Joue-la comme Beckham, la lutte pour l’intégration

· 28 mars 2018

Nous vivons dans un monde de plus en plus dispersé, où les différences culturelles sont floues, et nous devons par conséquent faire un effort afin de concilier les petites différences pouvant surgir, afin de rechercher un équilibre et un apprentissage mutuel entre les culturesJoue-la comme Beckham est un exemple de cette intégration des cultures et de la manière dont nos sociétés changent au fil du temps.

Joue-la comme Beckham est un film britannique sorti en salles en 2002 et réalisé par Gurinder Chadha, directrice britannique d’origine indienne. Tout au long de sa carrière, Gurinder Chadha a tenté de capturer dans ses films et ses documentaires la diversité culturelle existant en Europe. La plupart, inspirés de sa propre expérience, tentent de concilier ce que signifie être à la fois britannique et indien, comme cela se produit dans Joue-la comme Beckham.

Il semblait jusqu’à récemment que le cinéma, surtout la direction, était exclusivement destiné aux hommes blancs ; aujourd’hui encore, peu de femmes appartiennent à ce monde. Gurinder Chadha est une femme et, en outre, indienne et britannique. Joue-la comme Beckham n’est pas seulement une histoire de contrastes et de conciliation entre les cultures, il s’agit également d’une histoire de femmes dans un monde où leur présence est relégué au second plan : le football. 

Joue-la comme Beckham n’est pas une histoire compliquée, elle est simple, divertissante et agréable. Elle possède les ingrédients typiques de la comédie romantique, elle se moque des stéréotypes et, en même temps, dresse un portrait des nouvelles générations dont la culture n’est pas une, mais une fusion de plusieurs.

Joue-la comme Beckham

Ces différences culturelles donneront lieu à des situations quelque peu comiques, surtout de la part de la mère de Jules, qui croit être une femme ouverte et moderne, mais qui recoure systématiquement à des stéréotypes lorsqu’elle essaye d’engager une conversation avec Jess. Tant Jess que Jules devront affronter leur environnement et leurs familles pour atteindre leur rêve et être en mesure de devenir des footballeuses professionnelles. Le football unira finalement ces deux jeunes filles et permettra de réconcilier les deux cultures.

« Porter des survêtements et jouer au football ne signifie pas qu’elle soit lesbienne. »

-Jules-

Le football comme point commum

Le sport devrait servir à faire disparaître les différences et à unir les personnes, même si, malheureusement, il n’en est pas toujours ainsi. Dans Joue-la comme Beckham, nous verrons que le sport constitue le lien unissant Jules et Jess, mais nous observerons également un visage moins agréable de ce dernier.

Le football est un sport capable de paralyser tout un pays, de mobiliser d’innombrables personnes… Bien que cela ne se produise que lorsque nous parlons de football masculin. Le football féminin, malheureusement, reste très peu connu de la grande majorité de la population, il apparaît à peine dans les médias, si une coupe du monde est organisée nous n’en sommes même pas informé, la différence salariale est totalement exorbitante … Bref, nous en savons davantage sur les équipes masculines de deuxième division que des équipes féminines jouant en première division.

Il s’agit de quelque chose auquel devront faire face les protagonistes du film qui, outre le fait de devoir affronter leurs familles, doivent s’efforcer d’être respectées dans un sport essentiellement masculin où elles ne sont guère prises au sérieux. De nombreuses scènes nous invitent à penser à la chosification des femmes et au rôle que nous leur assignons dans le sport, car il semble que les femmes ne peuvent uniquement se distinguer qu’en natation synchronisée ou en gymnastique rythmique.

Jess : Les filles indiennes ne devraient pas jouer au football.
Joueur : C’est très démodé, n’est-ce pas ?
Jules : Oui, mais ça ne vaut pas seulement pour les indiens, combien de personnes nous supportent, à nous ?

Joue-la comme Beckham