Vous n’êtes pas coupable, vous êtes responsable

26 février 2017 dans Emotions 294 Partagés

« Je suis coupable. Tout est de ma faute » et c’est pour cela que « je mérite » tout ce qu’il m’arrive : toutes ces phrases sont des phrases que nous avons pu prononcer à un moment de notre vie quotidienne et avec lesquelles nous avons pu nous punir beaucoup plus qu’il ne le fallait.

Le langage que nous utilisons a un impact direct sur notre manière de comprendre et d’interpréter la vie. En tant que personnes, nous sommes difficilement conscient-e-s de cet effet inéluctable, et c’est pour cela que nous tombons dans le piège de porter à l’extrême un grand nombre de nos expériences défavorables. Nous le faisons uniquement en raison du conditionnement qu’exercent les mots que nous avons employés pour les exprimer.

Nous sommes tou-te-s passé-e-s par des moments où nous n’avons pas aimé notre manière de nous comporter, notre façon de résoudre une situation ou la manière dont quelqu’un, à travers ses mots ou ses actions, nous a fait nous sentir mal. Parfois, nous finissons par être très dur-e-s avec nous-mêmes, en culpabilisant et en nous jugeant sévèrement.

Qui plus est, il s’agit probablement de quelque chose qui appartient déjà au passé et qui n’a pas un grand impact réel sur le moment présent. Malgré cela, nous nous sentons coupables et nous nous torturons. Réfléchissons à cela…

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Le boycott du “moi” interne

« Tout est de ma faute. Je suis coupable. » sont deux phrases chargées de connotations négatives qui voilent la capacité de notre cerveau à raisonner, puisque l’émotion qu’elles produisent en nous est très intense. De même, elles bloquent toutes nos ressources et toutes nos forces pour affronter la situation d’une manière adéquate, nous portant à croire à 100% que nous méritons toutes les choses négatives qui nous arrivent.


Si nous décidons de nous convaincre que tout va mal et si nous nous réfugions dans le « je ne peux rien faire », pourquoi faudrait-il alors trouver des moyens pour sortir de cet obstacle ?


Nous pouvons trouver un parallèle avec cette conviction dans les superstitions : des croyances irrationnelles à travers lesquelles les personnes rejettent la faute de leurs incidents sur le fait d’avoir renversé du sel, d’avoir brisé un miroir ou d’avoir croisé un chat noir. Ces hasards sont la source d’un malheur inévitable et on ne peut rien faire pour y faire face, diront certains.

Nous sommes responsables – et non coupables – de l’interprétation que nous faisons de notre vie, de nos actions et de nos mots. Ce concept a une connotation positive et nous situe dans un lieu privilégié de contrôle interne. Ainsi, nous nous retrouvons dans une situation qui nous prédispose à agir pour trouver une solution à un problème, à changer ou à améliorer quelque chose, que nous ayons ou non touché du bois.

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Le piège de la malchance

Si nous décidons de faire de la chance le capitaine de notre destin, nous cesserons de nous sentir responsables de notre vie. En fait, nous nous situerons juste du côté opposé, dans un lieu de contrôle externe, idéal pour attribuer nos peines et nos gloires au plus pur des hasards ou à l’intervention d’autres personnes.


Si nous renforçons cette optique à l’intérieur de nos séquences perceptives et de raisonnement, nous continuerons à nous montrer passif-ve-s face aux événements qui se produisent autour de nous et notre estime de nous-mêmes, ainsi que le respect que nous nous portons, perdront en solidité.


Le fait de nous positionner et plus tard de rester dans le lieu de contrôle interne peut être atteint et intégré dans notre personnalité. C’est à ce moment que nous cessons de percevoir que nos expériences, positives ou négatives, s’échappent de notre contrôle, malgré tout l’acharnement que nous y avons mis.

N’oubliez pas qu’un pourcentage élevé de vos réussites personnelles dépend de vous et que la façon dont se développent vos relations interpersonnelles est entre vos mains. Ne vous cachez pas et révélez au grand jour toutes vos capacités personnelles, qui vous feront trouver un équilibre avec ce qui vous entoure.

Vous, que je ne connais pas (ou peut-être que si) : cessez de vous blâmer, de vous sentir coupable, cessez de perdre du temps à croire que vous méritez toutes les choses négatives qui vous arrivent. Aimez-vous et respectez-vous. Soyez responsable de votre propre vie, de façon à ne pas compromettre votre estime de vous-mêmece n’est qu’en faisant cela que vous pourrez mettre en marche le processus indispensable pour vous améliorer, pour progresser et pour changer ce qui vous inquiète.


« La disposition à accepter la responsabilité de sa propre vie est l’origine du respect de soi. »

-Joan Didion-


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