Ces gens qui vivent dans l’indécision permanente

· 5 avril 2017

« Je fais ce que je fais car c’est ce que je dois faire ». Peut-être que vous avez déjà entendu cette phrase à plusieurs reprises et il est évident qu’elle énonce l’une des raisons d’agir les plus puissantes de l’être humain : le devoir. Une raison puissante qui nous permet de nous mettre en marche face à l’indécision permanente, qui peut pousser des graines du manque de motivation et de désintérêt.

La leader pacifiste Indira Gandhi a dit un jour que « l’on ne peut pas être prisonnier de l’indécision car en elle, toutes les portes sont ouvertes ». Une phrase qui oublie un postulat qui a ensuite été démontré en psychologie : l’augmentation du nombre d’options augmente l’indécision. Une indécision qui, de plus, peut nous mener dans des contrées désagréables. L’inaction, à long terme, n’est pas bonne conseillère, et nous allons vous montrer pourquoi.

Votre réalité est pleine de décisions

Peut-être qu’un jour vous avez réussi à terminer vos études. À un moment de votre vie, vous avez eu des enfants, vous vous êtes marié-e ou vous avez décidé de ne pas partager votre monde avec votre conjoint. À un moment donné, vous avez dû choisir entre un travail ou un-e ami-e… Toutes ces décisions qui, d’une certaine manière, s’inscrivent aujourd’hui dans votre réalité, configurent votre monde actuel. Si vous n’y croyez pas, imaginez comment serait votre monde si vous n’aviez pas pris toutes ces décisions. Pensez à comment serait votre vie si toutes ces actions transcendantales avaient été décidées par d’autres personnes que vous.

Nous aimerions à présent vous soumettre une autre idée ; que se passe-t-il après une prise de décision ? Imaginez si votre esprit se transformait en un bain bouillonnant où les bulles sont toutes les décisions que vous auriez pu prendre ? Prenez un exemple : un-e jeune qui a décidé d’étudier la psychologie, comment se sentirait-il s’il se concentrait en permanence son attention sur des pensées critiques : ma carrière n’est pas pratique, il y a trop de chômage et pas assez de rémunération.

Que se passe-t-il si nous vivons dans l’indécision permanente ?

Pour répondre aux questions posées ici, il est intéressant de se pencher sur les théories de Anthony Robbins. L’orateur et le coach célèbre l’exprime avec simplicité, en affirmant que « le manque de clarté, plus qu’autre chose, est la principale cause d’échec des gens ». Quand Robbins parle d’échec, il ne se réfère pas à un emploi ou à une entreprise qui ne fonctionnent pas bien. Quand ce coach parle d’échec, il dit que si nous ne prenons pas de décisions facilement, nous échouerons en tout, que ce soit dans une relation d’amitié, une vie de couple, un projet, un rêve…

Ainsi, Robbins pose une question : qu’est-ce qui nous rend incapables de prendre des décisions ? À cette question, il apporte des réponses intéressantes. Nous vous les proposons :

La peur d’être critiqué-e

L’une des réponses que le coach trouvé au fait de vivre dans l’indécision permanente se trouve dans la peur de la critique. En tant qu’être sociaux, nous pensons souvent de faire ceci ou cela ne plaira pas à d’autres personnes.

« Si on est influencé par les opinions des autres, on finit par n’avoir aucun désir propre »

-Napoléon Hill-

Il faut savoir que, dans le monde, 7 milliards de personnes vivent et chacune a son opinion unique et personnelle. Alors c’est évident que ce que vous faites ne va pas plaire à beaucoup de gens ! Mais il y en aura qui seront attirés par ce que vous êtes. Alors, ce que pensent les autres ne devra jamais être une raison de pratiquer l’inaction. De fait, le millionnaire mexicain Carlos Slim l’exprime avec une phrase lapidaire : « quand tu vis pour l’opinion des autres, tu es mort ».

La peur d’échouer

Une autre raison importante, selon Robbins, pour laquelle nous nous installons dans l’inaction permanente, est la peur d’échouer. Ainsi, l’anticipation d’un échec est ce qui empêche les gens de passer à l’action.

Mais en réalité, qu’est-ce que l’échec ? Est-ce le contraire du succès ? Non, ça ne l’est pas. Nous devons apprendre à cohabiter avec lui, car tout au long de notre vie, nous nous tromperons et nous échouerons souvent. Cependant, nous apprendrons aussi d’importantes leçons qui nous aideront à essayer à nouveau, avec plus d’envies et de connaissances.

Pour Robbins, échouer vraiment signifie ne pas essayer. On échoue quand on n’apprend pas ou qu’on ne se lève pas. Selon lui, la véritable erreur serait de ne pas persévérer, de ne pas apprendre, de ne pas prendre soin de chaque détail, de ne pas prendre en compte l’échec humain quand on planifie des choses, de ne pas mettre toutes les chances de notre côté etc.

« Si tu n’agis pas sur la vie, la vie agira sur toi. »

-Robin Sharma-

C’est pour cela que Robbins conclut que l’indécision permanente est une erreur grave. L’immobilisme nous mène à la médiocrité, à la peur et à l’infidélité. Parfois, nous triompherons, d’autres fois, non. Mais qu’une relation ou une entreprise fonctionnent mal ne signifie pas que ce sera toujours ainsi : le passé influe sur le futur mais ne le détermine pas. Alors, cessez de vous trouver des excuses, prenez des décisions et mettez toutes les chances de votre côté pour profiter du chemin, quel que soit votre destin.