Psychologie de la force de volonté : lorsque vouloir, c’est pouvoir

11 janvier 2018 dans Développement personnel 722 Partagés

La psychologie de la force de volonté nous annonce que rien n’est impossible lorsque la détermination est invincible. Lorsqu’en plus de cal il y a du charisme, nous sommes capables d’entraîner notre cerveau à prendre de meilleures décisions. De telles valeurs personnelles ne viennent pas de manière innée, chacun les développe avec le temps, en prenant petit à petit conscience de ses propres limites et de ses capacités.

Il est possible qu’ainsi, tôt ou tard, nous puissions être surpris par le fait que la psychologie dispose d’un domaine exclusivement dédié à la force de volonté. En réalité, elle fait partie de cette très large catégorie de motivations dans laquelle (comme nous le savons déjà) il n’y a pas de pénurie de thérapeutes qualifiés. Nous ne manquons pas non plus de « coachs » spécialisés dans l’apprentissage d’outils afin d’apprendre à travailler un peu mieux pour la réalisation de nos objectifs vitaux.

« Nous ne faisons pas les choses car elles sont difficiles, elles sont difficiles car nous n’osons pas les faire. »

-Sénèque-

Néanmoins, nous pourrions dire sans nous tromper, que ce domaine d’étude commença à se consolider à partir de 2011 après une enquête réalisée par l’APA (American Pshychological Association). L’objectif était d’évaluer le niveau de stress de la population des Etats-Unis et de déterminer les facteurs qui en étaient la cause. Les résultats mirent en évidence quelque chose de remarquable.

Plus de la moitié des personnes interrogées déclarèrent être tout à fait conscients du fait que leur style de vie n’était pas sain. De plus, ils savaient que le stress, tout comme l’anxiété, étaient leurs pires ennemis. En revanche, ils affirmaient qu’ils n’avaient pas la force de volonté nécessaire pour initier des changements quelconques. Ils ne se sentaient ni motivés, ni dotés des stratégies adéquates pour améliorer la situation.

Pourquoi cela se produit-il ? Pourquoi nous avons parfois tant besoin de remettre les choses au lendemain ? Pourquoi nous manquons de volonté pour faire de l’exercice, pour arrêter de fumer ou pour unir la motivation et le courage suffisants afin de lutter contre le sommeil ou pour atteindre cet objectif qui nous a toujours accompagné ? la psychologie de la force de volonté nous donne les réponses à ces interrogations.

escargot sur une branche

Mais, à quoi correspond réellement la « force de volonté » ?

Parfois, nous n’avons pas les idées claires concernant certains domaines du comportement humain. De plus, il se peut que nous nous soyons personnellement retrouvés dans cette situation. Il y a des périodes au cours desquelles nous manquons totalement de force de volonté, comme si nous nous trouvions dans une chambre entièrement obscure sans savoir quoi faire, comment réagir et en ressentant en plus une vulnérabilité absolue. Face à cet état, ceux qui nous critiquent pour notre fragilité apparente et notre capacité de réaction nulle ne manquent pas.

Quelque chose que la psychologie de la force de volonté nous montre très clairement est que cette dimension n’est pas génétique. Personne ne vient au monde avec ce programme pré-installé qui s’activerait dès que nécessaire. En fait, cette énergie interne est généralement très sensible à l’état de motivation de la personne, au contexte qui l’entoure et à l’éducation qu’elle a reçue. Personne ne nous a appris de stratégies permettant de surmonter la peur, l’indécision, ou encore de travailler l’auto-contrôle ou la détermination personnelle.

Ainsi, il est important de définir premièrement ce que nous comprenons par force de volonté.

« Le courage est la résistance à la peur et le contrôle de la peur, mais jamais l’absence de peur. »

-Mark Twain-

homme sur une falaise

Caractéristiques de la force de volonté

Selon l’APA (American Psychological Association) la force de volonté est une régulation consciente du « moi » avec laquelle chercher un but, en sachant que nous méritons l’objectif que nous visons.

