Vous n’êtes pas les expériences que vous vivez, mais les leçons que vous en tirez

· 11 août 2016

Une des raisons principales du mal-être psychologique est généralement la suivante : on s’identifie tellement à certaines expériences que finalement vient un moment où on ne parvient plus à faire la part des choses.

Sans le vouloir, généralement, on imite psychologiquement les expériences douloureuses, les plus importantes, et celles qui ont eu le plus grand impact psychologique et physique sur nous.

Si on veut parvenir à être la personne que l’on veut être, on doit se défaire de cette croyance.

Vous devez comprendre que vous n’êtes pas ce qui vous arrive, mais le support abritant ces choses qui vous arrivent.

Vous n’êtes pas les expériences que vous vivez, mais les leçons que vous en tirez.

L’explication réside dans l’évolution

Autrefois, l’être humain était exposé à des dangers qui défiaient constamment son intégrité physique, et cette trace de surexcitation et de peur est restée active et latente en nous, même si elle ne se manifeste pas toujours.

Pour autant, sur le plan individuel, on traite la souffrance comme quelque chose de destructeur, ce qui nous rend faible et nous pousse à nous méfier de la société.

Ce cercle vicieux ne panse aucune blessure : vous devez arrêter de souffrir pour commencer à vivre tranquillement.

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Le pot et ses substances


« Imaginez un pot en verre. Il semble fort et solide en apparence, et pourtant, certaines conditions peuvent le mener à tomber et se casser : soit par négligence, soit intentionnellement.

Pendant plusieurs années, ce pot a occupé une place importante dans le salon d’une maison. Il a quelque chose de spécial. Une fois la confiture qu’il contenait initialement terminée, on lui a remis son couvercle et on a y a collé une étiquette sur laquelle on pouvait lire « pot à tout ».

Avec cette apparence et cette fonction, au fil du temps, les habitants de la maison, les enfants qui y jouaient, voire même les invités y ont versé diverses substances ainsi que placé divers objets.

Ce pot a donc contenu des pièces de monnaie, des allumettes des souvenirs de mariage, des clous, des épingles, de l’encens, a été utilisé pour « chasser les cafards », a été lavé avec de l’eau de Javel, et si on l’oubliait pendant trop longtemps, il pouvait alors crouler sous la saleté et la poussière.

Mais le pot est resté là, sur l’étagère. Si vous étiez dans cette maison et qu’on vous demandait ce que vous voyez quand vous le regardez… Que répondriez-vous ? Sûrement diriez-vous sans hésiter que c’est un pot en verre. »


Pourquoi donc nous racontons-vous cette histoire ?

Comment peut-elle vous permettre de vous sentir mieux, de gérer plus facilement les choses négatives qui ont pu vous arriver, ainsi que les choses positives qui l’ont été à leur moment mais qui ne le sont plus ou qui ont cessé de l’être ?

Il vous faut comprendre qu’il ne s’agit pas simplement de l’histoire d’un pot en verre, mais qu’en réalité, c’est une métaphore de la vie.

 

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Je suis passé par bien des choses, mais quelque chose reste constant : MOI-MEME

Comme ce pot en verre, vous avez vous aussi une essence immuable et inhérente.

Vous aurez vécu des déceptions, l’abandon, vous aurez souffert de l’indifférence, de la trahison, et subi de dégâts causés par des personnes malintentionnées.

Nombre de ces dégâts sont toujours là, en vous, c’est pourquoi vous êtes devenu une personne plus méfiante, voire même plus farouche.

Des choses très négatives peuvent vous arriver de nouveau, bien sûr, mais cette fois, personne ne les dépose dans le pot, si ce n’est vous-même : en effet, vous y déposez de la peur, de la perte d’intérêt, des souvenirs douloureux et des larmes infinies.

Si vous continuez à surcharger ce pot en verre, il se peut qu’il casse pour de bon, alors arrêtez de le surcharger de choses négatives et durables.

Revenez à votre essence et à votre moi véritable, soyez conscient du fait que quoi qu’il puisse arriver, si vous restez en vie, vous serez de nouveau amené à vivre des choses bonnes et des choses mauvaises, mais vous resterez là, et le monde vous reconnaîtra.

Prenez le contrôle de ce qui est arrivé dans votre vie pour redevenir vous-même

Savoir que vous êtes le seul responsable du chemin que vous choisissez d’emprunter dans la vie, c’est quelque chose qui relève d’une extrême responsabilité, mais de cette responsabilité qui connaît la liberté.

Enfant, vous ne saviez pas ce qui pouvait vous arriver, mais vous saviez en revanche bien ce que vous vouliez être.

Sûrement ne vous imaginiez-vous pas mort de peur ni incapable de pardonner, que ce soit auprès de vous-même ou bien des autres.

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« Je ne crois pas au hasard ni au besoin ; ma volonté, c’est le destin. »

-John Milton-


 

Utilisez alors tout votre vécu pour apprendre et tirer des leçons de vie basées seulement sur vos expériences.

Oubliez en certaines, transformez-en d’autres, prenez votre revanche sur celles-ci, et riez de celles-là. Se renouveler ou mourir.

Se renouveler pour redevenir le moi qui reçoit diverses expériences qui ne transforment pas ce que je suis si je ne le permets pas.

Ou octroyez-vous le luxe de vous fondre dans tout ce qui vous arrive pour que votre essence se nourrisse du positif et que vous puissiez vous rapprocher un peu plus de l’état auquel vous voulez arriver.

Chassez ce à quoi il ne vaut pas la peine de penser continuellement, puisque ça n’a rien à voir avec vous même si c’est à vous que c’est arrivé.

La sagesse, c’est donc ça, mais c’est aussi savoir se réaffirmer face au monde, dire ouvertement ce qui se passe au-delà des jugements, des stigmatisations et des commentaires de compassion, et c’est redevenir vous-même, en retrouvant votre essence.

Car vous avez appris que vous n’êtes pas les expériences que vous vivez, mais l’essence qui les reçoit et qui les laisse partir également.