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Les 7 péchés sociaux selon Gandhi

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Les 7 péchés sociaux selon Gandhi
Dernière mise à jour : 16 avril, 2018

Les 7 péchés sociaux définis par Gandhi sont une belle compilation de comportements générant de graves dommages à une société. Ce chef spirituel et politique était intrinsèquement convaincu que la moralité était une force supérieure. Il s’agit de la raison pour laquelle il souligna quels étaient les facteurs qui compromettaient la morale sociale.

Les forces morales sont un ensemble de valeurs. Elles comprennent les vertus religieuses, civiques, familiales, etc. Cet ensemble constitue une éthique. Et cette éthique est le principal moteur de la culture. Gandhi en était un parfait exemple.

“La force ne vient pas de la capacité physique. Elle vient d’une volonté indomptable.

-Gandhi-

Les péchés sociaux, quant à eux, font référence à des comportements qui s’opposent à l’éthique. Ils mettent en place une situation qui affaiblit la société. Lorsque les valeurs ne sont pas fortes, la réponse dans les moments de crise ou de difficulté est très faible. Voyons à  présent les péchés sociaux sur lesquels Gandhi nous a mis en garde.

1. La politique sans principes, l’un des péchés sociaux

Lorsque nous parlons de politique, nous imaginons tout de suite des politiciens. Il est devenu banal de les critiquer et de les qualifier de corrompus. Nous tendons également à utiliser cette idée comme un prétexte pour, apparemment, ne pas participer à la vie politique.

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Nous oublions cependant que nous faisons également partie de ce régime que nous remettons en cause. S’il se maintien, c’est grâce à nous, que ce soit par action ou par omission. Nous sommes tous impliqués dans la vie politique, en tant que participants actifs ou passifs. La question est de savoir si notre participation contribue à élever des valeurs en politique ou non.

2. Les affaires sans morale

L’ambition est un autre facteur conduisant parfois à des péchés sociaux. Lorsque nous pensons seulement à notre propre bien-être, apparaît généralement l’idée selon laquelle cet objectif justifie toute action. Le succès personnel est devenu un prétexte pour recourir aux comportements les plus sordides.

Même les personnes pouvant être considérées comme “de bien” finissent par croire qu’il convient “d’être pratique”. Nous tendons à appeler idéaliste ou un rêveur quelqu’un qui s’appuie sur des valeurs morales. Ce type de comportement conduit seulement réduire toujours davantage la limite et finit par régner une sorte de “loi de la jungle” .

3. Le bien-être sans travail

Le travail n’est pas seulement un moyen d’obtenir un revenu. Travailler et gagner sa vie est également un facteur qui nous rend dignes. Vivre du travail des autres, en revanche, détériore notre être. Cela fait de nous des parasites sociaux.

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Le bien-être doit être le résultat de l’effort. Il en est ainsi en réalité. Les personnes qui vivent sans se monter utiles se sentent rarement très bien. Le contraire est beaucoup plus fréquent : la personne devient insatiable, rien ne la satisfait, rien n’a de sens à ses yeux.

4. L’éducation sans caractère

L’éducation est un processus intégral. Lorsque nous ne l’envisageons pas sous cet angle, nous donnons naissance à l’un des péchés sociaux. Éduquer quelqu’un n’est pas l’instruire ou le former. Le submerger de connaissance ou en faire un expert comme s’il s’agissait d’une machine non plus.

Ceux qui sont en charge de la formation de quelqu’un doivent être conscients qu’ils doivent être fermes dans les principes qu’ils inculquent. L’incohérence est un très mauvais message dans le cadre d’une formation.

5. La science sans humanité

Bien que la science serve en principe l’humanité, nous rencontrons également de nombreux cas où il en va différemment. Par exemple, lorsque des informations inexactes ou fausses sont promues sur la base d’enquêtes frauduleuses, ou lorsque des expériences et des recherches sont menées alors que des comportements contraires à l’éthique sont réalisés sur des personnes ou des animaux.

6. Profiter sans responsabilité

La poursuite du plaisir est absolument légitime. Tout être humain a le droit de rechercher ce qui procure du plaisir à ses sens et à son esprit. Il en va différemment lorsque nous tombons dans des excès, ce même plaisir finissant par causer du tort.

Gandhi avait une vision stoïque à ce sujet. La modération était pour lui une grande vertu. Etre responsable face au plaisir consiste à maintenir un équilibre face à ce qui nous procure du plaisir. Ne pas le laissez se convertir en un excès vicieux, finissant par mettre à mal  d’autres valeurs.

7. La religion sans sacrifice

Bien que Gandhi parle exclusivement de religion, le principe peut ici s’appliquer à n’importe quel type de croyance spirituelle, religieuse ou non. Lorsqu’une croyance est professée, elle suppose que ce qui se trouve dans l’esprit et le cœur se traduise en actes.

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La religion sans sacrifice est considérée comme l’un des péchés sociaux parce que les convictions sans faits perdent leur valeur dans une large mesure. Lorsque nous croyons vraiment en quelque chose, nous devons être prêt à abandonner beaucoup de choses pour cela.

Nous venons de voir les 7 péchés sociaux sur lesquels Gandhi nous a mis en garde. La chose la plus importante est que sa vie fut un exemple de lutte contre ce type de comportement. Ce d’autant plus que tout ce qu’il parvint à obtenir le fut en appliquant ses principes et sous couvert de sa force morale.


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