Pourquoi est-il si difficile d’oublier un grand amour ?

· 17 avril 2015

Des études scientifiques ont révélé que les relations amoureuses intenses créent dans notre cerveau comme une racine ou une ancre qui maintient nos souvenirs vivants de manière récurrente.

Ces études mettent à jour l’existence d’un circuit neurologique qui grave plus profondément et plus intensément les souvenirs dotés de plus de charge émotionnelle.

Selon les spécialistes, rester seul après une rupture n’aide en rien à surmonter la fin de cette dernière. La solitude ou le remplacement d’un partenaire par un autre n’empêche pas notre cerveau de continuer à répéter les souvenirs. 

Les neurologues appellent cette situation « conflit cérébral », c’est à dire que la relation se termine, mais notre esprit continue à émettre des images et des sensations corporelles.

Il existe dans notre cerveau deux structures dans le lobe temporal. L’une d’entre elles porte le nom d’hippocampe, et c’est là que se trouvent la mémoire déclarative et la mémoire de fixation.

L’autre partie, l’amygdale, contient la mémoire émotionnelle. Pour simplifier les choses, disons que pour que l’information déclarative soit distribuée au niveau cérébral, il doit obligatoirement exister un contexte émotionnel (par exemple, une situation vécue avec un grand amour).

Lorsque l’amygdale détecte ce contexte d’émotions, elle envoie des neurotransmetteurs à l’hippocampe qui s’incorporent dans notre mémoire comme un phénomène de fixation.

Ce phénomène explique pourquoi, même après de longues années, les sensations et les souvenirs refont surface. L’amygdale envoie involontairement des décharges émotionnelles, comme les palpitations, les bouffées de sueur, les nausées, etc.

Plus notre cerveau a enregistré cette situation affective avec qualité et en grande quantité, plus de données seront conservées dans l’amygdale, et plus elle enverra de sensations de manière continue.

Il nous arrive souvent de recroiser un(e) ancien(ne) petit(e) ami(e), ou des anciens amis, et même après des années des dizaines de souvenirs nous reviennent à l’esprit comme si nous avions rompu ou coupé les ponts la veille.

Le temps guérit-il vraiment tout ?

Le temps nous aide à oublier, car les connexions cérébrales perdent en intensité. Les neurotransmetteurs perdent de leur puissance, ce qui implique que les souvenirs liés aux personnes qui ont compté perdent également de leur force.

Effectivement, le temps a la faculté de guérir presque toutes les douleurs, même les blessures de cœur. 

Quand une relation va mal, nous nous retrouvons prisonniers d’un cercle vicieux où les disputes, la jalousie, les caprices, les cris et la souffrance sont monnaie courante. Souffrir de façon interminable par amour n’en vaut pas la peine.

Nous devons nous battre avec nous-mêmes, entreprendre un voyage vers l’indifférence sans regretter le passé, et orienter nos pensées vers le futur tout en espérant que le temps qui passe guérira nos blessures.