Le sens de la vie s’écrit avec calme et patience

18 avril 2018 dans Développement personnel 142 Partagés
sens de la vie

Le sens de la vie ne s’expérimente pas toujours en étant amoureux ou au travers de la passion…Parfois il vient, puis s’en va. Il se trouve au travers d’un cœur calme et d’un intérieur tranquille où les trésors qui nous entourent s’apprécient beaucoup mieux, tout comme les forces endormies dont nous disposons tous et que nous n’avons pas encore réussi à développer ou apprécier.

De nombreux philosophes et même certains psychologues spécialisés surtout en logothérapie, affirment qu’il est très compliqué de découvrir nos objectifs personnels au milieu de la culture qui nous entoure. Nous recevons des stimulations provenant de tant de sources différentes à la fois qu’il nous devient compliqué de mettre des filtres à cette intoxication afin de pouvoir écouter notre propre voix, la rumeur de notre être authentique.

« La finalité de la vie est de vivre, et vivre signifie être conscient, joyeux, ivre, serein, divinement conscient. »

Henry Miller

Atam Stelzner, le scientifique de la NASA qui élabora le Curiosity (et qui mena avec succès l’atterrissage de ce véhicule sur le sol de Mars) raconta qu’à aucun moment de son enfance et de sa jeunesse, il ne pensa dédier sa vie à un projet similaire. En réalité, il souhaitait être chanteur de rock. Il avait son propre groupe, faisait des concerts et n’avait pas d’intérêt particulier pour l’université comme le reste de ces camarades.

Mais tout changea une nuit. Il rentrait à la maison un soir, marchait seul dans la rue et le ciel ne pouvait pas être plus clair. Silencieux et calme. Il regarda alors au-dessus de lui et resta hypnotisé devant la beauté des étoiles et particulièrement devant la constellation d’Orion. Il resta là pendant plus d’une heure. Il était là, habitué au son, à la musique et à l’agitation, trouvant le sens de sa vie au milieu du silence.

Quelques mois plus tard, il s’inscrivait à l’université pour être physicien. Son aventure personnelle ne faisait que commencer…

orion

Voir, penser et parler calmement : la théorie de Nietzsche pour découvrir le sens de la vie

Parfois, nous avons la sensation claire d’être comme une feuille emportée par le courant d’une rivière. Nous avons à peine le temps de nous défaire de ce qui nous entoure. Nous ne pouvons pas permettre à la brise du vent de nous emporter en quelques secondes pour avoir une meilleure perspective de ce qui nous entoure, nous fait espérer et nous fait peur. Même ce qui n’est pas pertinent.

Notre culture, notre éducation, et même la société incitent celles qui nous rendent prisonniers : nos propres habitudes. Certains d’entre nous sont devenus addicts aux récompenses immédiates, aux plaisirs fugaces… Nous voulons de tout et en même temps nous sentir vides, nous souhaitons être uniques et spéciaux, mais dans le même temps nous aspirons les traits ou les appartenances que nous voyons chez l’autre.

Il est difficile de découvrir le sens de la vie au moyen de cette dynamique irréfléchie et dans le même temps insatisfaisant. Ainsi et curieusement, il est important de rappeler ce que Friedrich Nietzsche nous annonça à ce sujet : pour trouver le but de notre existence nous devons être capables de voir, de penser et de parler avec calme. Ce sont les trois principes que le philosophe a définis comme étant ceux qui érigent la culture aristocratique.

Nietzsche

La culture aristocratique ou le besoin d’éduquer au travers du calme et de la patience

Dans le « Crépuscule des Idoles », Nietzsche expliquait que tout éducateur devait avoir un objectif dans son travail : poser les bases de la fameuse culture aristocratique. En fait, loin de mettre en lien cet idéal ou ce but avec les classes les plus élevées, ce célèbre philosophe allemand cherchait à donner la capacité aux nouvelles générations de réfléchir de manière plus raffinée et exigeante. Il voulait que chaque personne fasse de sa vie une authentique œuvre d’art.

Pour cela, il recommandait aux éducateurs de focaliser leur travail sur trois axes très concrets :

  • Apprendre à voir ce qui nous entoure de manière pausée, sans anticiper. Au moins, de ne pas le faire avant de regarder.
  • Apprendre à parler et à écrire de la même manière. Si nous habituons l’œil à apprendre à regarder avec calme, notre main et notre communication doivent procéder de la même manière, avec calme et sens.
  • Le troisième pilier de l’éducation serait d’éviter aux personnes d’agir instinctivement. Pour cela, nous devons être capables de penser de manière équilibrée et surtout avec jugement.

Ainsi, tous ceux qui intègrent ces compétences dans leur être, ceux qui parviennent à voir, regarder, et parler avec calme et patience trouveront tôt ou tard le sens de leur vie, celui qui les définira le plus, celui qui sera le plus en accord avec leur identité.

homme face aux nuages

Le sens de la vie, une recherche qui ne requière pas d’user la semelle de nos chaussures

Pour trouver le sens de la vie, il n’est pas nécessaire de voyager au Tibet. Il ne faut pas faire le tour du monde avec un sac sur le dos en faisant du stop. Nous gagnerons sans aucun doute en expérience, mais il est fort probable que nous ne trouvions pas les réponses que nous attendons. Comme le disait Hakuin, un poète japonais du 12ème siècle, lorsque quelqu’un ne sait pas où se trouve la vérité, il commet l’erreur d’aller la chercher le plus loin possible. En réalité, le secret des doutes se trouve en notre propre intérieur.

Ainsi, nous n’avons pas besoin d’user la semelle de nos chaussures pour trouver un sens à notre vie. Il s’agit uniquement de créer un espace mental dans lequel nous pouvons favoriser l’auto-réflexion. Comment y parvenir ? Les points suivants peuvent nous aider.

  • Baisser le rythme
  • Faire une liste de ce qui est prioritaire dans notre vie et de ce qui ne l’est pas, de ce qui nous permet de nous sentir bien et de ce qui altère notre calme. Mettre en place des espaces vitaux.
  • Consacrer du temps, chercher des espaces au cours de la journée dans lesquels nous ressentons du calme et du silence.
  • Récupérer notre capacité de motivation. Etre cette personne qui peut se permettre de regarder les étoiles la nuit, d’apprécier les changements inhabituels au milieu des villes, la magie cachée dans notre quotidien.
  • Prendre conscience de ces choses qui nous procurent du bonheur, qui nous font nous sentir bien et suscitent notre curiosité, car c’est là que se cache ce qui nous donne du sens, ce qui nous définit…

coeur dans un buisson

Pour conclure, il est important de signaler le fait que nos objectifs vitaux changent plusieurs fois au cours de notre existence. C’est quelque chose de normal et souhaitable, car cela répond à notre propre mouvement, à cette croissance humaine qui fait qu’en découvrant des choses, nous alimentons de nouvelles aspirations et de nouveaux objectifs.

En fin de compte, la vie est un mouvement, et si nous savons écouter notre intérieur avec le calme qu’il mérite, nous atteindrons toujours les réponses dont nous avons besoin.

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