« Maman, tu m’aides à faire mes devoirs ? » : 5 conseils pour y arriver

3 août 2017 dans Psychologie 171 Partagés

Les devoirs font partie de la routine de beaucoup d’enfants, et ce partout dans le monde. Dans le cadre de la majorité des plans éducatifs, il a été établi qu’à partir d’un certain âge, pour une assimilation de connaissances efficace, le travail individuel de l’élève dans chaque matière est nécessaire. Dans les cours basiques, les devoirs servent à créer une routine, au-delà du fait d’aider les enfants les plus en difficultés.

Lors des premières années d’école, en primaire, généralement les enfants ont un-e seul-e professeur-e pour toutes ou la majorité des matières. Ce-tte professeur-e a le contrôle absolu et sait quelles tâches réserver pour la maison. Iel peut estimer, plus ou moins, le temps qui sera nécessaire à ses élèves pour les effectuer. Lorsque les enfants grandissent, les choses se compliquent, puisqu’ils passent à un-e professeur-e différent-e ou presque pour chaque matière, si bien que la plupart du temps, l’un-e ignore les devoirs que donne l’autre. Cela est peut-être le premier problème que peuvent présenter les devoirs, car il y en a beaucoup en raison d’un manque de communication entre les professeur-e-s.

La plupart d’entre elleux pensent généralement que mieux vaut trop que pas assez, ou bien que plus on s’exercera, plus les connaissances seront solides. Deux lois qui peuvent être valides si on les considère de manière abstraite, mais qui présentent des problèmes lorsqu’on en tient compte de manière conjointe et intégrale : en effet, il y a plus de matières, plus d’activités extrascolaires, ou une difficulté supplémentaire pour les élèves qui n’ont pas de bases solides.

Oui ou non aux devoirs ?

Récemment, un débat a eu lieu à ce sujet, et il s’est révélé très intéressant ; des parents ont rendu publics divers témoignages où ils relatent comment leurs enfants devaient affronter tous les jours une grande quantité de travail à la maison. Quelque chose qui conditionnait grandement leurs horaires et qui transformait les parents en professeur-e-s secondaires.

Si on analyse les systèmes éducatifs des différents pays du monde, on se rendra compte qu’il y en a pour tous les goûts ; si en Chine, les devoirs sont importants, ce n’est en revanche pas ou moins le cas en Finlande ou en Corée. Nous parlons ici de cultures totalement différentes, même si nous restons surpris-es par le fait que deux pays comme la Chine ou la Finlande, référents en matière d’éducation, se situent à des pôles si différents.

Dans notre culture, il se passe autre chose de curieux ; en effet, la plupart des parents accordent une priorité absolue aux devoirs. Avant d’aller voir de la famille, de visiter des musées, de discuter, il faut faire ses devoirs. Nous vous laissons réfléchir à cela de votre côté, puisque ce n’est pas le sujet direct de cet article.

Comment aider nos enfants à faire leurs devoirs ?

De même que la majorité des enfants ont des devoirs, la majorité des parents sont généralement également en attente de la réalisation de ces derniers. Une attention qui diminue à mesure que l’enfant grandit et démontre de manière continue que c’est une responsabilité que lui-même a su assumer.

Parfois, les parents se rendent compte du fait que leurs enfants ont besoin d’aide, ou bien ce sont les enfants eux-mêmes qui la sollicitent. Ainsi surgit la question suivante : comment peut-on les aider sans que la bonne intention ne finisse pas porter préjudice à son apprentissage ? Voyons 5 règles qui peuvent vous aider à comprendre la réponse.

Tout d’abord, il faut commencer par ne pas nous charger nous-même par le poids des devoirs. Autrement dit, nous sommes là pour aider : nous donnons des pistes, nous encourageons, nous fournissons des sources, mais nous ne faisons pas nous-mêmes les devoirs de nos enfants. Ainsi, il n’est pas conseillé de s’asseoir à côté d’eux, et il est préférable d’apporter une aide intermittente et jamais dès le départ. Dites-vous que si vous le faites depuis le départ, vous faites malgré vous comprendre à l’enfant que selon vous, lui seul ne peut pas y arriver.

La seconde règle consiste à éviter une autre des tentations à laquelle cèdent bien parents : les devoirs ne se corrigent pas à la maison. Si on le fait, on empêchera l’enfant d’apprendre à réaliser ce devoir seul en classe, ce qui est tout aussi important. D’autre part, si on se charge nous-même de la correction, on ne permettra pas au/à la maître-sse de se faire une idée du niveau qu’a l’enfant, ni d’adapter le niveau des devoirs qu’iel donne.

La troisième règle, elle, consiste à habiliter un espace où l’enfant puisse être au calme, et non exposé à trop de distractions. Il peut également se révéler judicieux d’assigner une horaire, aussi bien pour commencer que pour finir, et toujours après que l’enfant a mangé ou goûté et s’est reposé un moment. En ce sens, le soir doit toujours être plus qu’un temps couvert de devoirs.

Déjà au cours des dernières années d’école primaire, il serait bon que l’enfant tienne un agenda. Il y ferait apparaître les examens, les devoirs et les dates importantes. S’organiser tout seul afin d’atteindre tous ces objectifs sera pour lui un renfort très positif, et vous aurez donc de très bonnes raisons de reconnaître ses efforts.

La quatrième règle est liée à l’organisation des devoirs. Faites en sorte que votre enfant ne commence pas ni ne finisse avec la matière où il a le plus de difficultés. Le mieux est de faire figurer cette matière entre deux autres qui soient plus faciles pour lui ou qui lui plaisent davantage. Ainsi, il ne se découragera pas avec le reste et ne l’affrontera pas non plus quand il sera fatigué.

Enfin, précédemment dans cet article, nous vous conseillions de ne pas corriger les devoirs de votre enfant, mais ce qui peut être judicieux en revanche, c’est de vérifier que cette correction ait bien eu lieu en classe et que l’enfant ait compris ses erreurs. De plus, vérifier la manière dont la correction a été faite nous en dira davantage sur les procédures que tente d’implanter le/la professeur-e, par exemple, pour résoudre les problèmes.

Si on le fait bien, non seulement on ne portera pas préjudice à l’autonomie de nos enfants avec les devoirs, mais on contribuera également à redoubler leur valeur. Aussi, ce sera une opportunité de partager du temps ensemble et de montrer à l’enfant qu’il compte pour nous, au-delà des règles qu’on lui impose ou des manifestations plus directes d’affection.

A découvrir aussi