L'enfant trophée ou les effets du favoritisme entre frères


Rédigé et vérifié par Psychologue Valeria Sabater
L’enfant trophée est une poupée de porcelaine qui sourit face à la caméra. Il s’agit également du favori au sein de la fratrie, celui qui est tenu d’être l’extension de ce père ou de cette mère qui aspire à ce que leur enfant parfait satisfasse ses besoins émotionnels, ses fantasmes ou ses désirs inassouvis. Bien que cela soit difficile à reconnaître au sein de la famille, un traitement préférentiel entre frères et sœurs existe et laisse des séquelles.
Nous aimons penser que toutes les familles qui ont plus d’un enfant apprécient et aiment leurs enfants de manière égale et sans préférences. Il existe toutefois plusieurs études qui nous montrent qu’il n’en est pas toujours ainsi. Le traitement préférentiel dans l’éducation existe, plus encore, près de 70% des parents ont admis avoir, à un moment donné, montré un traitement différent entre leurs enfants.
L’enfant trophée est une poupée de porcelaine qui sourit face à la caméra. Il s’agit également du favori au sein de la fratrie, celui qui est tenu d’être l’extension de ce père ou de cette mère qui aspire à ce que leur enfant parfait satisfasse ses besoins émotionnels, ses fantasmes ou ses désirs inassouvis. Bien que cela soit difficile à reconnaître au sein de la famille, un traitement préférentiel entre frères et sœurs existe et laisse des séquelles.
Nous aimons penser que toutes les familles qui ont plus d’un enfant apprécient et aiment leurs enfants de manière égale et sans préférences. Il existe toutefois plusieurs études qui nous montrent qu’il n’en est pas toujours ainsi. Le traitement préférentiel dans l’éducation existe, plus encore, près de 70% des parents ont admis avoir, à un moment donné, montré un traitement différent entre leurs enfants.
“Le meilleur cadeau que nos parents peuvent nous faire est celui-ci : croire en nous.”
Le faire à un moment donné, que ce soit en raison de l’âge ou des besoins particuliers d’un enfant, n’est pas sanctionnable. Le problème apparaît lorsque ce biais est excessif et constant. Ainsi, lorsque les parents commencent à dispenser un traitement différentiel sur l’un des enfants en le glorifiant, le façonnant et dirigeant sur lui tous leurs rêves, leurs compliments et leur attention, nous sommes alors confrontés à ce phénomène connu sous le nom de “l’enfant trophée”.

L’enfant trophée et les familles narcissiques
L’enfant préféré n’est pas toujours le plus vieux ni le plus jeune. Ainsi, de nombreux spécialistes de la psychologie infantile et de la dynamique familiale nous disent que les relations entre parents et enfants ne sont pas stables, qu’elles tendent à changer en raison de la propre interaction, de l’âge des enfants et tout autre événement.
La raison pour laquelle un enfant trophée est érigé et que se développe soudainement ce traitement préférentiel n’est pas toujours clair. Les parents (ou l’un d’entre eux) peuvent se voir reflétés dans l’un de leurs enfants et non dans les autres. Ils peuvent également choisir l’un d’eux pour ses caractéristiques physiques ou pour ses capacités ou, tout simplement, percevoir que l’un des enfants est plus gérable. Quoi qu’il en soit, nous devons être conscients que cette situation de favoritisme n’est pas non plus facile pour l’enfant trophée.
Cette créature comprendra très tôt que pour obtenir la considération positive de ses parents, il devra réprimer ses propres désirs et besoins pour coïncider avec ce brillant idéal, à cette barre parfois trop haute fixée par ses parents. Il est par conséquent courant d’orienter l’enfant trophée vers un certain nombre d’objectifs : pratiquer un sport, jouer d’un instrument, être model, etc.

Par ailleurs, nous pouvant généralement percevoir l’existence d’un père ou une mère narcissique derrière l’enfant trophée. Il s’agit de personnes qui font de cette éducation préférentielle leur plus grand plaisir et leur plus grande obsession. Ces enfants sont leur approvisionnement émotionnel quotidien, un moyen de satisfaire leurs désirs frustrés et les objectifs du passé non réalisés, que le trophée enfant est obligé d’atteindre pour eux dans le présent.
Le père ou la mère narcissique ne sera alors pas en mesure de reconnaître que l’enfant possède ses propres besoins, ses propres préférences, et encore moins que le reste des frères et sœurs a été laissé en l’arrière-plan. Une situation complexe qu’aucun enfant ne mérite d’expérimenter.
L’enfant trophée et ses frères, des enfants négligés de manière identique
Lorsque un enfant a deux ans, il commence à avoir un sentiment d’identité et d’appartenance. C’est alors que les premières comparaisons apparaissent, lorsque apparaît le “tu as ceci et moi non”, “tu peux faire ceci et moi non” … La jalousie marque déjà le terrain de combat entre frères, et les choses s’intensifient avantage lorsqu’ils remarquent qu’il existe un traitement préférentiel de la part des parents.
Tout ceci laisse sa marque dès le plus jeune âge. Lorsque un père choisit son enfant trophée et lui offre des privilèges affectifs et matériels, le reste de la fratrie commence alors à développer des problèmes d’estime de soi et d’insécurité. Néanmoins, s’ils sont capables (à mesure qu’ils grandissent) de gérer eux-même leurs rancunes, leurs émotions contradictoires et la mauvaise qualité du lien affectif avec leurs parents, l’enfant non protégé pourra devenir un adulte confiant en lui-même.
Il convient cependant de préciser une nouvelle fois que la position de l’enfant trophée n’est pas facile non plus. Ce traitement différentiel dont il est le bénéficiaire possède un coût élevé : le déni de son propre projet de vie, dans de nombreux cas. De plus, il est courant que cet enfant trophée développe un caractère immature, une faible estime de soi et une faible tolérance à la frustration.

Pour conclure, il est clair que cette situation n’est facile ni pour l’enfant surévalué ni pour l’enfant non protégé. Les deux situations sont le résultat d’une éducation inefficace, immature et, dans de nombreux cas, narcissique. L’éducation doit être équitable dans tous les cas, doit être cohérente, respectueuse et attentive afin d’éviter que l’un de nos enfants ne se sente pas à sa place ou se sente déprécié.
Nous devons nous rappeler que notre identité se construit également à partir de la considération positive, ce regard où nous nous sentons reflétés et renforcés à travers l’amour et l’affection sans fissures ni préférences.
Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.

Rédigé et vérifié par Psychologue Valeria Sabater







