N’intériorisez pas les reproches, souriez et avancez

· 16 mai 2016

C’est les autres qui font en grande partie ce que nous sommes, c’est à dire ce que nous laissons entrer en nous et ce qu’on décide d’oublier au bout d’un certain temps.

Ils nous apprennent à nous défendre et à aimer, mais ils oublient parfois de nous inculquer le plaisir d’ignorer. C’est pour cela que l’on a du mal par moments à distinguer des sentiments contraires : si c’était bien ou mal, désastreux ou merveilleux… cruel ou gentil.

Cette façon d’analyser la réalité est source de problèmes. Savoir accepter l’ambiguïté de ce qui nous arrive est le premier pas pour avancer et pour que la vie ne devienne pas une lutte incessante et épuisante.

Les autres ne pensent pas en permanence à qui nous sommes et à comment on se sent. Nous sommes tous engagés dans un combat qui n’est parfois pas le nôtre.

Nous devons par conséquent nous autoriser à vivre plus légèrement et plus intensément dans le présent. N’intériorisez pas les reproches des autres, souriez et avancez. Prenez le temps de respirer et donnez une leçon aux autres.

Ne pas intérioriser, c’est savoir vivre

Ne pas intérioriser tout ce qui nous arrive, c’est regarder en spectateur ce que nous sommes parfois incapables d’accepter quand nous le subissons de plein fouet.

Le monde est fait d’innombrables batailles et nous devons distinguer laquelle est la nôtre et laquelle ne nous concerne pas… En faisant le vide dans votre tête, vous pouvez faciliter le reste.

“Sois aimable avec les gens que tu rencontres, car chacun de nous livre en secret une grande bataille”
-Platon-
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Si l’on devait faire attention à tous les reproches que nous font les autres, nous serions cassés en mille morceaux. Il faut accepter qu’il y a des gens qui ne ressentiront jamais d’empathie pour nous ou pour notre lutte.

On peut alors pouvoir choisir nos alliés spirituels plus rapidement, sans regrets, et profiter au maximum de leur compagnie.

Ne pas intérioriser les reproches ne veut pas dire les occulter. La douleur est une réaction automatique, nous ne tolérons pas la souffrance émotionnelle… tout comme nous ne pouvons pas nous empêcher de lâcher une plat brûlant, en réaction à la chaleur et à la souffrance physique.

Mais si nous sommes capables d’enlever notre main à temps quand il y a un risque de nous brûler, pourquoi ne faisons-nous pas la même chose au lieu d’abandonner notre esprit au milieu des flammes de la rancœur ?

Pourquoi n’acceptons-nous pas qu’il est normal de se sentir blessé, mais qu’au contraire, il est dangereux de rester dans cet état ?

Ne pas intérioriser, c’est arrêter d’être susceptible pour être intelligent

Ne pas intérioriser les reproches ne fait pas de nous quelqu’un d’insensible, de froid et de cruel. Nous ne donnons simplement pas satisfaction à ceux qui, en réalité, ont voulu nous faire du mal, et nous nous permettons d’oublier ce qui a créé un malaise chez nous.

Ne pas intérioriser les reproches, c’est apprendre à notre cerveau à se méfier et à anticiper ce qui pourrait se transformer en une situation désagréable… et doter notre âme de force et de détermination pour pouvoir y faire face.

Choisis bien tes batailles.
Être en paix est plus important qu’avoir raison

À certains moments, on voit ça comme quelque chose d’impossible. Dramatiser fait partie de notre vie parce beaucoup de gens de notre entourage le font.

On dirait que les grandes histoires ne sont faites que de regrets et que les personnes qui nous semblent réussir sont toujours en tension et en train de critiquer les autres.

Et si on ne leur fait pas face, on croit que c’est un signe de faiblesse. alors qu’en réalité, c’est signe de maturité émotionnelle.

Identifie ceux qui veulent t’aider et ceux qui veulent te faire du mal

Les prisons mentales dans lesquelles nous nous enfermons parfois sont beaucoup plus cruelles et néfastes que tous les reproches, agressions et humiliations que les autres nous font ou tentent de nous faire subir.

Nous avons fait du langage, l’attribut emblématique de l’homme, une sorte de vecteur de l’angoisse et de la confusion.

Les mots sont parfois plus véhicules d’un dialogue intérieur destructeur qu’un moyen de simplifier notre communication avec les autres.

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On interprète ce que les autres nous ont dit ou fait infiniment plus durement que ce qui a pu se passer . “Tout ce baratin intérieur” nous éloigne de l’objectivité et donc de la réalité.

Par exemple, nous disons fréquemment : “On m’a souvent jugé”, “On m’a mal regardé”, “On m’a tout le temps fait des reproches dans mon travail”, sans chercher à relativiser et à remettre les choses en perspective.

Parmi tous ceux qui nous ont fait du mal… combien se sont plutôt fait du mal à eux-mêmes ? Est-ce que cela a une importance dans notre vie actuelle ? Nous ont-ils empêchés totalement de réaliser nos rêves ?

Si vous répondez à ces questions, vous vous rendrez compte que la plupart du temps, vous avez intériorisé toute cette douleur (peut-être que votre ego vous y a encouragé), et que vous avez multiplié par mille la vraie souffrance qu’on vous a causée.

N’ayez plus d’estime pour ce qu’un jour, vous avez méprisé. Tirez-en des conclusions générales, analysez ce sur quoi vous vous êtes trompé et ce sur quoi les autres se sont trompés, et ce qui rassemble toutes ces personnes qui vous ont blessé par leurs remarques.

Cette analyse met des fois en évidence les cadres que vous devez éviter… et d’autres fois, ce que vous devez améliorer en vous-même pour chasser le négatif autour de vous et devenir le maître de vos pensées.

On ne peut rien produire de nouveau et de bon si, à l’intérieur, on n’a que des vieilles rancœurs.