs : la thérapie et les moments les plus significatifs au cours de cette dernière sont normalement intenses pour le/la patient-e/client-e mais ils le sont aussi pour nous, les psychologues. Cette intensité peut provoquer des erreurs mais celles-ci peuvent être solutionnées si la communication demeure ouverte et sincère.

Les psychologues n’utilisent normalement pas un langage médical ou psychologique et ne s’expriment pas avec une grammaire trop complexe. Nous parlons pour que la personne qui se trouve devant nous comprenne tout, indépendamment de ses connaissances en matière d’esprit humain. De toute façon, si vous ne nous comprenez pas, nous vous serons reconnaissant-e-s de nous le dire ouvertement car nous aurons l’opportunité de rectifier et d’ajuster notre discours.

Le/la psychologue est là pour vous écouter

Soyez patient-e, vous êtes celui/celle qui marquez le pas, les changements se feront à votre rythme ; souvenez-vous que Rome ne s’est pas faite en un jour. Nous vivons actuellement dans une société où tout passe rapidement ; quand nous ressentons un mal-être, nous voulons qu’il se termine immédiatement et nous manquons de patience et de tolérance. La thérapie sert énormément, beaucoup plus que les médicaments que l’on peut vous donner ; elle n’a pas d’effets secondaires, mais il faut lui accorder du temps.

Le/la psychologue est là pour vous écouter, et cette faculté d’écoute est difficile à trouver au sein d’un environnement familial ou amical. Si vous pensez le contraire, faites un essai. Essayez de parler d’un problème pendant 5 minutes et vous verrez comment la majorité des gens (sans vouloir vous blesser) commenceront à vous dire ce qu’il faut faire pour résoudre le problème, à vous expliquer le cas de quelqu’un qui est passé par une épreuve similaire ou à vous parler de leur propre expérience. Certaines personnes ne le supporteront même pas et vous couperont pour parler de leurs problèmes. Ne les jugez pas… Si vous étiez à leur place, vous feriez probablement la même chose. Nous n’avons pas pris l’habitude d’écouter.

Le/la psychologue vous écoutera mais ne vous donnera pas de conseils. Il ne résoudra pas les problèmes. Vous seul-e possédez les réponses et connaissez les solutions à vos problèmes ; le problème est que l’auto-analyse que vous répétez incessamment n’est pas objective et ne fonctionne pas. Le fait de raconter nos problèmes à des amis ou à des membres de notre famille ne fonctionne pas souvent non plus et c’est pour cela qu’il faut faire appel à un-e professionnel-le.


« Le paradoxe le plus curieux est que quand je m’accepte moi-même, je peux changer. »

-Carl Rogers-


Si vous êtes curieux-se, prenez un rendez-vous : vous ne vous engagez à rien et ce sera peut-être exactement ce dont vous avez besoin.

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