Ennuyez-vous, votre cerveau vous remerciera !


Rédigé et vérifié par le psychologue Sergio De Dios González
L’idée que l’ennui doit être combattu uniquement avec des stimuli externes est une grave erreur. Faire face à l’ennui seul et en silence est également possible. Il s’agit en réalité d’un art que nous devons apprendre à maîtriser et qui augmente par ailleurs notre capacité créative.
Selon Guillermo Funes, professeur honoraire de psychologie à l’Université Carlos III, “un niveau adéquat d’ennui favorise la créativité, brise la routine et peut créer quelque chose de différent”. Malgré l’association que nous avons créée entre l’ennui et la peur, entre le silence et l’anxiété, il existe néanmoins un effet positif : lorsque nous nous ennuyons, il nous arrive des choses. L’ennui aiguise en quelque sorte l’imagination et l’ingéniosité. D’où le titre de cet article “Ennuyez-vous, votre cerveau vous remerciera !”.
Une étude de l’Université Centrale Lancashire soutient que les activités ennuyeuses les plus passives, telles que la participation à des réunions, peuvent mener à une plus grande créativité, alors que d’autres activités telles que l’écriture en réduisent les effets. Bien que l’ennui au travail soit classé comme un état qui devrait être éliminé, si nous considérons ces résultats il ne serait peut-être pas mauvais de lui consacrer du temps à certains moments et dans certaines régions.
“S’ennuyer, est la maladie des personnes chanceuses. Les malheureux ne s’ennuient pas, ils ont trop à faire.”
L’idée que l’ennui doit être combattu uniquement avec des stimuli externes est une grave erreur. Faire face à l’ennui seul et en silence est également possible. Il s’agit en réalité d’un art que nous devons apprendre à maîtriser et qui augmente par ailleurs notre capacité créative.
Selon Guillermo Funes, professeur honoraire de psychologie à l’Université Carlos III, “un niveau adéquat d’ennui favorise la créativité, brise la routine et peut créer quelque chose de différent”. Malgré l’association que nous avons créée entre l’ennui et la peur, entre le silence et l’anxiété, il existe néanmoins un effet positif : lorsque nous nous ennuyons, il nous arrive des choses. L’ennui aiguise en quelque sorte l’imagination et l’ingéniosité. D’où le titre de cet article “Ennuyez-vous, votre cerveau vous remerciera !”.
Une étude de l’Université Centrale Lancashire soutient que les activités ennuyeuses les plus passives, telles que la participation à des réunions, peuvent mener à une plus grande créativité, alors que d’autres activités telles que l’écriture en réduisent les effets. Bien que l’ennui au travail soit classé comme un état qui devrait être éliminé, si nous considérons ces résultats il ne serait peut-être pas mauvais de lui consacrer du temps à certains moments et dans certaines régions.
“S’ennuyer, est la maladie des personnes chanceuses. Les malheureux ne s’ennuient pas, ils ont trop à faire.”
Si s’ennuyer est bénéfique, pourquoi nous sentons-nous habituellement mal lorsque nous nous ennuyons ?
Pourquoi cherchons-nous immédiatement quelque chose à faire lorsque nous commençons à nous ennuyer ? Que cache l’intolérance à cet état ? Au-delà de l’étiquette négative attribuée par la société, l’ennui peut être interprété comme une indication d’une vie vide ou comme un état qui nous rappelle que nous ne faisons rien d’utile. C’est, du moins, ce que nous pensons.

Dans une société hyper-connectée et hyper-stimulée, s’ennuyer constitue désormais un bien rare et un mal commun en même temps. Nous nous ennuyons et nous tournons immédiatement vers des ressources externes telles que la télévision et la technologie pour sortir de cet état. Nous ne savons pas comment profiter du temps libre, du moment présent et de la connexion avec notre intérieur. Notre priorité est de nous occuper.
Cela ne signifie pas que nous devons nous immerger dans un état d’inactivité dominé par l’ennui quotidien. Cela signifie que, d’une manière ou d’une autre, s’ennuyer nous aide à nous écouter et à découvrir ce que nous essayons de cacher avec activité.
D’autre part, l’excès de stimuli de la société actuelle peut nous faire ressentir un ennui fictif. Le taux d’ennui est peut être plus élevé aujourd’hui parce que nous ne savons pas comment apprécier des choses simples. Nous nous ennuyons la plupart du temps non pas parce que nous n’avons rien à faire, mais parce que les stimuli dont nous disposons ne nous satisfont pas.
Pour lutter contre le mal-être résultant de l’ennui, nous devons être conscient de la raison pour laquelle nous nous ennuyons pour en tirer profit. Ennuyons-nous, et voyons ce qui se passe.
“Une génération qui ne supporte pas l’ennui sera une génération de faible valeur.”
S’ennuyer au bon moment est un signe d’intelligence
Est-ce bon de s’ennuyer ? Comme pour presque tout, l’excès est mauvais. Comme nous avons pu le voir, une dose d’ennui stimule la créativité car nous cherchons des moyens de nous divertir lorsque nous nous trouvons dans cet état. Néanmoins, avec les réseaux sociaux et les appareils électroniques à portée de main, nous ne développerons pas cette créativité. Si nous ne recourrons pas à ces derniers, l’imagination et l’ingéniosité entreront en scène et nous créerons un monde de possibilités.

Par ailleurs, un ennui excessif pourrait nous conduire à consommer plus d’alcool et de tabac, ou à développer des idées plus extrêmes. Selon Heather Lench, professeure à l’Université A & M du Texas, le fait que l’ennui soit une expérience quotidienne suggère qu’il devrait être utile. Après tout, des sentiments comme la peur peuvent nous aider à éviter le danger. La tristesse nous évitera de commettre des erreurs dans le futur. En quoi s’ennuyer est-il bénéfique ?
Heather Lench soupçonne que l’ennui se cache derrière l’une de nos caractéristiques les plus importantes : la curiosité. L’ennui nous empêche de réaliser systématiquement les mêmes choses. Il nous pousse à fixer de nouveaux objectifs et à explorer de nouveaux territoires ou de nouvelles idées.
Ennuyons-nous, notre cerveau nous remerciera.
“L’ennui est une mauvaise herbe, mais également une épice qui fait digérer beaucoup de choses.”-Goethe-
Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.

Rédigé et vérifié par le psychologue Sergio De Dios González