Piper, l’un des dessins animés les plus jolis et les plus tendres de Disney

· 1 mars 2017

L’histoire dure 6 minutes. 6 minutes d’une vie. 6 minutes qu’il vaut la peine d’investir pour découvrir le court-métrage le plus tendre de Pixar-Disney. Car, oui, Piper est l’un des courts-métrages les plus tendres de la société de contenus audiovisuels Pixar.

Sur ces images, on nous raconte une histoire qui pourrait être l’histoire de la vie de n’importe qui d’entre nous à n’importe quel moment de notre vie. Surmonter nos peurs et notre petit confort nous apporte toujours de merveilleuses perspectives dans la vie.

Mais ce n’est pas facile. Les dangers dans la vie réelle sont intenses. Les dangers imaginaires, encore plus. Quand les deux s’entremêlent, nous avons un mélange explosif qui mérite réflexion…

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Piper, le court métrage qui révolutionne notre tendresse

Il était une fois un petit oiseau dont la maman voulait lui apprendre à s’alimenter seul. Cependant, la peur de l’inconnu a provoqué des débuts compliqués dans l’entraînement de la survie « version maman ».

Sa peur l’a maintenu dans la faim jusqu’à ce que le hasard ou le destin le firent tomber sur un magnifique instructeur : un crabe ermite. Il lui donna une perspective différente de la vie et de l’adresse qu’il devait acquérir.

Un court-métrage qui nous transmet deux messages importants pour notre vie

Didactique pour les petit-e-s et pour les plus grand-e-s, Piper transmet deux messages clés : l’importance de surmonter les peurs et le besoin de laisser de l’espace à ses enfants pour commettre des erreurs et s’en sortir tout seul-e-s.

Si nous nous regardons dans le miroir sans nous arrêter vraiment, nous ne nous rendons pas compte que nous sommes tou-te-s des oisillons mouillés et terrorisés par les vagues. Pourtant, nous le sommes.

Nous sommes des oiseaux mouillés qui ne connaissent pas bien le chemin de leur vie. Tout comme le protagoniste du court-métrage, nous nous sentons vulnérables lorsque nous devons faire un pas en avant pour avancer.

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Mais bien sûr, nous sommes plein d’espoir et de courage, ce qui nous aide à faire face aux craintes et aux difficultés. Nous grandissons uniquement lorsque nous nous convainquons du besoin de nous sentir dans un inconfort pendant un certain temps encore. Les choses que nous désirons ou dont nous avons besoin se trouvent loin des quatre parois émotionnelles de notre confort, de notre sécurité et de notre certitude.

  • La zone de panique suppose de franchir le seuil de la porte de nos quatre murs. Ici, on vous dit et vous vous dites : « Ne le fais pas », « Tu vas échouer », « Le risque de t’écraser est énorme et des choses horribles pourraient arriver ».

Lorsqu’on transite dans cette zone, nous apprenons que la seule manière de cultiver un jardin plein de fleurs, c’est de rompre avec les conventions que nous nous imposons à nous-mêmes en tant que personnes et en tant que société.

  • La zone magique est un peu plus loin de la zone de panique. C’est là qu’apparaissent les choses merveilleuses, où nous élargissons nos rêves et où nous parvenons à nous dépasser. Quand nous y sommes, il est probable que nous ayons beaucoup moins peur.

Par exemple, une peur immense vous envahit soudainement car vous avez perdu votre zone de confort, mais ensuite vous vous rendrez compte que ce n’est pas si simple : votre zone de confort n’a pas été éliminée, elle a juste grandi.

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D’autre part, le réalisateur du court-métrage, Alan Barillaro, a assuré que nous pouvons tou-te-s apprendre du précieux oisillon et de sa maman. Une maman qui apporte à son rejeton l’espace nécessaire pour commettre des erreurs, regretter et apprendre mille manières avec lesquelles il ne faut pas faire les choses.

Elle offre tout cela à travers son soutien inconditionnel et non pas directif. Il est essentiel de laisser nos enfants grandir et commettre leurs propres erreurs sans rôder autour d’elleux.

Nous avons tou-te-s été, nous sommes et nous serons des oisillons apeurés à un moment donné. Cependant, il y a une question qui est claire comme de l’eau de roche chez l’être humain : tout dans la vie est potentiellement significatif, car même dans la souffrance, nous obtenons un apprentissage, quel que soit le chemin que nous choisissons de parcourir.