Le syndrome de surentraînement : quand le sport devient dangereux

5 août 2018 dans Psychologie médicale 0 Partagés
syndrome de surentraînement sport

Il est clair pour nous tous que la pratique du sport est un pilier fondamental d’une bonne santé. Le fait est que nous devons maintenir un équilibre, parce que, comme dans toute chose dans la vie, il est important de ne pas se laisser emporter. La pratique régulière de tout sport est la clé du bien-être.

Donc, lorsque nous faisons de l’exercice, il est important de ne pas consacrer trop d’heures à l’entraînement, car en plus de constituer une mauvaise habitude, nous pouvons développer un syndrome de surentraînement. Dans la suite de cet article, nous allons vous expliquer en quoi consiste ce syndrome pour que vous puissiez le prévenir.

« Ma force est que je suis plus équilibré et plus calme que la plupart des cyclistes. »

-Miguel Indurain-

Qu’est-ce que le syndrome de surentraînement ?

La pratique d’un sport de façon régulière nous fournit d’innombrables avantages. Il faut faire attention toutefois à ne pas en abuser. Sur le plan psychologique, le sport nous aide à réduire la dépression et l’anxiété, favorise l’adaptation au stress, augmente l’estime de soi et améliore les relations sociales. Sur le plan physique, il nous aide à prévenir l’obésité et les troubles cardiovasculaires.

le syndrome de surentraînement

Le problème est lorsque nous consacrons un nombre considérable d’heures à la pratique, lorsque nous augmentons considérablement la charge de travail pendant la formation et lorsque nous réduisons les temps de récupération entre les séances. Cela nuit non seulement à nos performances sportives, mais aussi à notre santé.

Le corps pourrait alors saturé. Ce ‘burn out’ sera caractérisé par certains symptômes tels que la fatigue physique ou mentale, l’humeur, l’apathie ou la présence de certains troubles du sommeil. Cet état peut même devenir chronique, conduisant à un syndrome de surentraînement. L’organisme est alors tellement saturé qu’il est incapable de se remettre de l’effort fourni.

Cette diminution de la performance sportive peut faire plonger l’individu dans une spirale néfaste, car il associera la diminution de la capacité physique au manque d’exercice ou d’effort et choisira d’augmenter la charge d’entraînement, aggravant ainsi les conséquences de ce syndrome.

Quels sont les symptômes du syndrome de surentraînement ?

Le syndrome de surentraînement se manifeste à la fois par des altérations physiologiques et psychologiques et par des symptômes d’inadaptation. En général, la personne qui en souffre expérimente des symptômes comme la fatigue, l’insomnie, une perte d’appétit, une perte de poids corporel, des maux de tête, des douleurs musculaires, des infections fréquentes, des troubles digestifs et même une aménorrhée accompagnée d’ostéoporose.

Sur le plan psychologique, la dépression, l’anxiété, la baisse de l’estime de soi, l’apathie, la fatigue mentale constante, le manque d’intérêt, la baisse de concentration et l’instabilité émotionnelle peuvent apparaître. Les changements de performance se manifestent également par une réduction de la force, de l’endurance, de la vitesse et de la coordination.

Comme vous pouvez l’imaginer, la personne atteinte de ce syndrome fera plus d’erreurs techniques. Par conséquent, elle aura plus de difficultés à atteindre les objectifs qu’elle s’était fixé. Mais pas seulement cela, sur le plan physiologique, son rythme cardiaque et sa tension artérielle augmenteront, tout comme sa consommation d’oxygène.

« Si vous n’êtes pas confiant, vous trouverez toujours un moyen de ne pas gagner. »

-Carl Lewis-

Que faire en cas de syndrome de surentraînement ?

A ce stade, il ne suffit pas d’interrompre la formation, le plus important est donc de détecter le syndrome de surentraînement le plus tôt possible. Pour inverser cette tendance, il est essentiel d’ajuster plusieurs facteurs : le temps alloué, la charge d’entraînement et le temps de récupération entre les séances.

syndrome de surentraînement épuisement

D’autre part, il est également important d’augmenter le temps consacré à des exercices variés et divertissants. Le plaisir et la détente de l’athlète seront encouragés. De plus, il est essentiel d’améliorer la motivation et la confiance en soi.

« On ne peut pas mettre de limite à quoi que ce soit. Plus vous rêvez, plus vous allez loin. »

-Michael Phelps-

Enfin, il est important d’apprendre à réguler efficacement la détresse émotionnelle associée, ainsi qu’à restaurer des modes de vie sains où le repos et l’alimentation saine sont des priorités.

Images de Joshua Jordan et Marc Rafanell López.

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