Le poids de l’auto-sabotage

· 27 mai 2017

L’auto-sabotage comprend toutes ces actes que l’on mène à bien dans le but de compliquer ou d’empêcher l’atteinte de nos objectifs. Ces objectifs frustrés sont précisément ceux qui nous permettraient pourtant d’atteindre d’importantes réussites dans notre vie et de frôler le succès. Les formes les plus communes d’auto-sabotage impliqueront des comportements tels que l’indécision, le retardement, les addictions de tout type, le fait de dormir peu ou encore de trop manger.

D’un autre côté, les gens s’auto-sabotent aussi lorsqu’ils nient leurs sentiments, qu’ils se comparent à d’autres pour se sentir inférieurs ou qu’ils maintiennent des relations qui les détruisent émotionnellement. Souvent, ce comportement nous pousse à ignorer ce que l’on veut et ce dont on a besoin.


« Que vous pensiez que vous puissiez ou non, vous avez raison. »

– Henry Ford –


Certaines personnes se soumettent à d’exigeants régimes pour perdre du poids et jouir d’une bonne santé, qu’elles accompagnent même parfois d’une série d’exercices physiques. Cependant, à la fin de la journée, elles s’auto-sabotent en consommant une certaine quantité de junk food et souvent à l’excès, et trouvant toujours une excuse pour le faire. Le résultat final est qu’elles gâchent tous les efforts déployés pendant la journée.

Dans d’autres cas, on se prépare à une ascension professionnelle, car on considère sérieusement la possibilité d’améliorer notre qualité de vie ou car on a à coeur de faire face à des défis plus grands. Cependant, au moment de concrétiser le désir pour lequel on a tant travaillé survient l’auto-sabotage.

Un état d’indécision et d’angoisse nous assaille et fait que l’on abandonne l’idée initiale pour finalement ne rien changer et continuer comment avant : les doutes de si on est prêt-e-s ou non, de si on sera capables ou non finissent par nous laisser là où on était au départ, faisant de nous le/la seul-e responsable de notre immobilisme.

L’origine de l’auto-sabotage

Lorsque l’on se fixe pour objectif d’atteindre un but et que l’on sabote notre avancée vers ce dernier, notre estime de nous-mêmes se voit sérieusement compromise. Dans le fond, ce qui s’impose est une peur qui a une origine inconsciente. C’est sûrement le résultat d’une expérience négative acquise pendant l’enfance, que l’on n’a pas encore réussi à clarifier, et encore moins à résoudre.

La plupart de ces schémas de conduite puisent leur origine dans l’enfance. Probablement sont-ils associés au type de relation que l’on a établi avec notre parent du sexe opposé. Autrement dit, une fille avec son père, ou un fils avec sa mère. Nous devenons le centre de l’attention de notre parent du sexe opposé, tandis que l’autre se sent mis à l’écart.

De ce fantasme, que l’on considère comme réel, se détachent deux conséquences réelles ; la première, c’est que l’on ne peut pas être le compagnon/la compagne de notre parent, bien qu’il y ait un fort désir inconscient de l’être, et la deuxième, c’est que se génère alors un état de culpabilité insoutenable, car on a déplacé du plan affectif notre parent du même sexe. Que ce soit d’un côté ou de l’autre, si on participe à cette dynamique dès notre plus jeune âge, on se chargera d’un poids qui n’existe pas, mais qui aura bel et bien des effets dans la réalité en agissant comme un puissant poids.

Comment éviter l’auto-sabotage ?

Tout d’abord, il convient d’être conscient-e-s que l’on se sabote. Cela n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît, car on se dit souvent qu’il s’agit d’un comportement inconscient. L’échec initial génère en nous culpabilité et frustration. Nous avons tendance à être implacables dans les évaluations que l’on fait de nous et de nos résultats. C’est pourquoi il résulterait positif d’être flexibles et d’essayer d’identifier avec plus de précision ce qui nous conduit à l’échec.

Nous devons clairement identifier le problème. Nous convaincre que nous sommes vraiment bon-ne-s en quelque chose et méritant-e-s de ce quelque chose qui améliorerait significativement notre vie. Même si échouer nous préoccupe, il semblerait que tous nos efforts convergent vers la concrétisation de ce que l’on ne veut pourtant pas voir arriver.

Il faut ajouter également, même si cela peut résulter paradoxal, que certaines personnes échouent après avoir réussi. Ainsi, la réussite initiale génère des sentiments de satisfaction et de plaisir temporaires. Cependant, ensuite, ils deviennent source d’angoisse et, dans certains car, en arrivent même à être somatisés. Cette situation disparaît quand ces personnes parviennent à faire converger leurs efforts vers la destruction de sa réussite.

Points clés pour ne pas se saboter

Il est important de savoir identifier ce que l’on veut dans la vie, et pour cela il peut se révéler judicieux de se fixer des objectifs spécifiques. Il n’y a rien de mal à se permettre de rêver en grand ou de surmonter ses peurs, en sachant que rien ne nous protégera des déceptions. Chaque défi constitue une expérience nouvelle et un risque calculé qu’il faut courir pour gagner en confiance, pour atteindre nos buts.

Il résulte essentiel de moins ruminer nos idées et d’agir davantage. D’où l’importance d’un dialogue interne et réflexif qui éloigne de nous les pensées catastrophistes. L’idée est de nous libérer de tous ces poids qui nous freinent dans le but d’atteindre nos buts, de concrétiser nos rêves.

Finalement, on s’exerce à être honnête avec soi-même. Nous sommes très fort-e-s pour nous tromper nous-mêmes et pour faire culpabiliser les autres ou chercher des excuses lorsque l’on n’arrive pas atteindre les buts que l’on s’était fixés. C’est pourquoi il est bon de s’approprier, de gouverner notre vie et d’assumer la responsabilité qu’implique chacune de nos décisions.

 

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