Marcher m’a aidé-e à me débarrasser de mes soucis

· 28 mars 2017

Très souvent, le mieux pour se vider la tête, c’est de… MARCHER. Marcher à pas lents, rapides, légers, lourds, durs et souples m’aide à me débarrasser de mes soucis et à avoir le cœur plus léger.

Marcher m’aide à alléger le poids de mes douleurs, de mes émotions et de mes pensées. Cela m’a aidé-e à laisser retomber l’angoisse et à me libérer de mes préoccupations. Parce que parcourir différents chemins nous conduit vers une vie plus saine aux niveaux émotionnel et cognitif.

Pourquoi ? Il existe de nombreuses raisons, mais nous pouvons en souligner une en premier lieu : cela nous aide à réserver une partie de notre cœur pour nous-mêmes, une chose que nous oublions assez souvent et qui, sans doute, génère d’énormes problèmes à tous les niveaux.

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Quand la tension vous étouffe, COMMENCEZ À MARCHER. Ce n’est pas un ingrédient supplémentaire d’une recette pour vous permettre d’atteindre le bonheur, mais c’est un adjuvant clé en termes de bien-être. Quelque chose de très simple en apparence peut nous aider à résoudre des problèmes et à ordonner notre bureau mental.

Cela va de paire avec la simple raison qui détermine notre état émotionnel et cognitif de base. Si ce que nous faisons (comportement) est la partie visible de l’iceberg, nous sommes qui nous sommes à partir d’une interrelation entre pensées, émotions et comportements.

Si nous restons actif-ve-s, notre esprit activera des pensées alternatives et apaisera des émotions qui affaiblissent notre capacité à faire face aux difficultés. Voilà pourquoi nous mettre en marche finit par être aussi bénéfique pour nous. 

Pour que tout soit bien clair, nous ne pouvons pas oublier dans l’ordre de notre vie que chaque comportement détermine et est déterminé par des pensées et des émotions. Ces trois piliers cohabitent en nous comme s’il s’agissait d’un engrenage d’horloge.

Saviez-vous que l’on pouvait méditer en marchant ?

John Kabat-Zinn, le père du mindfulness en Occident, souligne qu’une façon simple d’être plus conscient-e dans notre vie est de pratiquer la méditation tout en marchant. C’est-à-dire qu’il faut essayer de nous concentrer sur l’expérience réelle de marcher quand nous le faisons.

Il s’agit tout simplement de marcher et de savoir ce que nous faisons. Cependant, précisons que cela ne veut pas dire que nous devons regarder nos pieds. Quand nous essayons de faire cela, nous réalisons que rien n’est aussi simple qu’il n’y paraît.

Il est étrange que nous ne faisions que marcher même dans ces situations où “nous sortons faire un tour”. Habituellement, nous marchons parce que nous voulons aller d’un endroit à un autre, ce qui finit par déterminer que notre corps est le seul véhicule de notre esprit.

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Ainsi, tout comme l’affirme de façon très éloquente l’expert que nous avons cité précédemment dans son livre Au cœur de la tourmente, la pleine conscience :

“(…) très souvent, le corps est véritablement le chauffeur de l’esprit, la conduit au plaisir ou à la contrariété, et respecte l’ordre. Si l’esprit est pressé, le corps va vite. Si l’esprit est attiré par quelque chose d’intéressant, vous avez la tête qui tourne, et le corps change de sens ou s’arrête. De plus, bien sûr, toutes sortes d’idées vous passent par la tête, tout comme elles le font quand nous sommes assis-es et que nous respirons. Et tout cela arrive sans que nous nous en rendions compte.”

Le processus de la méditation à travers le fait de marcher suppose la nécessité de :

  • Faire un effort pour réaliser quand un pied entre en contact avec le sol et quand notre poids s’appuie sur lui, quand l’autre pied se lève et s’avance et, tout de suite après, descend pour, à son tour, entrer en contact avec le sol.
  • Si notre esprit s’évade par nos pieds ou par nos jambes ou de la sensation de comment on se sent dans notre corps, avec beaucoup de calme et de simplicité, nous nous soulageons sans nous en rendre compte.
  • Il n’est pas nécessaire de regarder nos pieds, car ils savent déjà comment marcher tout seuls. Au début, il serait même positif de ne pas regarder ce qui nous entoure, car nous éviterons alors que nos pensées commencent à errer et à altérer le processus de médiation et d’abstraction sur le monde. Rappelons-nous qu’il s’agit de vivre l’expérience que nous sommes en train de réaliser.
  • Après avoir atteint la capacité de marcher avec une totale attention par nos pieds et nos jambes, nous pouvons élargir l’objet de notre attention au reste de notre corps comme s’il s’agissait d’un tout en mouvement dans l’espace.
Cela aide l’esprit à se reposer parce qu’il n’a littéralement nulle part où aller et que, pour cela, rien ne peut le distraire.
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Marcher en méditant ou sans méditer nous aide à nous vider la tête et à nous débarrasser de certaines expériences somatiques qui accompagnent l’angoisse de parcourir un chemin plein d’obstacles (car très souvent, comme nous le savons, c’est la tournure que prend notre vie).

Tout moment est bon pour nous consacrer à ce plaisir de marcher à un endroit qui convient à nos besoins. Tou-te-s celleux qui vivent cela ou l’ont déjà vécu savent qu’après un long trajet, marcher au rythme de la vie devient beaucoup plus facile et beaucoup plus satisfaisant.