Pourquoi je n’arrive pas à atteindre l’orgasme ?

5 juillet 2017 dans Psychologie 58 Partagés

Dans la culture populaire, l’idée selon laquelle les femmes ont du mal à atteindre l’orgasme est très répandue. De fait, nous entendons souvent qu’elles feignent l’extase dans leurs relations sexuelles. Mais est-ce vrai ? Qu’y-a-t-il de réel dans cette affirmation ? Cela arrive-t-il à toutes les femmes et dans toutes les relations ?

La liste innombrable des mythes autour des femmes et de leur satisfaction sexuelle s’allonge chaque jour. La réalité est de le fait d’appartenir au genre féminin n’implique pas une plus grand difficulté à atteindre l’orgasme. Mais, tout comme chez les hommes, elles peuvent rencontrer des problèmes de réponse sexuelle humaine. Lisez cet article pour en savoir plus !

« Écrire, c’est comme faire l’amour. Ne te préoccupe pas de l’orgasme, préoccupe-toi du processus. »

-Isabel Allende-

Comment se déroule l’orgasme chez les femmes ?

Pour commencer, comprenons ce qu’est l’orgasme. C’est la phase de réponse sexuelle humaine qui apparaît après le désir et l’excitation. Une fois qu’elle est atteinte, viennent alors la résolution et la satisfaction sexuelle. Mais, qu’est-ce qui caractérise l’orgasme ? C’est la sensation et l’état de plaisir que l’on atteint dans les relations de ce type. Il provoque une série de contractions au niveau des parties génitales des hommes et des femmes.

À présent, voyons quels sont les mythes qui existent autour de ce phénomène. Tout d’abord, il est répandu de croire que l’on a un orgasme via le coït. Rien de plus éloigné de la réalité. Les relations avec pénétration ne sont pas une condition nécessaire pour atteindre cette sensation de plaisir. Et ce n’est pas non plus le plus courant chez les femmes. De fait, la plupart d’entre elles atteignent l’orgasme via une stimulation extérieure du clitoris.

« L’érotisme est l’une des bases de la connaissance de soi-même, aussi indispensable que la poésie. »

-Anaïs Nin-

Concrètement, ce type de stimulation intervient directement ou indirectement, même si l’on atteint l’orgasme par la voie vaginale. Le plaisir obtenu par la stimulation extérieure du clitoris est-il moins bien que celui obtenu par la stimulation vaginale ? Non. Ils peuvent avoir la même intensité. Tout comme l’orgasme peut être explosif et ponctuel, ou diffus et prolongé. L’un n’est pas plus satisfaisant que l’autre, ils sont seulement différents.

Quels sont les problèmes que les femmes peuvent rencontrer pour atteindre l’orgasme ?

Le problème, lors de cette phase de la réponse sexuelle humaine, est l’orgasme inhibé. En quoi cela consiste-t-il ? En une difficulté persistante ou une incapacité à atteindre l’orgasme après une stimulation adaptée et une phase d’excitation normale… S’il y a du désir et que la stimulation est adéquate, pourquoi n’arrive-t-on pas à ressentir ce plaisir si intense ?

Ici, l’aspect psychologique joue un rôle fondamental. Tout d’abord, un auto-contrôle excessif va nuire notablement à la relation sexuelle. Pour de bonnes relations sexuelles, la clé est de se laisser porter. Le besoin de contrôle constitue souvent une entrave à l’orgasme.

Un auto-contrôle est très lié aux inquiétudes, surtout lors des premières relations. Que va-t-iel penser si je fais cela ? Voudra-t-iel que je fasse cela ? Peut-être que je le fais mal ou que j’ose trop de choses ? Ce type de questions, loin de détendre l’esprit, ouvrent grand la porte à l’anxiété. C’est pour cela qu’il est si positif de parler de sexe, et de le faire de manière ouverte et sincère, hors de la propre intimité sexuelle ou dans le cadre d’une intimité sexuelle différente.

L’estime de soi a aussi un fort impact sur la sexualité. Si nous l’augmentons, nous serons plus sûres de nous-mêmes et plus satisfaites de notre image corporelle. Ainsi, accéder à ce plaisir si caractéristique sera plus facile. De fait, un déficit d’estime de soi produit non seulement des difficultés sexuelles mais aussi un grand mal être émotionnel. Il est donc important de la travailler.

Pour conclure, il existe une difficulté supplémentaire : l’attitude négative vis à vis du sexe. Si ce type de relation est perçue comme quelque chose de sale ou d’immoral, ce sera compliqué -pour ne pas dire impossible- d’atteindre le plaisir et l’excitation nécessaires à l’orgasme. Mais il y a une lueur d’espoir : aujourd’hui, la conception que l’on a des relations sexuelles change et elles sont perçues comme naturelles et inhérentes à la condition humaine. Elles ne sont plus considérées comme un péché ou une sorte de sortilège diabolique qui condamne, après le plaisir, à l’enfer.

« Le sexe fait partie de la nature. Et je m’entends à merveille avec la nature. »

-Marylin Monroe-

La réalité est que la sexualité est très importante dans notre vie, tout comme nos relations sociales ou notre réalisation professionnelle. Avoir une vie sexuelle insatisfaisante génère un grand mal être, et il est important de travailler ce type de difficultés pour se sentir mieux avec soi-même. N’ayez pas peur de recourir à un-e psychologue si vous pensez que c’est nécessaire !

Images de Toa Heftiba y Seth Doyle

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