La procrastination : L’art de tout remettre au dernier moment et apprécier cette adrénaline

9 août 2018 dans Développement personnel 0 Partagés
homme désordonné

Tout remettre au dernier moment se transforme parfois en forme de vie. Ceux qui vivent de cette façon ont beau essayer d’organiser leur temps et d’agir d’une autre façon: ils n’y arrivent pas. Du moins, sur le long terme. Cela peut fonctionner pour quelques jours mais cette dynamique revient ensuite très rapidement.

Ceux qui ont pour habitude de tout remettre à la dernière minute sont des personnes qui vivent « dangereusement ». Il y a deux manières de voir ce point. D’un côté, nous retrouvons les procrastinateurs qui, compulsivement, remettent toujours ce qu’ils doivent faire à plus tard ou ne le font jamais. De l’autre côté, nous voyons les accros à l’adrénaline qui, d’une certaine façon, aiment sentir que le temps commence à leur manquer.

Dans les deux cas, il s’agit d’un comportement qui affecte la vie des personnes, et parfois de manière grave. On ne parvient pas toujours à contrôler la situation et les conséquences peuvent donc être onéreuses. Sans compter que la vie se transforme en chaos. Tout remettre au dernier moment contribue en effet au désordre mental et fait que les personnes ne tirent pas profit du temps qui passe.

« Lorsque vous devez escalader une montagne, ne pensez pas qu’elle deviendra plus petite si vous attendez »

-Vox Populi-

escalade

Tout remettre au dernier moment et l’adrénaline

On dit qu’une personne est accro au danger quand elle cherche délibérément des situations qui mettent en péril son intégrité ou sa tranquillité. Lorsque nous faisons référence à ces personnes, nous pensons à celles qui pratiquent des sports extrêmes ou qui ont un travail dangereux. Cependant, celles qui sont habituées à tout remettre à la dernière minute appartiennent parfois aussi à ce groupe.

Apparemment, être proche de la limite est quelque chose qui leur procure du plaisir. C’est comme marcher au bord d’un précipice sans tomber: on peut sentir le risque du vide sur notre peau. Ceci peut parfois être compulsif. Cela veut dire que ces personnes ne peuvent pas s’empêcher d’agir de la sorte. Elles aiment sentir qu’elles peuvent garder le contrôle dans des situations extrêmes.

Il faut savoir que derrière ces états de risque, une importante ségrégation d’adrénaline se produit. Et celle-ci stimule à son tour la sécrétion de dopamine. La dopamine est une substance qui produit une sensation de bien-être. Se mettre en péril délibérément génère donc, dans ce cas, une très grande sensation de satisfaction.

Certaines personnes qui ont pris cette habitude de tout remettre au dernier moment sont accros à l’adrénaline. Elle sentent qu’elles avancent mieux lorsqu’elles sont sur une corde raide. Et elles finissent avec une grande satisfaction: celle d’avoir vaincu le risque et d’avoir vu leur niveau de dopamine grimper.

Ceux qui procrastinent

D’autres personnes acquièrent cette habitude parce qu’elles ont toujours tendance (et de façon délibérée) à remettre leurs engagements et leurs devoirs à plus tard. Il s’agit de gens qui ont le temps suffisant pour faire ce qu’ils doivent faire mais qui décident quand même de le faire à la dernière minute. Ils assument même le risque de ne jamais pouvoir réaliser cette tâche si jamais leurs calculs sont mauvais et s’ils finissent par manquer de temps.

Une femme au milieu d'un bureauen désordre

Il ne s’agit pas de personnes paresseuses ou négligentes. Elles ont juste inclus ce style de comportement dans leur mode de vie et il leur est presque impossible de fonctionner d’une autre façon. Elles se sentent angoissées, stressées et honteuses au moment de remettre leurs engagements à plus tard. Cependant, elles ne peuvent pas l’éviter. Si elles parviennent finalement à les respecter, elles finissent épuisées et remettent à plus tard la chose suivante. Le cercle vicieux se met alors en place.

Les procrastinateurs calculent le temps qu’ils ont. Ils ne négligent rien. Ils savent parfaitement le temps qu’il leur reste et le temps qui leur est nécessaire. En fait, ils pensent énormément (en stressant) à ce qu’ils doivent faire. Ils ne le perdent pas de vue. Mais ils attendent simplement de « se sentir mieux » pour le faire. Finalement, ce moment n’arrive jamais et c’est la date limite qui les pousse à travailler.

Les conséquences de ce type de comportements

Que l’on parle de personnes qui sont accros à l’adrénaline ou de procrastinateurs, les conséquences, tôt ou tard, finiront par être négatives. Ces gens n’arrivent pas toujours à respecter leurs engagements et cela débouche sur un chaos et des difficultés pour organiser leur vie.

Dans le cas des accros à l’adrénaline, une chose domine: une angoisse qu’ils n’expriment pas. Les comportements à risque sont une façon de dissimuler ce conflit qui provoque de l’anxiété. Le danger aide uniquement à dissiper cette sensation interne.

Beaucoup de procrastinateurs, de leur côté, sont des personnes peu sûres d’elles-mêmes. Elles ont peur que leur travail ne soit pas adéquat et remettent donc tout à plus tard. Cela leur donne un bon argument si les choses tournent mal. « J’ai eu beaucoup de pression et je n’ai pas eu assez de temps », disent-elles.

pile de dossiers

Dans tous les cas, il s’agit de comportements problématiques. La vie de ces personnes est désorganisée et, par ailleurs, les autres ont du mal à leur faire confiance à cause de leur façon de procéder. On voit aussi diminuer la possibilité d’obtenir les meilleurs résultats. Enfin, il est très improbable qu’elles puissent être responsables de tâches plus complexes qui exigent de la continuité et de la constance.

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