J’ai construit ma vie sur un château de cartes

7 mars 2017 dans Psychologie 0 Partagés

J’ai construit ma vie sur un château de cartes, même si j’ai mis beaucoup de temps à m’en rendre compte. Je croyais que j’avais de bonnes cartes dans mon jeu mais, soudainement, j’ai perdu la partie. Ces cartes étaient des petites réussites que je pensais avoir obtenues peu à peu et que j’ai perdues en un clin d’œil à cause d’un maudit courant d’air.

J’avais la carte du travail, la carte de l’indépendance, la carte de la liberté et la carte de la confiance. Mais un monstre qui s’appelle Crise est arrivé et a commencé à jouer avec les cartes. Ce château a fini par être victime des coups de vent de cet ouragan qui a détruit chaque étage et tout réduit en miettes comme s’il s’agissait d’un vulgaire tas de paille.

Je me suis alors rendu compte que je n’avais pas cherché à avoir ces cartes mais qu’on me les avait données, comme cela.

Face à ces circonstances auxquelles vous ne vous attendiez pas, comme si votre vie les avait perdues en jouant au poker dans un casino, le futur sur lequel vous aviez misé avait volé en éclats. Plus rien n’était sûr, le monde s’était transformé en hasard et vos peurs sont apparues.


La vie est un jeu de hasard, vous ne savez pas si, aujourd’hui, vous allez gagner ou perdre.


Nous jouons au jeu de la vie avec des cartes déjà distribuées

Très souvent, nous ne nous rendons pas compte que nous jouons au jeu de la vie avec les cartes déjà données et que c’est à nous de gagner la partie. Le hasard nous place dans des situations que nous ne recherchons pas, qui nous font mal, car c’est quelque chose que nous ne pouvons pas contrôler.


Le hasard peut être votre meilleur ami ou votre pire ennemi. Il vous donne les cartes mais vous décidez du coup que vous allez faire.


Que pouvons-nous faire quand les cartes que nous avons reçues dans la vie ne favorisent pas nos possibilités ? Comment pouvons-nous gagner la partie face au hasard ? Principalement sans perdre de vue le jeu de la vie. Nous pouvons abandonner et nous laisser emporter par la tristesse vers laquelle l’inertie du hasard nous pousse, ou nous pouvons lutter.

Pour pouvoir lutter, il faut souvent compter sur différentes stratégies qui peuvent jouer en notre faveur. Ainsi, quand les cartes sont mal distribuées, les stratégies d’affrontement peuvent nous aider. Les stratégies d’affrontement sont, selon Lazarus et Folkman, un ensemble de stratégies cognitives et comportementales dont la personne se sert pour gérer des demandes internes ou externes qui seraient perçues comme excessives pour les ressources de l’individu.

La partie se gagne avec des stratégies d’affrontement


Dans la vie, nous allons faire face à de nombreuses situations difficiles, au cours desquelles nous allons irrémédiablement souffrir, mais nous devons apprendre à les accepter et à vivre avec elles, comme une partie supplémentaire du jeu de la vie. Gardez le contrôle sur la douleur et la peur.


Les stratégies d’affrontement ne nous aident pas seulement à lutter contre le stress, elles nous aident aussi à faire face aux émotions dans les problèmes du quotidien. Mais, très souvent, nous n’utilisons pas les stratégies adéquates et c’est pour cette raison que nous ne pouvons pas affronter les problèmes. Les stratégies d’affrontement selon Lazarus et Folkman se séparent en deux types :

  • Des stratégies centrées sur le problème : on les utilise quand le problème peut être abordé, que ce soit en changeant l’environnement dans lequel il a surgi ou en nous changeant nous-mêmes. Les deux principales stratégies de ce type sont :
  • La confrontation : elle consiste à affronter directement le problème/
  • La planification dans la solution de problèmes : ici, on utilise normalement la technique de solution de problèmes pour trouver la meilleure façon de les aborder.
  • Des stratégies centrées sur l’émotion : on les utilise quand on ne peut pas intervenir dans le problème, parce que c’est quelque chose qu’on ne peut pas changer. On cherche à changer le sens émotionnel du stress, c’est-à-dire la manière de traiter ou d’interpréter ce qui se passe. Ces stratégies sont :
  • Distanciation : utiliser la négation ou oublier l’existence du problème
  • Auto-contrôle : ne pas se précipiter sur l’affrontement du problème, les garder pour soi-même.
  • Acceptation de la responsabilité à propos du problème.
  • Evasion-évitement : attendre que tout se solutionne par soi-même, voire utiliser les drogues comme mode d’affrontement.
  • Réévaluation positive : demander de l’aide ou des conseils pour qu’on vous aide en ayant un autre point de vue sur le problème.

Il existe un type d’affrontement spécial qui est la recherche de soutien social et que l’on considère comme faisant partie des deux types, parce qu’il peut être aussi bien émotionnel que centré sur le problème. C’est ainsi parce qu’il dépend de l’usage que nous lui donnons ou que nous recherchons avec cet appui.

Attention ! Toutes les stratégies d’affrontement ne sont pas adéquates

Toutes les stratégies énoncées ici ne sont pas toujours positives ou adéquates dans la résolution des problèmes. Ce sont celles que les auteurs considèrent comme étant les plus utilisées, mais les stratégies de distanciation et de confrontation font souvent beaucoup de mal au lieu d’aider.

En revanche, les stratégies de planification, de résolution de problèmes et de réévaluation positive sont celles que l’on considère les plus utiles au moment d’affronter nos problèmes, car elles donnent souvent des résultats très positifs.

Ainsi, quand les cartes du jeu de votre vie s’écroulent comme s’il s’agissait d’un château mal construit, servez-vous des meilleures stratégies d’affrontement pour réussir à trouver des solutions aux problèmes. Si vous ne savez pas les utiliser, demandez de l’aide psychologique pour les apprendre et pour que le hasard et la tristesse ne gagnent pas la partie. Vous décidez de la façon dont vous jouez la partie de votre vie : le hasard vous distribue seulement les cartes et vous choisissez à chaque moment de celle que vous allez jouer.

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