L’estime de soi, un pilier essentiel dans nos vies

· 6 avril 2015

L’amour propre, c’est le point de départ de l’épanouissement d’une personne qui prend conscience qu’il est important d’être responsable de sa propre vie. (Viktor Frankl)

Qu’est-ce que l’estime de soi?

« Le regard que l’on porte sur nous-mêmes influe grandement dans tous les domaines de notre vie. La façon dont nous répondons aux événements dépend de l’image que l’on a de soi. Les drames de notre vie sont le reflet du regard que l’on porte sur nous-mêmes. Pourtant, l’estime de soi est la clé du succès…mais aussi de l’échec.

Parmi toutes les opinions dont on fait l’objet, aucune ne compte plus que la nôtre. L’estime de soi positive est la condition sinéquanone d’une vie épanouissante. » (Nathaniel Branden)

L’estime de soi, c’est la valorisation de soi ; c’est la capacité de s’aimer soi-même, de se respecter et de se valoriser, ce qui implique toute une série de comportements constitutifs de notre identité personnelle ; c’est une perception évaluative de soi-même, un des principaux piliers sur lesquels on s’appuie.

L’estime de soi est composée de deux éléments principaux : le sentiment de capacité personnelle et le sentiment de valeur personnelle, c’est-à-dire la somme de toute la confiance que l’on accorde et de tout le respect que l’on porte à soi-même, ce qui conditionne la qualité de notre vie.

Une forte estime de soi nous permet d’accepter nos limites et nos difficultés, car on s’aime tels que l’on est, avec nos réussites et nos échecs. Il s’agit de se sentir bien car on s’aime, on s’accepte, on s’apprécie et on se respecte, indépendamment des événements qui peuvent arriver dans nos vies, de ce que l’on ne peut pas faire, et de ce qui ne nous plait pas.

L’estime de soi et le regard des autres

Quelle importance doit-on accorder au regard des autres ? Peut-on croire à tout ce que les autres disent de nous ?

La plupart des problèmes qui se posent dans nos relations sont dûs à l’image de nous-mêmes que les autres nous font avoir, comprendre et accepter.
Cependant, si on n’apprend pas à juger le regard des autres à sa juste valeur, notre estime de nous-mêmes peut grandement en pâtir.

Chaque relation est différente ; les liens que l’on a avec notre mère ne sont pas les mêmes que ceux que l’on peut avoir avec un de nos meilleurs amis ou collègues de travail, par exemple.
Autrement dit, on se comporte différemment avec les gens selon les liens que l’on a tissé avec chaque personne et le rôle que l’on joue dans la relation.

Notre personnalité ne se manifeste donc pas sous les mêmes aspects selon les personnes avec qui l’on est. Les relations que l’on entretient avec les gens ne représentent qu’une partie de nous-mêmes, une petite portion, et en aucun cas un tout.

En effet, les autres peuvent uniquement connaître certaines facettes de nous-mêmes ; ils n’ont pas accès à toutes nos réactions, à toutes nos motivations intimes, ni à notre histoire dans sa totalité. La personnalité des gens ne se résume pas aux seules relations que l’on entretient avec eux.

Le regard que les autres portent sur nous ne se construit qu’à partir de ce qu’ils ont pu observer et de l’importance que chacun donne à ces observations en fonction de son caractère, et il en va de même pour le regard que l’on porte sur les autres.

Parfois, ce que les autres aiment chez nous peut ne pas correspondre à ce que l’on aime chez nous-mêmes. Bien souvent, on pense que ce que l’on dit des autres est totalement vrai, et que  ce que les autres pensent de nous l’est tout autant, mais on se trompe, car le regard que les autres portent sur nous, ce n’est qu’une partie de nous-mêmes, pas un tout.

Même si cela dépend de la relation, de la quantité de temps passé avec la personne et du comportement de soi mais aussi de l’autre dans ladite relation, les gens peuvent avoir accès à plus ou moins de facettes de nous-mêmes.

Personne ne peut mieux vous connaître que vous-même. Par conséquent, si on a une forte estime de soi, on attend rien de la part des autres, puisque le sentiment de valorisation personnelle ne dépend que de ce que l’on pense de nous-mêmes, et pas de la vision partielle des autres.