La fierté, ce grand générateur de conflits

27 décembre 2016 dans Psychologie 358 Partagés

Comme dans tous les concepts, ou comme tout dans la vie, il n’y a jamais de catégories définitives ou de définitions absolues.

C’est ce qui arrive avec la fierté, qui peut être utilisée aussi bien à bon escient qu’à mauvais escient.

En psychologie, on a défini deux types de fierté, la positive et la négative. La fierté positive s’appelle l’auto-estime et confiance en soi, et la fierté négative, la suffisance ou l’orgueil. 

La première est nécessaire pour se sentir en sécurité et avoir une vie équilibrée, se mettre en valeur à sa juste mesure, se situer dans la vie et en être fier. C’est une qualité absolument saine.

La seconde fierté, celle qui nous éloigne du monde, est la plus grand génératrice de conflits que nous pouvons avoir dans notre vie.

Le côté négatif de la fierté est défini comme l’excès d’estime envers soi-même et envers ses propres mérites, et la personne se croit alors supérieure aux autres.

Ce type de fierté rend incapable de reconnaître et d’admettre ses propres erreurs et met en avant le manque d’humilité manifeste.

L’humilité, qualité contraire à l’orgueil, est ce qui nous permet d’adopter une attitude ouverte, flexible et réceptive pour pouvoir apprendre ce que nous ne savions pas encore.

Les personnes fières communiquent beaucoup leurs plaintes mentales à cause de leur ego surdimensionné. Elles se plaignent des gens, des situations, du temps, du pays etc. Et c’est ce qui les fait sauter d’un conflit à l’autre.

Quand la fierté se transforme en suffisance

Le mot suffisance provient du latin superbĭa et c’est un sentiment de valorisation de soi-même au-dessus des autres, d’une sur-valorisation du moi par rapport aux autres.

Il s’agit d’un sentiment de supériorité qui revient à se vanter des qualités ou de ses propres idées et à mépriser celles des autres. La suffisance est une attitude orgueilleuse qui se définit par l’audace de la personne à se gonfler d’orgueil.

La suffisance, qui nous fait nous sentir supérieur à chaque fois que l’on se compare à quelqu’un, met en avant un complexe d’infériorité.

D’où l’arrogance avec laquelle nous essayons toujours de démontrer que nous avons raison. Nous utilisons aussi la vanité, en faisant ostentation de nos mérites, de nos qualités et de nos réussites.

Ces personnes peuvent être très intolérantes idéologiquement, s’accrochant à une posture unique et ne tolérant aucun apport de la part des autres.

Leur capacité de reconnaissance est très faible, et elles montrent une grande résistance lorsqu’il s’agit de demander pardon, ainsi qu’au changement personnel : elles n’y pensent pas, car elles pensent qu’elles font tout bien.

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Elles présentent une rigidité émotionnelle, une distance émotive. Elles oublient très difficilement une offense. Ces caractéristiques bloquent les relations inter-personnelles.

L’honnêteté pour détruire l’orgueil

L’honnêteté peut être très douloureuse au début, mais très libératrice à moyen terme. Elle nous permet d’affronter la vérité concernant qui nous sommes et comment nous communiquons avec notre monde intérieur. C’est ici que débute le chemin vers le bien-être émotionnel.

Tout d’abord, elle diminue la peur de nous connaître et d’affronter notre côté obscur. Elle nous empêche de continuer à porter un masque pour plaire aux autres et être accepté par notre entourage social et professionnel.

Cette qualité nous empêche aussi de mettre la poussière de nos conflits émotionnels sous le tapis. amis-rire

L’honnêteté nous donne de la force pour nous poser des questions, pour identifier la fausseté et les mensonges qui nous menacent, comme des tentations dans notre intérieur.

Dans la mesure où l’honnêteté est intégrée à notre être, nos orgueil disparaît petit à petit car il ne doit pas présenter sans cesse ses papiers, dans le but de donner l’image de quelqu’un que nous ne sommes pas.

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