Le deuil, c’est douloureux

19 avril 2015 dans Psychologie 8 Partagés

Qui n’a jamais vécu la traumatisante expérience qu’est la perte d’un être cher ? Cette perte peut être plus ou moins radicale, car ce peut-être une séparation avec un ami, un enfant qui doit quitter la maison, un divorce ou encore la mort.

Même si toutes ces expériences sont douloureuses et qu’elles nous touchent, puisque bien souvent elles arrivent quand on ne s’y attend pas, elles représentent de vrais défis qui peuvent nous permettre, si on les relève, de nous épanouir.

Quand le monde s’écroule autour de nous

On s’attache forcément aux autres, et ce pour plusieurs raisons, la plus importante d’entre elles étant l’affection. Les gens que l’on aime, en étant à nos côtés, subviennent à bon nombre de nos besoins, et rendent ainsi notre vie plus facile et plus gaie.

Lorsque l’on perd un être cher, on se retrouve donc soudainement sans points de repères ; l’équilibre de notre vie s’écroule, et on passe alors par une période certes difficile et douloureuse, mais pourtant nécessaire appelée deuil.

Il faut donc laisser de l’espace au deuil, ne pas le réprimer, car que cela nous plaise ou non, la vulnérabilité fait partie de la nature humaine.

Le deuil donne lieu à une multitude de symptômes physiques, psychologiques, mentaux et sociaux tels que l’insomnie, le manque d’énergie, le rhume ou autres maladies opportunistes participant à la chute du système immunitaire, l’irritabilité, le manque d’appétit, la perte ou la prise de poids, l’apathie, les problèmes de mémoire ou de concentration, l’anxiété, l’abus de substances comme l’alcool, le tabac ou les drogues, la tristesse, la colère, le désespoir, la culpabilité, l’isolement social, le manque d’efficacité au travail, la dépression ou encore le suicide, entre autres.

La liste est longue et le pire, c’est qu’elle n’est pas exhaustive, et pourrait être bien plus longue encore. Mais il est nécessaire de montrer la gravité de la chose pour comprendre qu’il faut faire preuve de plus de patience et de compassion envers soi-même dans ces moments difficiles.

De patience, car s’il y a bien une chose à retenir, c’est que le deuil est un processus normal et nécessaire qui nous permet de réfléchir sur ce qu’il s’est passé et de l’accepter pour pouvoir aller de l’avant.

De compassion, car la perte d’un être cher, c’est quelque chose de particulier, et qu’il est donc normal que cela nous affecte profondément et que l’on ait besoin de temps pour accepter.

Cependant, tout comme chaque personne est unique, chaque deuil est différent. Mais d’une manière générale, le deuil suivant la perte d’un être très cher met un ou deux ans à se faire.

Surmonter l’illusion

Même si tout le monde sait que le deuil est un processus normal, d’un autre côté, il ne faut tout de même pas qu’il nous empêche d’avancer. Il est donc nécessaire d’y mettre du sien et d’adopter une attitude proactive afin de pouvoir « sortir du trou ».

Il existe des stratégies permettant de « voir la lumière au bout du tunnel », telles que celles consistant à demander de l’aider et du soutien auprès de sa famille et de ses amis, à consulter un psychologue, à assister à des groupes de soutien, à appliquer des techniques de relaxation, de méditation, de respiration et de prière (si la personne en deuil est croyante), ou encore à faire du sport.

Mais, au-delà de tout cela, il y a une chose essentielle dont il faut tenir compte si l’on veut faire son deuil, c’est être conscient de ce que l’on pense de la perte d’un être cher.

Une croyance très répandue, qui ne fait que rendre le chemin du deuil plus long, consiste à avoir une sensation de vide, à penser que cette personne est partie avec une partie de soi, qu’on a besoin d’elle pour aller bien et survivre. On s’attache donc à cette personne en particulier, ce qui rend son absence bien plus dévastatrice.

Mais cette croyance n’est qu’une illusion, car dans la vie, tout est temporaire et passager. Le vrai bonheur ne se trouve nulle part ailleurs qu’en nous-même.

De ce fait, la perte d’un être cher peut finalement nous aider, car lorsque l’on fait face au deuil, on revalorise aussi cet inestimable trésor que nous renfermons en nous. En d’autres termes, on apprend (bien qu’à nos dépends), que l’on peut très bien se valoriser soi-même et que malgré tout, on réussira à avancer…

Cette belle et essentielle vérité, si on réussit à la comprendre et à l’intégrer dans toute sa profondeur, nous permettra de surmonter n’importe quel type de perte.

Cette idée, Anthony De Mello l’a très bien exprimée : « Les choses que vous cherchez tout comme celles que vous fuyiez sont en vous ».

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