  • Cette dimension est intimement liée à l’estime de soi et à l’auto-concept.
  • Un aspect important associé à cette dimension est que la force de volonté est en lien avec la régulation des pensées négatives ou limitantes. Contrôler les pulsions non désirées qui tracent autour de nous des cercles restrictifs et bâtissent des murs à l’horizon est quelque chose que nous devons apprendre à exécuter.
  • De plus, la force de volonté s’associe également à notre capacité à retarder la gratification. Nous devons être capables de résister aux tentations à court terme dans le but d’atteindre nos objectifs à long terme.

Enfin, il est important d’insister sur le fait que toutes ces compétences et ressources psychologiques peuvent se développer avec de l’entraînement. En fait, c’est quelque chose que nous devrions tous faire. Sans jamais oublier l’importance de transmettre aux plus jeunes ce type de stratégies motivantes avec lesquelles nous pourrons les guider afin d’atteindre des objectifs dès leur plus jeune âge.

3 clés de la psychologie de la force de volonté

Bien qu’il soit certain que « vouloir c’est pouvoir », il convient de dire qu’il y a toujours des petites nuances à prendre en compte. Ainsi, nous pourrions davantage dire que « vouloir est savoir quelle ressource il est nécessaire de mettre en pratique pour obtenir ce que vous voulez et qui, en plus, peut être obtenu de manière totalement réaliste ».

L’un des travaux les plus intéressants sur la force de volonté est celui réalisé par la psychologue de la santé Kelly McGonial. Dans son livre « Le pouvoir de la volonté : La nouvelle science du self-control », elle nous enseigne des stratégies précieuses qui peuvent nous servir d’aide et qui, dans leur essence, se résument en trois points clés. Ce sont les suivants.

homme qui médite

Je ne vais pas pouvoir

« Je ne vais pas pouvoir ». C’est sans doute l’une des phrases qui nous vient le plus souvent à l’esprit lorsque nous nous fixons un objectif. En réalité, ce discours négatif et limitant est le premier que nous devrions contrôler, vaincre et transformer.

Un moyen d’y parvenir est de nous formuler la phrase suivante : « Si je ne vais pas pouvoir, je vais me créer mon propre pouvoir ».

  • Je le ferai en retenant le dialogue interne négatif.
  • Toute pensée négative qui apparaîtra dans mon esprit sera transformée en affirmations : « Je ne peux pas aspirer à un meilleur emploi, le marché du travail va très mal » -> « Je peux aspirer à un meilleur emploi, je vais tenter d’offrir quelque chose de nouveau et de qualité ».

Je vais m’améliorer

Nous avons tous des qualités magnifiques, des capacités et des habiletés que nous devons reconnaître, apprécier et améliorer. En revanche, dans certains contextes ou en étant entourés par certaines personnes, nous avons parfois tendance à oublier ou à dévaloriser ces qualités.

Il est temps de nous en rappeler, de laisser de côté les mauvaises influences externes ou internes qui affectent notre estime de nous-mêmes et d’améliorer au maximum ce que nous sommes et ce que nous valons.

Je veux pouvoir

La dernière clé est simple, utile et pratique. Elle se base sur la pratique de verbalisations simples au quotidien. En voici ci-dessous quelques exemples :

  • Je veux pouvoir me sentir mieux.
  • Je veux pouvoir me sentir plus fort.
  • Je veux pouvoir surmonter mon passé et laisser de côté les pensées négatives.
  • Aujourd’hui je veux pouvoir faire face à cette peur, à ce problème.
  • Demain je veux pouvoir parvenir à atteindre cet objectif.

femme dans un champ de blé

Comme nous le voyons, la psychologie de la force de volonté est réellement importante, utile et décisive pour nos vies. Nous devons apprendre à la travailler et ainsi à être conscients de nos ressources internes et du fait que nous méritions sans aucun doute d’accomplir pleinement chacun de nos rêves.

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